La vie est belle () est un film de Noël américain de Frank Capra sorti en 1946. Échec commercial à sa sortie, le film est depuis considéré comme un classique du cinéma américain et il est, à ce titre, régulièrement diffusé à la période de Noël par les chaînes de télévision américaines.

Basé sur la nouvelle de Philip Van Doren Stern de 1943, elle-même vaguement basée sur la nouvelle Un chant de Noël de Charles Dickens de 1843, le film met en vedette James Stewart dans le rôle de , un homme ayant renoncé à ses rêves pour aider les autres membres de sa communauté et dont les pensées suicidaires la veille de Noël provoquent l'intervention de son ange gardien, (Henry Travers) qui lui montre ce à quoi ressemblerait le monde s'il n'était jamais né et toutes les personnes dont il a changé la vie.

Lors de son exploitation en salles, le seuil de rentabilité du film est fixé à 6,3 millions $, soit environ le double de son coût de production, un chiffre qu'il est loin d'atteindre lors de sa sortie initiale. À cause du succès public limité du film, certains studios commencent à considérer que Capra a perdu sa capacité à produire des films populaires et à succèsEliot 2006, .. Bien que La vie est belle ait initialement reçu des critiques mitigées et ait été un échec au box-office, il est devenu un classique de Noël après l'expiration de ses droits d'auteur en 1974 quand il est tombé dans le domaine public, ce qui lui a permis d'être diffusé librement à la télévision.

Aujourd'hui, La vie est belle est considéré comme l'un des plus grands films du cinéma et parmi les meilleurs films de Noël. Il est nommé aux Oscars dans cinq catégories, dont celle du meilleur film, et est considéré par l'American Film Institute comme l'un des 100 meilleurs films américains de tous les temps. Il est sur la liste en 1998, en 2007, et sur la liste des films américains les plus inspirants de tous les temps. Capra a révélé que c'était son film préféré parmi ceux qu'il a réalisés, et qu'il le revoyait en famille à chaque Noël. C'était également l'un des films préférés de James StewartApparition aux films de la faculté de droit de l'Université de Chicago, 1978.. En 1990, La vie est belle est désigné comme « culturellement, historiquement ou esthétiquement significatif » et ajouté au National Film Registry de la bibliothèque du Congrès.

Synopsis vignette|gauche|redresse|Donna Reed (image extraite de la bande-annonce du film). vignette|gauche|redresse|James Stewart (image extraite de la bande-annonce du film). Dans la petite ville de Bedford Falls (État de New York), la veille de Noël 1945, George Bailey est au bord du désespoir et envisage de se suicider. Les prières de sa famille et de ses amis atteignent le paradis, où l'ange gardien de deuxième classe Clarence Odbody est chargé de sauver George afin de gagner ses ailes.

Clarence voit des flashbacks de la vie de George. Il observe George sauver son frère Harry de la noyade, ce qui le rend sourd de l'oreille gauche. Plus tard, George empêche accidentellement le pharmacien, M. Gower, de commettre une erreur fatale dans la préparation d'un médicament. Ce jour-là, lorsqu'il cherche à demander conseil à son père, il voit celui-ci se faire rudoyer par Henry Potter, un magnat de la ville de Bedford Falls qui trouve ridicule la magnanimité du père de George envers ces débiteurs qui ne peuvent pas rembourser leur prêt.

En outre, on aperçoit aussi George danser avec Mary Hatch lors de la remise des diplômes du lycée de son frère. Celui-ci va prendre la place de George dans la banque familiale Bailey Brothers Building and Loan pendant que George ira à l'université. Lors du retour de la soirée, en tenue de rechange car ils ont dû se changer après être tombés dans la piscine sous le plancher de la salle des fêtes, George casse le carreau d'une vieille maison abandonnée, au 320 Sycamore Road, et fait le vœu d'explorer le monde, tandis que Mary fait elle aussi un vœu mais le garde secrètement. Néanmoins, alors qu'il rentre de la soirée, George apprend la mort de son père. George, qui avait envisagé un tour du monde avant l'université, doit donc rester pour gérer l'entreprise familiale. Henry Potter, un homme d'affaires avide qui contrôle une grande partie de la ville, tente de fermer la banque, mais George accepte de la diriger pour maintenir l'accès des habitants aux prêts. Il donne donc ses économies à son frère pour que ce dernier aille à l'université, et prend la direction de la banque avec son oncle.

