Bar-sur-Aube est une commune française, sous-préfecture du département de l'Aube en région Grand Est.

Elle est labellisée « petite cité de caractère ».

Géographie Localisation Bar-sur-Aube est une ville de la côte des Bar en Champagne. Elle est l'une des sous-préfectures de l'Aube.

À vol d'oiseau, elle est située à à l'est de Troyes, au sud-est de Paris et de Sézanne, au sud de Châlons-en-Champagne, au sud-ouest de Saint-Dizier, au nord-ouest de Chaumont et au nord de Châtillon-sur-Seine.

Bar-sur-Aube se trouve dans la zone d'emploi de Troyes. Elle est la ville-centre de l'aire d'attraction de Bar-sur-Aube, de son Unité urbaine en France et de son bassin de vie.

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Bar-sur-Aube, située au pied d’un éperon de la Côte des Bar dénommé la colline Sainte-Germaine, est entourée de coteaux champenois et de collines. La ville est traversée par l'Aube, qui lui donne son nom.

Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Bar-sur-AubeLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie.

Elle est drainée par l'Aube, le Fossé 01 du Val d'Ardenne, la Bresse, un bras de l'Aube, le canal 02 de Mathaut, le cours d'eau 01 des Côtelles, l'Aube et divers autres petits cours d'eau..

L'Aube, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Auberive et se jette dans la Seine à Marcilly-sur-Seine, après avoir traversé . Le fossé 01 du Val d'Ardenne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Colombey les Deux Églises et se jette dans l'Aube à Bayel, après avoir traversé .

La Bresse, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Colombé-la-Fosse et se jette dans l'Aube à Ailleville, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ailleville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Bar-sur-Aube est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022..

Elle fait partie de l'unité urbaine de Bar-sur-Aube, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre..

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-sur-Aube, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,9 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,5 %), zones urbanisées (10,4 %), prairies (9,9 %), forêts (9,9 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,4 %), cultures permanentes (7,1 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2016 et 2022, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de de en 2011..

Parmi ces logements, 82 % étaient des résidences principales, 3,2 % des résidences secondaires et 14,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 48,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 50,4 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bar-sur-Aube en 2022 en comparaison avec celle de l'Aube et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,2 %) par rapport au département (5,1 %) et à la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Bar-sur-Aube en 2022. Typologie Bar-sur-Aube. Aube. France entière. Résidences principales (en %)8285,782,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)3,25,19,7 Logements vacants (en %)14,89,28

Voies de communications et transports vignette| La Gare de Bar-sur-Aube. La ville est accessible par les infrastructure routières suivantes : A5 : Échangeur n°3 Colombey, Échangeur n°2 Bar-sur-Seine. RD 619 vers Ailleville, Lignol-le-Château.. RD 46 vers Proverville. RD 73 vers Arrentières.

En transport en commun, la ville est desservie par : Fluo Grand Est. Gare de Bar-sur-Aube, située sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville et desservie par des trains TER Grand Est, notamment sur la relation de Paris-Est à Culmont-Chalindrey, Belfort ou Mulhouse-Ville, via Troyes

Risques naturels et technologiques

Sismicité Commune située dans une zone de sismicité très faibledécrets n°2010-1254 et n°2010-1255 du 22 octobre 2010 relatifs à la prévention du risque sismique et à la délimitation des zones de sismicité.

Toponymie Attestée sous les formes Segessera, Barrisiica, Barris ca, Baro castelli, castelli Baris (monnaies carolingiennes), Barrum super Albam (1061), Castrum Barris montis (1065), Barrense castrum, Barrense oppidum (1097), Barrenses (1102), Barrum castrum super Albam (1104), Vetus castrum, villa Barrensis (1149), Bar-sur-Aube (vers 1200).. Le nom de la ville se trouve également sous la forme Barrum ad Albam dans les archives ecclésiastiques..

Du gaulois barro- « tête, hauteur (topographie), extrémité boisée »Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2003, p. 68., comme le montre d'ailleurs le pléonasme [castrum] Barris montis « château du Mont Barre » de 1065.

