Amorebieta-Etxano ou Zornotza est une commune de Biscaye dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne.
Le nom officiel de la ville est Amorebieta-Etxano, cependant l'Académie de la langue basque recommande le nom Zornotza. Elle est souvent appelée Amorebieta dans le langage courant. Avant la fin de la dictature franquiste la graphie Amorebieta-Echano était l'orthographe officielle.
Géographie Amorebieta-Etxano se trouve dans la comarque du Durangaldea et a été constituée comme municipalité le avec l'union des elizates d'Amorebieta et celle d'Etxano. L'elizate d'Amorebieta occupe le siège et compte 29 votes dans les Juntes de Guernica et 30 dans celle d'Etxano.
La municipalité actuelle d'Amorebieta-Etxano est le résultat final de l'évolution de la Merindad de Zornotza qui a compris, pendant l'étape statutaire de la seigneurie de Biscaye, les Elizates d'Etxano, Amorebieta, Ibarruri et Gorozika, ainsi que de ville de Larrabetzu. Les deux premières ont été fusionnées en la municipalité d'Amorebieta-Etxano et les deux autres ont intégré les mairies d'Ugarte et de Muxika.
Quartiers
Blasonnement Le blason, dans lequel figurent ceux des deux elizates ou anteiglesias, apparaît la légende Amorebieta Etxanoko Udala Zornotza qui veut dire, « mairie d'Amorebieta Etxano, Zornotza ».
Histoire Comme les autres elizates de Biscaye, l'occupation humaine immémoriale est rattachée avec la Lur Laua de Biscaye. L'histoire de chacune d'elles a ses ombres propres même si le fort lien avec la propriété dans la Merindad de Zornotza et les Juntes de Guernica a fait qu'ils suivent des chemins parallèles.
On sait que dans le , ce bourg a été accordé à Pedro García de Salcedo pour le peupler, comme prix de sa participation la bataille de Las Navas de Tolosa. La lignée de Zornotza vient du tronc des Salcedo-Ayala, seigneurs de la maison d'Ayala, principaux habitants de la zone, et qui ont donné indistinctement à l'endroit leur nom, utilisé jusqu'au avec celui d'Amorebieta pour désigner cette elizate. À Amorebieta, la base de l'action du peuplement a été faite par les maisons solaires et armées. Les plus anciennes sont celles d'Andrandegi, d'Aldana (844), Cancelada, Garai, Zubiaur, Jauregi, Ibarra et Berne.
La tour de Zornotza a été érigée par Pedro Gracía de Galíndez, quatrième seigneur d'Ayala, vers le milieu du et a été incendiés en 1445 par les « frailes de Castro » (les moines de Castro), soldats de terreur, des incendiaires mercenaires. À cette occasion, ils agissaient sous les ordres Pedro Avendaño], qui, à cette époque, soutenait avec quelques parents majeurs une guerre sanglante qui a détruit pendant des années cette localité. Dans cette tour a résidé le Merino ou juge principal de la Merindad qui a adopté, pour cette raison, le nom de Merindad de ZornotzaMerindad de Zornotza, ancienne division administrative de Biscaye en Pays basque (Espagne), dans la phase de la seigneurie qui comprenait les elzate Etxano, Amorebieta, Ibarruri et de Gorozika, ainsi que la ville de Larrabezua. En 1951 Amorebieta et Etxano sont unis en créant la municipalité d'Amorebieta-Etxano tandis qu'Ibarruri et Gorozika sont intégrés dans la municipalité d'Ugarte de Muxika.. Son métier était de donner la sentence dans les plaintes et causes de justice, en exerçant la domination suprême de la région où se constituait son office.
Pour son gouvernement politique, l'Elizate disposait de deux fidèles régisseurs, avec le siège et 29 voix dans le vote lors des Juntes Générales de Guernica. L'elizate était une des plus riches de la seigneurie. Iturriza écrivait au : Tenía mucho montazgo para carbón y materias para edificios, jarales, castañales, argomales para fogatas y caleras, pastos para ganado, hierbas medicinales, varias fuentes de aguas, varios puentes y pontones de madera y uno de piedra sobre el caudaloso río que desciende a Bilbao, abundante en pesca; y vecindario de 149 caseríos de mucha propiedad.
Tous ces produits étaient commercialisés sur le marché de Zubiaur, qui avait lieu trois fois par semaine. Il existait en outre plusieurs forges très actives, comme la Fábrica de Hierros y aceros d'Astepe. Ces installations, avec une localisation privilégiée dans un carrefour de routes, a permis à la ville d'être un centre économique dynamique.
Le , les armées françaises commandées par le général VillatteEugène Casimir Villatte, comte d'Oultremont (à ne pas confondre avec l'illustre famille comtale belge d'Oultremont), général de division, (né le à Longwy, mort le à Nancy). a attaqué les troupes divisées dans l'elizate, des troupes dans lesquelles il y avait une participation anglaise commandée par le lieutenant-général d'origine irlandaise Joachim BlakeJoaquín Blake y Joyes (19 août 1759 - 27 avril 1827) fut un officier militaire espagnol qui servit avec distinction pendant les guerres de la Révolution française et la guerre d'indépendance espagnole.Ce conflit du début du porte aussi les noms suivants selon les pays : Campagne d’Espagne pour les Français, ou encore guerre d’Espagne, à ne pas confondre avec d’ désignés aussi sous le même terme ; Guerre d’indépendance pour les Espagnols ; Guerre péninsulaire pour les Portugais et les anglophones.. Les elizates d'Amorbieta et d'Etxano sont détruites. On calcule qu'il y a eu plus de morts, civils pour la plupart. Les troupes anglaises et les guérillas biscaïennes n'ont pas perdu beaucoup d'hommes puisqu'elles ont eu le temps de se retirer (ils avaient été informés lorsque les Français sont arrivés à Durango). La bataille a été gagnée par les troupes de Napoléon, mais n'ont pas atteint l'objectif recherché qui était la destruction de la résistanceLa bataille non désirée de Napoléon. La Coral rescata la memoria histórica de Amorebieta durante la Guerra de la Independencia dans un livre qui verra le jour en 2009..
