Friedrich Dollmann, né le à Wurtzbourg (Royaume de Bavière) et mort le au Mans (France), est un militaire allemand qui a servi dans la Deutsches Heer, la Reichswehr, puis la Wehrmacht.
Biographie
Jeunesse
Il est le fils de Friedrich Dollmann, un magistrat militaire bavarois, et de Maria Kirschbaum. Il est né à Wurtzbourg.
Friedrich Dollmann entre dans l'armée allemande en 1899 comme engagé volontaire (Cadet).
Il suit les cours de l'École de guerre de Munich (1901), puis ceux de l'École d'artillerie (1904).
Il est adjoint de section (Abteilungadjutant) en 1904.
Années 1910 et 1920
Il est nommé capitaine (Hauptmann) en 1912.
Au début de la Première Guerre mondiale, le capitaine Dollmann est adjoint du général commandant la d'artillerie bavaroise.
Il est envoyé sur le front français, où il est affecté successivement au , puis en 1917 membre de l'état-major de la d'infanterie bavaroise.
Après la guerre, Dollmann intègre la Reichswehr.
Il est nommé lieutenant-colonel en 1927.
Années 1930
En 1936, il est nommé General der Artillerie.
Seconde Guerre mondiale
thumb|Friedrich Dollmann (printemps 1940)|332x332px
Lorsque la Seconde Guerre mondiale. éclate, il commande en tant que général de corps d'armée la armée allemande qui participe à la bataille de France en 1940. Son armée appartient au groupe d'armées C, commandé par le général Wilhelm von Leeb (Heeresgruppe C). Il franchit le Rhin et lance ses troupes à l'assaut de la ligne Maginot.
Après avoir reçu le grade de Generaloberst le lors d'une séance du Reichstag, il lui est demandé de procéder à l'Occupation de la partie nord de la France. Il installe son quartier général au MansBlockaus État-Major de la Armée du Mans. Il assure la défense de la Bretagne et de la Normandie jusqu'en 1944. Il est notamment responsable de la prévention d'une invasion alliée en zone occupée.
Alors qu'il s'attend à une invasion alliée début , il abaisse les procédures d'alerte du fait des conditions atmosphériques catastrophiques ces jours-là. Le et le , lors du débarquement en Normandie, pendant que son armée subit de grandes pertes, Dollmann assiste à un Kriegspiel (« exercice simulé » du débarquement allié) à Rennes. Alors que les vers du poème Chanson d'automne de Verlaine ont averti la section de renseignement du centre de commandement à l'ouest dirigée par le lieutenant-colonel de l'imminence du débarquement, le général ne semble pas prendre la mesure de l'événement. Après trois semaines de combats intensifs en Normandie et dans la région de Cherbourg, Adolf Hitler déclare Cherbourg ville-forteresse et donne l'ordre « de se battre jusqu'au dernier homme », ordre considéré comme insensé par Dollmann. La bataille de Cherbourg tourne vite à l'avantage des Alliés, et la ville est libérée le . Dans la nuit du au , Adolf Hitler apprend la défaite : il menace Dollmann de le rendre responsable de cet échec et de le traduire devant une cour martiale.
Dans une lettre télétypée, Dollmann expose les raisons de la défaite à Cherbourg, raisons qui, en réalité, étaient hors de son secteur d'influence. Le , la lettre de Dollmann est publiée. Les raisons de sa mort n'ont jamais été clairement éclaircies. Certaines sources évoquent un suicide (pour protéger les membres de sa famille, qui résident en Allemagne), d'autres un infarctusWalter Görlitz : La Seconde Guerre mondiale 1939-1945. Volume 2. Stuttgart 1952. p. 290., sans pouvoir exclure une exécution sommaire par la Gestapo. Le général Friedrich Dollmann repose au cimetière militaire allemand de Champigny-Saint-André.
Décorations Croix de fer (1914) et Prinz-Regent-Luitpold Jubiläums-Medaille mit der Krone de Bavière (1905) Ordre du Mérite militaire (Bavière) IV. Classe avec glaives () Croix d'honneur Médaille de service de longue durée de la Wehrmacht IV. à I. Classe Agrafe de la croix de fer (1939) II. et I. Classe Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne Croix de chevalier () Feuilles de chêne ()
Notes et références
Bibliographie
George A. Harrison, Cross-Channel Attack. The United States Army in World War II: The European Theater of Operations, 1951. Réédition, Washington, 1970. Cornelius Ryan, Le Jour le plus long, Paris, 1960.
Liens externes
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