Au cadastre de 1837 se trouvait : les faubourgs d'Arsonval, Saint-Nicolas, Notre-Dame et d'Aube, Beauvoir, la Bergerie, le Calvaire, le Cellier, la Chalet, Chauvelet, le moulin du Château, celui du Bas, du Haut ; Château-Gaillard, Châtelet, Chauffourt, Coquerillon, Coucelange, la Doué, la Folie, les Gravières, Heaume, Marcassel, Mathaux, Ormont, les ponts Rouge et aux Moines, Sainte-Germaine, Saint-Esprit, abbaye Saint-Nicolas, Temple, Val-de-Thors, Val-Richard, Vaudemont, Voie-Neuve.

Histoire Antiquité L'existence de Bar-sur-Aube remonte à l’Antiquité. Un coin monétaire (type au cheval) au nom de Togirix () a été découvert sur la colline Sainte-Germaine. Il servait à battre des monnaies.

À l'époque romaine la ville aurait d'après la Table de Peutinger été connue sous le vocable de Segessera (seges, moisson). Louis Chevalier cite également l’appellation Frumentaria (frumentum, blé). Ces dénominations pourraient provenir de la fertilité du territoire ou bien de l'utilisation de la ville comme entrepôt par les Romains. Un certain nombre de vestiges du , dont des villas, a été découvert dans la ville et dans les environs. Vicus de la civitas des Lingons, Segessera faisait partie, pendant le Haut-Empire romain, de la province de Gaule Belgique. Elle aurait été rattachée au Bas-Empire romain à la province de Lyonnaise première.

D'après la tradition orale, la ville aurait été dévastée par Attila dont l’action la plus connue fut la décapitation de sainte Germaine ; elle fut enterrée sur la colline qui porte désormais son nom et qui devint un lieu de culte ainsi qu'une communauté villageoise. Après le partage du royaume de Clovis par ses fils, la ville fit partie de l'Austrasie.

Moyen Âge

Les comtes Les comtes étaient chargés d'administrer le pagus Barrensis dont Bar-sur-Aube était le chef-lieu. Ce pagus était sous la suzeraineté de l'évêque de Langres. En 889, le roi Eudes avait confirmé, au comte, la possession du castellum, le droit de battre monnaie et de tenir foireA. Roserot, Diplômes carolingiens, p. 26, 56 et n° 16..

Les foires de Champagne Grâce à la politique des comtes de Champagne, la ville prit une grande importance. Bar était le siège d'une des six foires de Champagne, régulières dès 1114., où les commerçants des Flandres et d'Italie s'échangeaient épices d'Orient, soie, textiles et produits bruts venus du nord de l'Europe à la mi-février et à la mi-avril. C'est la période où les comtes abandonnèrent l'ancien château de la motte féodale pour faire bâtir leur résidence en ville.. En 1160, la foire se déroulait sur deux semaines, de la troisième semaine de carême à la quatrième incluse. Devant l'importance qu'elle prend, elle s'étend sur une troisième semaine en 1170, puis à vingt-huit jours en 1250Henri d'Arbois de Jubainville, Histoire des comtes de Champagne, IV, 740.. Les intervenants étaient présents de nombreux jours supplémentaires pour le règlement des démarches administratives et commerciales. De plus, certaines corporations avaient investi financièrement dans la ville pour ces actions régulières : achats de halles, de maisons comme les drapiers de Châlons, des marchands d'Arras, Bâle, Besançon, Cambrais, Fribourg, Orange, Paris, Valenciennes, Ypres.

Les foires attiraient aussi des métiers dérivés comme des banquiers, les Anguissoli qui laissèrent leur nom à la rue des Angoiselles (actuelle rue Mailly)La famille Anguissola comprend des banquiers lombards qui ont aussi donné son nom à l'hôtel particulier des Angoiselles à Troyes., des changeurs…

Rattachement de Bar à la couronne de France

Traité de Bar-sur-Aube