Fleurus (prononcer ; en wallon : Fleuru) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut au nord-est de Charleroi.

Elle compte https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK au premier , sa superficie est de et l'altitude moyenne est de . La densité est de . La commune est située dans l'arrondissement de Charleroi. Fleurus est souvent appelée la « cité des Bernardins ».

Outre la ville de Fleurus, la commune est composée de sept villages : Brye, Heppignies, Lambusart, Saint-Amand, Wagnelée, Wanfercée-Baulet et Wangenies.

Toponymie La première mention du toponyme date de 868-869 dans le polyptyque de l'abbaye de Lobbes, sous la forme Fledelciolum ou Flederciolum qui est devenu Fleurjoux (petit Fleurus). Au , dans la Chronique de Waulsort, on trouve Flerus et dans le décret de Notger en 980, Flerosium. On rencontre aussi la forme Flerusium en 1033, latinisation de la forme romane de Flerus. Quant à la Charte des libertés communales de 1155, elle mentionne Flerus et celle de 1247 Fleru.

Le toponyme Fleurus viendrait de Fleder ou Fledera, augmentée du suffixe celtique -aus, qui a donné Flederaus, par contraction Fleeraus, Fleraus, puis plus tard Flerues, Fleruis, Flerus, et finalement Fleurus. En bon latin, le nom de l'entité était Flerosium ou Flerosiensis, mais on trouve aussi notamment Flerucensis, Flerucensium. Ce n'est qu'au qu'apparaît le toponyme Fleurus. Antérieurement, c'était généralement Fleruis, Flerues et Fleru qui étaient utilisés ou l'une de ses nombreuses variantes. Le mot celtique Fledera, formé du radical Fled et du suffixe hydronymique -era, affaiblissement de ara, était utilisé pour désigner un cours d'eau. Fledera désignait probablement le ruisseau qui traversait la ville de Fleurus et qui était plus important que de nos jours. Au Moyen Âge, il était appelé li riu, puis li ry, puis le ry et le rieuHistoire de la Ville de Fleurus, par le Chanoine A. Theys, Couillet, 1938.

Géographie

Sections de la commune # Nom Superf.(km²). Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Fleurus 15,16 8.044 531 52021A 2 Wanfercée-Baulet 9,62 7.171 745 52021B 3 Lambusart 4,54 3.008 662 52021C 4 Wangenies 3,69 1.132 306 52021D 5 Heppignies 7,90 1.223 155 52021E 6 Saint-Amand 10,54 1.044 99 52021F 7 Wagnelée 3,50 910 260 52021G 8 Brye 4,51 390 86 52021H

Communes limitrophes

Quartiers

Cité Cité de l'Europe.

Démographie

Démographie : Avant la fusion des communes

Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,21994100,51995100,11996100,11997100,01998100,1199999,3200099,4200199,1200299,1200398,8200498,6200598,9200698,7200798,9200898,8200999,5201099,3201199,82012100,32013100,62014101,32015101,52016101,22017100,52018101,02019101,82020102,42021102,02022101,82023101,42024101,72025101,82026102,3

Histoire La bataille de Fleurus en 1794|thumb|leftDes traces d'agriculture datant du Néolithique ont été retrouvées, notamment dans les lieux-dits de Fleurjoux et de Neuve Baraque. Sous la domination romaine, grâce à la construction d'une chaussée romaine (la chaussée Brunehaut, reliant Bavay à Cologne), nous retrouvons les premières traces d'activités à Fleurus.

En octobre 1155, Henri l'Aveugle, comte de Namur, affranchit la commune qui devient la ville franche de Fleurus. Henri l'Aveugle possédait le château d'Heppignies. C'est de ce moment-là que date le premier étage de l'église Saint-Victor. Sa Charte fut confirmée en 1247 par Baudouin de Constantinople, et son sceau, au , « écu au lion à une cotice brochant, accompagnée dans le champ de deux crosses adossées » témoigne de ses appartenances au comté de Namur. En effet, le lion (de sable) à une cotice (de gueules, sur fond d'or) était le blason des comtes de Namur, les crosses rappelant la juridiction et les droits seigneuriaux qu'y possédait le chapitre de Saint-Lambert de Liège, après l'abbaye de Lobbes.

