Le Stade brestois 29, couramment appelé Stade brestois, est un club de football français situé à Brest et fondé en 1950 à la suite de la fusion de cinq patronages locaux, dont l'Armoricaine de Brest, fondé en 1903.

Dans ses premières années, le club réalise une montée rapide dans la hiérarchie du football amateur, au point d'être promu en championnat de France amateurs, premier échelon du football amateur français, en 1958. Le club intègre la deuxième division en 1970, puis découvre la première division en 1979. Il connaît son premier apogée sportif entre 1981 et 1991, sous la présidence de François Yvinec, en disputant neuf saisons dans l'élite en dix ans.

En 1991, le club est sanctionné par la DNCG d'une rétrogradation en seconde division en raison d'un déficit considérable puis dépose le bilan quelques mois plus tard. Le club repart au niveau amateur et ne renoue avec le professionnalisme que lorsqu'il remonte en deuxième division en 2004. En 2010 puis en 2019, il retrouve le plus haut niveau, la Ligue 1.

Entre 2023 et 2026, le club connait sa seconde apogée sportive avec l'entraineur Éric Roy grâce à qui le club finit troisième du championnat de France en 2024 et joue la première fois pour une compétition européenne, la Ligue des champions la saison suivante. Cette période se termine brutalement par la mort d'Éric Roy, le 17 juin 2026.

Le club brestois est présidé depuis le par l'entrepreneur Denis Le Saint. L'équipe première, qui évolue en championnat de France de Ligue 1 depuis 2019, est entraînée par Julien Lachuer depuis le 27 Juin 2026, jusque-là adjoint d'Éric Roy.

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Histoire Les sources ne concordent pas quant à la date de création du club. Selon la version présentée par le club actuel, celui-ci est né en 1950 de la fusion de cinq patronages locaux.. Cependant, le Stade brestois à sa création a repris les structures et la place en championnat de l'Armoricaine, fondé en 1903, dont il serait donc en quelque sorte l'héritier direct.

L'Armoricaine de Brest (1903-1950)

La section sportive du patronage Saint Louis voit le jour en 1903 en prenant le nom de L’Armoricaine de Brest et en adoptant une devise : (« Tête Haute » en breton). Avant la Première Guerre mondiale, 500 jeunes et 400 enfants fréquentent les diverses activités du patronage : préparation militaire, tir, football, athlétisme, gymnastique masculine, théâtre, chorale, fanfare, cercles d’études. La guerre clairsème les rangs des Armoricains mais les activités reprennent vite.

En 1922, l’abbé Cozanet fait construire un stade au Petit Paris, sur l'emplacement de l’actuel stade Francis-Le Blé, dont une tribune porte toujours pour nom la devise de l'Armoricaine (la tribune Pen Huel). Le stade est inauguré le lors d'une rencontre entre l'Armoricaine et le Stade français. Des rangs de l’Armoricaine sort, entre les deux guerres, le gardien international français Alexis Thépot.

Le patronage de l'Armoricaine dispute les de finale de la Coupe de France en 1921 et 1927, les de finale en 1923, 1926, 1928, 1930, 1931 et 1935. En 1926, l'Armoricaine enlève le titre de champion de France des patronages en s'imposant en finale face à Saint-Jean-de-Luz (3-0). Le gardien Alexis Thépot, qui obtient une sélection alors qu'il fait partie de l'effectif de l'Armoricaine en 1927 face à l'Angleterre, est l'un des plus brillants joueurs du club à cette période.

L'ascension du Stade brestois (1950-1982)

En 1950, la fusion impulsée par le chanoine Balbous entre cinq patronages catholiques (l'Armoricaine de Saint-Louis, l'Avenir de Saint-Martin, la Flamme du Pilier Rouge, la Milice de Saint-Michel et les Jeunes de Saint-Marc) donne naissance au Stade brestois. L'un des objectifs de cette fusion d'équipes catholiques est de supplanter le grand club brestois de l'époque, l'AS Brest, qui est laïque.

À sa naissance, le stade brestois a comme Président (puis comme Président d'honneur jusqu'à sa mort en 1998) Jean Offret.

Reprenant la place de l'Armoricaine en première division de Bretagne, le Stade est promu en promotion d'honneur dès 1951, en division d'honneur régionale (tout juste créée) en 1952 avant de rejoindre la division d'honneur (1953). Le Stade brestois accède finalement au championnat de France amateur (CFA) en 1958, profitant du désistement des Voltigeurs de Châteaubriant. Le club évolue enfin au même niveau que son rival de l'AS Brest. En 1963, le club redescend en division d'honneur, mais retrouve le CFA en 1966. Poursuivant son ascension dans la hiérarchie du football français, le Stade brestois accède ensuite à la deuxième division à la suite de l'élargissement de celle-ci en 1970.

En 1979, le Stade brestois est promu en première division (D1) pour la première fois de son histoire. Cette année d'apprentissage se solde par une dernière place au classement, mais le Stade remonte dès la saison suivante. Le club, dont le nouveau président s'appelle François Yvinec, se maintient cette fois assez confortablement en D1. Malgré une certaine instabilité au poste d'entraîneur, le club breton confirme sa place dans l'élite au cours des saisons suivantes.

L'apogée avec le Brest Armorique puis la chute brutale (1982-1991)

En 1983, le président François Yvinec décide de changer le nom du club pour celui de FC Brest Armorique afin de mieux préciser la localisation géographique du club. L'année 1986 est un tournant dans la vie du club. Les Bretons s'engagent à partir de cette saison dans la voie du en recrutant des stars sud-américaines, qui après des débuts en fanfare lui permettent d'atteindre une historique de D1 en 1987. Pourtant, en coulisses, la rupture entre le président et l'entraîneur Raymond Keruzoré conduit à la démission de ce dernier, puis au retrait du principal sponsor, les magasins Leclerc.

