Arthur Morin, né le à Paris et mort le à Paris , est un ingénieur militaire français. Il est l'auteur de nombreux travaux de mécanique expérimentale et l'inventeur d'un appareil d'étude de la chute des corps.
Biographie Issu d’une famille aisée de négociants nantais, Arthur Morin est le fils aîné de Nicolas Morin (1766-1855), employé à l’agence du commerce extérieur de Nantes et de la peintresse Eulalie MorinArchives de Paris, état-civil reconstitué, naissances, V3E/N1662, vue 15/44 et filiation sur une fiche similaire, sur Filae.. Arthur Morin a été élève du collège Sainte-Barbe. Admis à l’École polytechnique en 1813, il a pris part à la défense de Paris en 1814, ce qui l’a fait mettre au nombre du contingent d’élèves compris dans le renvoi collectif d’ promulgué par la Restauration.
Livré à lui-même, il a été employé à la papeterie d’Essonnes, quand le gouvernement de la Restauration, mieux inspiré, s’avisa en de rappeler plusieurs des polytechniciens licenciés, après leur avoir fait toutefois prêter de nouveau serment au régime. Morin était du nombre de ces graciés et a été classé le second de sa promotion dans le service de l’Artillerie de terre. Il a fait la campagne d’Espagne en 1823, et a pris part au siège de la Seu d'Urgell, à l’occasion duquel il a été cité à l’ordre de l’armée de Catalogne..
Devenu capitaine, à la fin de la même année, il a été envoyé à l’École d’application de Metz en qualité d’élève-sous-lieutenantD’après .. Il a fait partie et a été rapporteur de la Commission des principes du tir, instituée sur la proposition du général Valée, alors Directeur des poudres, pour étudier les questions fondamentales relatives aux qualités et aux effets de poudres de diverses fabrications, la détermination des vitesses initiales, au meilleur mode de tir en brèche, à la résistance des milieux, au mouvement des projectiles, etc.
En 1828, il épouse à Paris sa cousine Adélaïde Victoire MorinArchives Paris, état civil reconstitué, mariages, V3E/M743, vue 35/51. L’épouse est née le 21 novembre 1801 à Philadelphie, Pennsylvanie., dont le père, colon réfugié de Saint-Domingue, a suivi Denis Nicolas Cottineau dans son périple américain. De 1831 à 1841, il a rédigé de nombreux rapports en commun avec Piobert et Didion, et exécuté, seul, des expériences sur le frottement, sur le tirage des voitures, sur les moteurs hydrauliques, etc. qui devaient lui ouvrir, les portes de l’Académie des sciences. En 1833, sur une suggestion de Poncelet, il fabriqua un appareil enregistreur à rouleau pour l’étude de la chute des corps, appelé « machine de Morin ». On lui doit aussi le dynamomètre Morin, qui est une amélioration du dynamomètre Poncelet.
Spécialiste du génie mécanique, il a travaillé sur le rendement des machines. Il a procédé à des mesures extensives sur le frottementCf. . et l’efficacité des moteurs hydrauliques, en particulier les roues à aubes et les turbines. Il a notamment présenté les résultats des essais comparatifs qu’il avait effectués en 1845 sur une turbine Fourneyron et la turbine Fontaine réglable à la poudrerie du Bouchet.. Il n’est pas rare de retrouver les valeurs données par les expériences du « commandant Morin » dans les mémentos d’ingénierie jusqu’en plein .
Attaché à la Direction des poudres, en 1839, et chargé de la préparation et de l’examen de la plupart des projets d’usines et de machines des poudreries, il a contribué, pour une large part, aux grandes améliorations qu’a reçu ce service sous l’impulsion du général Neigre. En 1843, il a été élu membre de l’Académie des sciences au siège de Gaspard-Gustave Coriolis.
Nommé lieutenant-colonel en 1846 et chargé en cette qualité de la présidence de la Commission des bâtiments, il dirigea la rédaction des projets du grand établissement d’artillerie qui devait compléter les fortifications de Paris et a été chargé de plusieurs missions importantes tant en France qu’à l’étranger.
Promu colonel en 1849, il est devenu général de brigade en , commandeur de la Légion d’honneur en 1854, au camp de Boulogne, où il commandait l’artillerie, général de division en 1855 et grand officier de la Légion d’honneur en 1858.
Il a été commissaire général de l’Exposition universelle de 1855 et, de 1852 à 1864, il a été membre du Conseil supérieur de l'instruction publique. Nommé, en 1839, professeur de mécanique appliquée aux arts au Conservatoire impérial des arts et métiers, il est devenu, en 1849, directeur de cet important établissement.
Membre de l’Institut, il était, en outre, membre de la Société centrale d’agriculture de France, président honoraire de la Société des ingénieurs civils, membre honoraire de l’Académie des sciences de Metz, membre de la Société industrielle de Mulhouse, de l’Académie royale des sciences de Berlin, de l’Académie royale des sciences de Turin, de l’Académie royale des sciences de Madrid, de l’Académie des géorgophiles de Florence, de l’Académie royale des arts et manufactures de Toscane, de l’Académie pontificale di Nuovi-Lincei à Rome, de la Société littéraire et philosophique de Manchester, de la Société des ingénieurs civils d’Angleterre, de la Société des ingénieurs de Glascow, de la Société industrielle de Vienne, de la Société des arts de Genève.
Mort au Conservatoire des arts et métiers, où il était domiciliéArchives de Paris, 3e arr., vue 33/246, acte de décès n°256, sur Filae., il a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise division..
Hommages Un square dans le de Paris lui est dédié, à l'angle des rues Vaucanson et Réaumur, le square du Général-Morin. Son nom figure dans la liste des soixante-douze noms de savants inscrits sur la tour Eiffel. Grand officier de la Légion d'honneur Arthur Morin sa fiche sur LEONORE.
Principales publications vignette|Machine de Morin. . . . . . . .
. Conservatoire des arts et métiers. Catalogue des collections, publié par ordre de M. le ministre de l'Agriculture et du commerce, 1851. .
Salubrité des habitations. Manuel pratique du chauffage et de la ventilation, 1868. .
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Arthur MORIN (1795-1880) Société des Amis de la Bibliothèque de l'École Polytechnique .
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