Les batailles de 1622, 1690 et 1794 Du fait de son emplacement stratégique, la ville fut le théâtre de nombreuses batailles (on en connaît plus de 140, et 31 dévastèrent la ville). Les plus connues eurent lieu : En 1622, pendant la guerre de Trente Ans, le général espagnol Gonzalès de Cordoue livre bataille aux Allemands.

En 1690, les troupes françaises de Louis XIV, menées par le maréchal de Luxembourg, gagnent contre les troupes hollando-autrichiennes.

En 1794, une nouvelle bataille a lieu entre Français et Autrichiens, et les Français, sous le commandement du général Jourdan, l'emportent une nouvelle foisLa rue de Fleurus à Paris commémore cette bataille depuis 1795.

La dernière bataille (de l'époque française) dite de Fleurus a lieu en 1815 à Ligny. C'est en effet de Fleurus que Napoléon emporte sa dernière victoire avant la défaite de Waterloo. La chambre où l'empereur a passé la nuit précédant cette bataille a été reconstituée au Château de la Paix, aujourd'hui siège de l'administration communale fleurusienne.

Les batailles de Fleurus les plus connues sont les plus récentes, il n'en est généralement cité que trois. Encore pendant les deux guerres mondiales, Fleurus fut le théâtre d'affrontements, mais pas de bataille à proprement parler sauf au Vieux Campinaire où eut lieu une bataille de chars en septembre 1944.

Armoiries

Politique et administration

Conseil et collège communal 2024-2030

Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024..

PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègePTB 1.293 - 10,34% - 0.0 % 2.0MR Fleur"U" 2.781 5.074 22,25% 39,85% 17.6 % 5.0Equipe du Bourgmestre 5.608 - 44,86% - 0.0 % 15.0CHEZ NOUS 510 - 4,08% - 0.0 % 0.0Voix Citoyenne 1.445 - 11,56% - 0.0 % 3.0DéFI 356 1.316 2,85% 10,34% 7.49 % 2.0Vert Vous 507 - 4,06% - 0.0 % 0.0PS - 5.058 - 39,73% 0.0 % 12.0AGIR - 904 - 7,10% 0.0 % 1.0E+ - 380 - 2,98% 0.0 % 0.0Total100 %100 %27 Collège communal. Bourgmestre Loïc D’Haeyer PS - Équipe du Bourgmestre 1er Échevine Nathalie Coduti PS - Équipe du Bourgmestre 2e Échevine Melina Cacciatore PS - Équipe du Bourgmestre 3e Échevine Ornella Iacona PS - Équipe du Bourgmestre 4e Échevin Fabrice Fontaine Équipe du Bourgmestre 5e Échevin Lotoko Yanga Équipe du Bourgmestre Présidente du CPAS Querby Roty Équipe du Bourgmestre

Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

René Borremans, de 1977 à 1983 (PS). Pol Calet, de 2001 à 2006 (PS). Jean-Luc Borremans, de 2007 à 2018 (PS). Loïc D'Haeyer, de 2019 à aujourd'hui (PS).

Jumelages

Fleurus, Couëron et Wexford constituent un cas de jumelage tripartite..