Les jeunes Paul Le Guen, Vincent Guérin et Patrick Colleter ne suffisent pas à maintenir le club, qui redescend en D2 en 1988 avec sa jeune génération prometteuse. C'est contre le Racing Club de Strasbourg qu'ils regagnent un an plus tard leur place en élite au terme de barrages qui restent comme un grand moment de l'histoire du club.

De retour en première division, l'équipe brestoise est composée de jeunes joueurs talentueux comme Corentin Martins, David Ginola, l'international paraguayen Roberto Cabañas ou le futur champion du monde Stéphane Guivarc'h, qui permettent au club de bien figurer dans l'élite. Mais en 1991, malgré la obtenue par les Brestois en championnat, le déficit important du club entraîne sa relégation administrative en deuxième division..

Le club des bords de la Penfeld finit par imploser en décembre de cette même année. Lors de son dernier match chez le rival guingampais, l'envahissement de la pelouse par les supporters brestois excédés oblige David Ginola à appeler au calme pour que le match puisse reprendre. Les résultats des matches disputés par le club depuis le début du championnat de D2 1991-1992 sont annulés. Le club, dont le passif est estimé à 150 millions de francs, dépose son bilan..

L'équipe professionnelle est dissoute, les joueurs brestois sont libérés. L'équipe réserve, qui évolue alors en troisième division, devient l'équipe fanion.

Les années en championnats amateurs (1991-2004) Pour la saison 1993-1994, le club, qui a retrouvé son nom d'origine, est promu dans le tout nouveau championnat National 1, ayant terminé 2ème de la division 3 derrière le Stade Briochin.

À la suite de la fusion des deux groupes de National en 1997, le Stade brestois est relégué en Championnat de France amateur, où il reste trois saisons. Après plusieurs années dans les championnats amateurs, le club breton remonte en 2000 en championnat National, où il reste quatre saisons.

La renaissance du Stade brestois (2004-2012) En 2004, l'équipe au sein de laquelle joue le jeune Franck Ribéry remporte son billet pour la Ligue 2. Le club parvient les années suivantes à se maintenir à ce niveau, sans toutefois être un candidat sérieux à la montée dans l'élite.

La saison 2009-2010 voit le club breton, entraîné par Alex Dupont, finir à la deuxième place, ce qui lui permet de retrouver officiellement l'élite grâce à sa victoire 2-0 face au Tours Football Club le . De plus, l'équipe réalise un beau parcours en Coupe de France, n'étant éliminée qu'en huitièmes de finale à Lens en prolongation.

Le , grâce à sa victoire 2-0 contre les Verts de Saint-Étienne, le Stade brestois 29 est seul leader de la Ligue 1, après onze journées. Pour sa première saison en Ligue 1, le club parvient à assurer son maintien, malgré une défaite à domicile face à Toulouse lors de la dernière journée le .. Cette première saison en Ligue 1 suivant la montée est par ailleurs couronnée par une première place au classement du fair play. et par une deuxième place au championnat des tribunes..

À nouveau à la lutte pour le maintien tout au long de la saison 2011-2012, Brest assure sa place dans l'élite au cours de l'ultime journée du championnat en remportant face à Évian Thonon-Gaillard son seul succès à l'extérieur de la saison..

Tempête sur la rade et retour en Ligue 2 (2012-2016) Brest entame sa troisième saison consécutive en Ligue 1 en . Pour cette nouvelle saison Landry Chauvin prend les commandes du groupe professionnel. Mais par suite d'une série de mauvais résultats avec l'équipe bretonne, il est limogé le . Corentin Martins assure l'intérim au poste d'entraîneur. Les résultats sportifs ne s'améliorant pas, le Stade brestois semble se diriger tout droit vers la Ligue 2, tandis que des conflits internes, notamment entre le président Michel Guyot et l'actionnaire principal Yvon Kermarec prennent le pas sur l'actualité sportive du club...

À la suite d'une nouvelle défaite au cours de la , Brest devient lanterne rouge du championnat et est mathématiquement assuré de descendre en Ligue 2 en fin de saison. Le conflit interne entre dirigeants se termine par la démission de Michel Guyot, remplacé à la présidence par l'ancien vice-président et actionnaire principal Yvon Kermarec, qui rappelle immédiatement Alex Dupont au poste d'entraîneur de l'équipe première..

Après la catastrophique saison 2012-2013, le club brestois se rassure en effectuant un bon début de saison pour son retour en deuxième division, atteignant ainsi la quatrième place à l'issue de la septième journée. L'équipe enchaîne cependant sur une longue série de mauvais résultats qui l'amène à une position de relégable au .. Une excellente deuxième partie de saison permet au Stade brestois de s'éloigner de la zone rouge puis d'effectuer une remontée qui lui permet de terminer à la septième place.

Voulant poursuivre sur l'élan de cette fin de saison réussie, l'entraineur Alex Dupont annonce sa volonté de jouer la montée en Ligue 1 au cours de la saison suivante.. De fait, le club breton reste sur le podium ou à proximité des places synonymes d'accession une grande partie de l'année ; mais en fin de saison, Brest enchaîne les mauvais résultats, et termine finalement à une sixième place décevante au regard des ambitions du club et du déroulement de la saison..