Ou d'après les historiens reconnaissant l'existence d'. (en arménien ) est un roi artaxiade d'Arménie ayant régné de 55 à , après son père . Déposé par Marc Antoine, il finit ses jours en Égypte où il est exécuté. Alexandre Hélios lui succède à la tête du royaume d'Arménie. Après cet intermède, les fils d'Artavazde, et accèdent l'un après l'autre au trône arménienGérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Privat, Toulouse, 2007 , 136..

Biographie

Pétri de culture hellénistique, ce fils et successeur de Tigrane le Grand a laissé des tragédies et des récits historiques ., aujourd'hui perdusGérard Dédéyan (dir.), , 134.. Depuis la chute de Tigranocerte en , il est co-roi avec son pèreD'après Memnon d'Héraclée. C. Müller, Fragmenta Historicorum Graecorum (FHG), , 556.. Tout comme lui, il s'octroie le titre de « roi des rois », que l'on retrouve sur des monnaies frappées sous son règne..

En , Crassus, proconsul de Syrie, décide de lancer une campagne contre les Parthes et reçoit notamment l'aide d'Artavazde, roi client de Rome. Ce dernier suggère à Crassus de faire passer ses troupes par l'Arménie, mais le Romain choisit de suivre les conseils d' Ariamnès, en réalité un traître à la solde des ParthesPlutarque, Vies parallèles des hommes illustres, « Crassus », - ., et de passer par la Mésopotamie du nord. Artavazde est entre-temps immobilisé dans son royaume par une attaque des troupes parthes d' et ne peut venir en aide à Crassus. Tombée dans le piège des Parthes, l'armée romaine est sévèrement battue lors de la bataille de Carrhes, et Crassus est tué peu aprèsPlutarque, , .. Artavazde n'a d'autre choix que de faire la paix avec Orodès, et fiance sa sœur au prince héritier parthe, Pacorus.

Artavazde n'en oublie pas pour autant Rome : en , il fournit des troupesSelon Plutarque, et . Plutarque, , « Antoine », . à Marc Antoine lorsque ce dernier décide de mener une nouvelle campagne contre les ParthesGérard Dédéyan (dir.), , 135.. Une partie des troupes romaines est néanmoins attaquée par surprise par la cavalerie parthe, tandis qu'Artavazde préfère se retirer. Malgré cette embuscade, Marc Antoine poursuit son projet mais subit de lourdes pertes et doit finalement se replier sur l'Arménie. En , arrivé non loin d'Artaxate, la capitale arménienne, il convoque à son camp Artavazde, que, poussé par Cléopâtre, il considère comme un traîtrePlutarque, , « Antoine », . ; le roi arménien est alors arrêté, bardé de fers, , 3. (ou de chaînes d'argentDion Cassius, Histoire romaine, , .) et envoyé en Égypte avec sa famille, à Alexandrie, où il est décapité en sur ordre de Cléopâtre ; sa tête est envoyée au roi d'Atropatène, allié de Marc Antoine. Les Arméniens, indignés, se donnent entre-temps pour roi un fils d'Artavazde, (qui s'est échappé lorsque sa famille a été capturée), mais Marc Antoine, qui s'est assuré le contrôle de l'Arménie, le contraint à se réfugier chez les ParthesDion Cassius, , , . et impose sur le trône son fils Alexandre Hélios.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Privat, Toulouse, 2007 . . Plutarque, Vies parallèles des hommes illustres, « Crassus » et « Marc Antoine ».

Liens externes

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