Patrimoine et culture

Patrimoine architectural vignette|droite|redresse=1|L'église Saint-Victor de Fleurus. vignette|L'ancien hôtel de ville. L'église Saint-Victor de Fleurus. D'origine romane mais maintes fois remaniée, voire reconstruite principalement au ,. L'église est de style classique (intérieur et extérieur) et gothique pour le chœur. Le corps d'entrée de l'ancienne abbaye de Soleimont. Construit en briques et en moellons de grès datés des . L'ancien hôtel de ville. Les plans furent dressés par l'architecte Alexandre Simon en . En séance du conseil communal du , ceux-ci furent approuvés. Les travaux furent réalisés par Joseph Fichefet, entrepreneur de Fleurus. Ils furent réceptionnés définitivement en Francis LEDOUX, L'hôtel de ville de Fleurus, in Bulletin de la société d'histoire, art et folklore des communes de Fleurus, n°43-44 année 2008-2009, pages 83 à 98.. En raison du manque de place, une partie de l'administration a déménagé au château de la Paix en 1982. Le bâtiment dit « Au Coq d'Or », place Albert . Daté de 1834, érigé pour les besoins de l'administration communale, celle-ci l'utilisa jusqu'en 1871. L'Institut supérieur catholique (Institut Notre-Dame). Aménagé depuis 1912 au départ d'un édifice nommé château Zualart et qui appartenait à la famille de Crawhez. L'ancien moulin Naveau. Il fut probablement érigé entre 1798 et 1800 le long de la chaussée de Charleroi récemment construite. Au matin de la bataille de Ligny le , Napoléon monta en haut du moulin, accompagné de l'arpenteur géomètre François Simon de Fleurus, pour se faire expliquer la toponymie des positions occupées par les troupes prussiennesPierre PREVOT, Les moulins de la famille Naveau, mythe et réalité, pages 25 et 43, article en PDF en libre accès sur le site : http://www.fleurusouvenirs.be/. L'école communale (actuellement la maison des jeunes « L'Alternative »). Bâtie en 1879 dans un style baroque flamand. L'ancienne ferme de Martinrou. Remontant au . La chapelle Notre-Dame de Martinrou. À l'emplacement d'une chapelle du dédiée à saint Pierre, petit oratoire moderne de 1938 restaurée en 1946. vignette|Maison de style paquebot située à l'intersection des avenues Henri Pétrez et Brunard.vignette|La taverne « Au Coq d’Or ».L'église Saint-Joseph (Le Vieux Campinaire). Construite en 1911 d'inspiration néo-romane. L'abbé C. Bivort réussit à faire démembrer la paroisse Saint-Victor pour constituer la paroisse Saint-Joseph du Campinaire. Celle-ci fut délimitée par acte du par l'évêché de Tournai. L'autorité communale reconnut cette paroisse et l'arrêté royal du parut dans le Moniteur du 30 du même mois. La nouvelle abbaye de Soleimont. Construite sur les plans de l'architecte Franz Laurent en 1971-1972. L'ancienne ferme de la Tourette, ayant appartenu à la famille de Montaigle ainsi que l'atteste la pierre armoriée placée au-dessus de la porte d'entrée du logis. La chapelle Sainte-Anne. Oratoire construit en briques et moellons calcaires construit au début du et remanié après la Révolution française tout au long du et en 1937. Le château de la Paix. De style classique de la fin du . L'empereur Napoléon y passa la nuit du 16 au après la bataille de Ligny. Aujourd'hui le château est devenu l'hôtel de ville de Fleurus. La ferme de la Paix, dite aussi Grande Cense (). La chapelle Saint-Roch et Saint-Quirin. Construite en 1634 en l'honneur de Saint-Roch et Quirin a cause des épidémies de peste qui sévirent dans la région en 1625 et 1628 et restaurée en 1895 et 1918,. Le château d'eau de type champignon, bâti en 1983 en béton situé à la route du Vieux Campinaire.

Monuments vignette|Monument "Aux victoires françaises". Monument « Aux victoires françaises de Fleurus ». Inauguré en 1936. Il se situe au pied du Moulin Naveau. Monument « À nos héros 1914-1918 et 1940-1945 ». situé entre la sacristie et le chœur de l'église fut inauguré le 29 aout 1937. Il honore les volontaires fleurusiens de 1830 et les combattants de 1914 - 1918Chanoine A. THEYS, Histoire de la ville de Fleurus, Couillet, 1938, page 377.. Les listes gravées de ces combattants se trouvent dans le hall d'entrée de l'ancien hôtel de ville. Les dates 1940 - 1945 furent ajoutées après la seconde guerre mondiale.

Culture et folklore

Bernardins