Guerres : carlistes et civile vignette|redresse=1|Une des entrées au cinturón à Artxanda.
Le nom d'Amorebieta a eu une signification spéciale à l'occasion des guerres carlistes. Le , il a été signé dans la maison de Belausteguigoitia (actuellement transformée en hôtel et située dans « la Calle Convenio ») une convention entre les partisans de Don Carlos et le général Serrano, qui a mis une trêve à la hausse peu avant avec pour conséquence d'aviver la dernière guerre carlisteLe carlisme est un mouvement politique né à la suite de « l'abolition » de la loi salique par Ferdinand VII, peu avant son décès. La Loi salique ne permettait pas l'accès à la couronne aux femmes, mais n'empêcha pas la transmission des droits de succession par voie féminine..
Durant la guerre civile espagnole de 1936, l'ancienne elizate a été détruite par un incendie. À partir de 1940, il a été réparé avec des travaux modernes qui ont donné le village actuel. Dans la proche montagne de Bizkargi se sont déroulées de fortes confrontations entre les Républicains et les Nationalistes, avec des attaques et des contre-attaques fréquentes. La conquête de cette hauteur s'avérait vitale pour les combattants comme point de base pour la prise d'autres hauteurs pour ce qui sera ensuite l'offensive sur la ceinture de fer de BilbaoEl Cinturón de Hierro de Bilbao est un système de fortification formé par des tunnels, bunkers et des tranchées qui a été construit pendant la Guerre Civile espagnole à travers la côte et les montagnes qui entourent Bilbao (Gaztelumendi, Artxanda, etc.).. On trouve encore aujourd'hui des restes de la lutte.
Etxano Dans sa juridiction et pendant le Moyen Âge, on a bâti plusieurs maisons solaires et d'armes : celles de Larrea, d'Alzaibar et Aretxaga, Belaustegui et Nafarroa, cette dernière située à de la paroisse d'Amorebieta. Dans un de ses angles a été plantée une mojonera ou limite de division entre la Seigneurie de Biscaye et le Royaume de Navarre qui possédait alors le Durangaldea, jusqu'à ce qu'il devienne biscayen, d'un commun accord. On l'arrachera le . La tour de Larrea date de 877 et sa fondation est attribuée au roi Eneko Arista, qui la cédera, près d'une seigneurie étendue, au sous-lieutenant Iñigo de Lara. L'Elizate d'Etxano a occupé le siège et 30 voix dans les votes des Juntes Générales de Guernica.
Patrimoine Patrimoine civil vignette|redresse=1|Rue d'Amorebieta-Etxano. Maison-tour de Larrea Viaduc de San Antonio-Malaespera Prison pour femmes d'Amorebieta
Patrimoine religieux Lorsque l'on a édifié l'église de Santa María ses étaient les Seigneurs de Biscaye. Après son incorporation à la Castille, le patronat passera à realengo. L'Église se trouvait en mauvais état et menaçait d'être effondrée. Par manque de ressources, Don Juan II, Seigneur de Biscaye, ordonne le retrait à D. de Leiva, son vasal, les MaravédisLe maravédis est une petite monnaie de billon (Le billon est un alliage d'argent et de cuivre, contenant souvent environ 50 % de cuivre, une teneur variable en argent, et auquel est ajouté environ 5 % de plomb.) espagnole. À l'origine, le maravédis s'appliqua à des monnaies maures d'or et d'argent. Mais à partir du , il ne sert plus qu'à désigner des monnaies de cuivre. dont il jouissait et les utiliser pour la restauration de cette paroisse. Le , Juan II livra une lettre de privilège par laquelle il exemptait cette église du paiement des diezmos (Dîme) et des revenus, à la condition que les bénéficiaires tiennent quotidiennement une Messe pour la famille royale et ce, perpétuellement, par leurs successeurs. La nouvelle église a commencé à être construite en 1555, et a été inaugurée en 1608.
L'autre paroisse, San Miguel de Bernagoitia, a été reconstruite en 1599. En 1544, l'abbé de Cenarruza a cédé le patronage à Martín Ruiz de Avendaños, et peu après l'a cédé à son fils Prudencio Avendaño y Gamboa.
Paroisse de San Juan Bautista de Larrea : (Sanctuaire de la Vierge du Carmen), de style Renaissance, construite en 1697 par Juan de Larrea y Henayo dans le lieu où son oncle Juan Larrea y Larrea avait dressé un ermitage consacré à San Juan Bautista en 1647 (les travaux ont été achevés en 1650). L'église, qui a été consacrée en 1704, livrée par les Larrea à l'Ordre du Carmel le . Les carmélites s'y sont établis et ont fondé un couvent qui a été soutenu par les Larrea avec plusieurs donations.
Outre ces églises paroissiales il y avait beaucoup d'ermitages :
Personnalités de la commune
Notes et références
Voir aussi
Sources
Liens externes
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