La () en Argentine est l'église-mère de la ville de Tucumán depuis le . Elle est aujourd'hui le siège de l'archevêché de Tucumán et le centre catholique de la province ecclésiastique de Tucumán.

Historique

Les fondations de cette église datent de la période d'installation définitive de la ville de San Miguel de Tucuman en 1685, et elle est restée longtemps un humble bâtiment en adobe avec des pignons en tuiles musleras, tout en conservant quelques détails de style baroque colonial hispano-américain simples. Les tuiles, comme leur nom l'indique, étaient construites avec une ancienne méthode artisanale de construction sur les cuisses, portant parfois l'empreinte des doigts. Une argile spéciale était pétrie, laissée fermenter et pétrie à nouveau. On extrayait une boule et on la moulait sur la cuisse. Ensuite, elles étaient laissées à sécher plusieurs jours au soleil et, finalement, brûlées en plein air, dans un feu de camp provisoire entouré de pierres.

Au milieu du , le gouvernement de la province sous la direction de Celedonio Gutiérrez (1804-1880), décida de construire un nouvel édifice pour servir de siège à l'église-mère. Sa construction fut confiée à l'architecte français Pedro Etcheverry. Elle fut bénie le . Ce bâtiment n'a guère changé, étant à peu-près celui d'aujourd'hui.

Description

Construite sous forme de croix latine, l'église possède deux tours en façade, entourant un porche majestueux. La croisée du transept est surmontée d'une coupole montée sur un haut tambour percé de fenêtres. Au sommet le la coupole se trouve une lanterne. L'architecte a superposé différents styles, selon le goût assez éclectique de l'époque.

Façade

La façade de la cathédrale est néoclassique. Les tours encadrant la façade comportent trois étages. L'étage inférieur au niveau du grand portique est orné de belles colonnes doriques. Le style ionique est utilisé pour l'étage intermédiaire et le corinthien pour l'étage supérieur.

Le grand fronton qui orne le porche est décoré d'un bas-relief dû au sculpteur Juan Bautista Finochiaro. Il représente Moïse durant l'Exode dans le désert. Se reposant à l'ombre d'un arbre, des hébreux, envoyés au pays de Canaan, lui apportent une prodigieuse grappe de raisins (cf. Ex 13)Livre des Nombres, chapitre 13, AELF.. Sans doute une allusion à la ville de Tucumán, située au centre d'une grande et fertile oasis, illustrant une sorte de Terre promise.

Les deux tours sont couronnées de coupoles de style russe ou au moins slave. Les cloches datent d'avant la construction actuelle. L'horloge appartenait au Cabildo de Tucumán.

Intérieur

La cathédrale contient la sépulture du général Gregorio Aráoz de Lamadrid ainsi que celles d'évêques tucumaniens.

L'église possède aussi deux très anciennes petites statues de saint Jude et saint Simon, vénérées comme protectrices de la ville à la suite d'une victoire sur les Indiens Calchaquís en octobre 1578.

Au-dessus du grand autel, on peut voir une copie de l'Annonciation du Greco. La voûte est décorée de belles peintures, œuvres de Félix Rebol, dont le thème est la création du monde.

Galerie

Notes et références

Voir aussi Liens externes

Catedral de Nuestra Señora de la Encarnación, Iglesias y Horarios Présentation de la cathédrale, sur argentina.gob.ar Site de l'Église catholique d'Argentine

Tucuman Catégorie:Architecture éclectique en Argentine Catégorie:Édifice religieux du XIXe siècle en Argentine Catégorie:Monument historique national en Argentine Tucuman Catégorie:San Miguel de Tucumán