Après plusieurs années, Harry, le frère de George, rentre pour prendre la direction de la banque et permettre à George de partir étudier et voyager. Cependant, Harry revient marié et son beau-père lui propose un métier plein d'avenir. George décide de rester à Bedford Falls et se marie avec celle qui l'aime depuis toujours, Mary Hatch.

Le jour de son mariage, George assiste à une panique bancaire. En outre, Henry Potter offre aux épargnants de leur racheter leurs placements pour la moitié de leur valeur, ce qui lui permettrait de prendre le contrôle total de l'entreprise. George sauve donc la banque avec les qu'il avait mis de côté pour partir en lune de miel. Néanmoins, sa femme, qui avait eu l'idée d'utiliser cet argent pour sauver la banque, a aménagé la vieille maison abandonnée au 320 Sycamore. Ils y passent leur lune de miel, et deviendra leur maison, restaurée petit à petit.

Après plusieurs années de prospérité, George a permis à Bedford Falls de se développer, et à ses habitants de se construire des maisons et de les habiter. Cela permet aux habitants de quitter les taudis qu'ils louaient à prix d'or à Henry Potter et cela pousse ce dernier à offrir à George de lui vendre son entreprise en échange d'un salaire de par an. George se laisse tenter mais finit par refuser violemment, ce qui fait enrager Henry Potter.

La veille de Noël 1945, l'oncle de George va déposer la recette de la Bailey Building and Loans à la banque. Il y croise Henry Potter et s'énerve contre lui. Il lui laisse le journal qui contient la nomination du frère de George à une distinction militaire, mais lui laisse également par inadvertance les qu'il était sur le point de déposer. Cet événement catastrophique, qui signifie la ruine de sa banque, plonge George dans un profond désespoir.

Il devient alors morose et agressif, se comporte mal avec sa femme et ses enfants, agresse verbalement l’institutrice de sa fille au motif qu'elle l'aurait laissée tomber malade et va boire au bar de son ami Martini, qu'il a aidé à se construire une maison. Là-bas, il est pris à partie par le mari de l'institutrice et en quittant le lieu, il heurte un arbre centenaire avec sa voiture, y laissant des traces et déclenchant l'ire de son propriétaire.

C'en est trop pour George, qui est sur le point de se suicider en se jetant d'un pont dans l'eau glacée. Néanmoins, l'ange Clarence l'interrompt en se jetant lui-même dans l'eau, poussant George à s'y précipiter pour le sauver. George a du mal à croire que Clarence soit son ange gardien et parle toujours de se suicider, tant et si bien que celui-ci décide de lui montrer la vie de ses proches s'il n'était pas né.

Dans ce monde sans lui, son frère est mort à 9 ans en se noyant. À la mort de leur père, l'entreprise familiale a dû être cédée à Henry Potter en son absence, précipitant son oncle dans la folie. La ville se nomme à présent PottersVille et est à présent une ville-cabaret dans laquelle sa mère devenue aigrie et méchante tient une pension miteuse. En outre, son amie d'enfance Violet est devenue une prostituée, et sa femme Mary Hatch est une vieille fille. Il aperçoit aussi le pharmacien Gower, celui qu'il avait empêché de donner par mégarde du poison au lieu d'un médicament à un enfant. Sans l'intervention salvatrice de George, il est devenu un mendiant en piteux état, ayant tout perdu suite au tragique et fatal empoisonnement accidentel de l'enfant.

Réalisant l'importance de sa propre vie et de son influence positive, George implore Clarence de lui redonner sa vie. Grâce à l'intervention divine, George retrouve la foi en lui-même et en l'humanité.

De retour chez lui, George est accueilli par ses concitoyens, qui ont rassemblé suffisamment d'argent pour sauver l'entreprise. Il réalise qu'il est l'homme le plus riche de la ville, non pas en termes de richesse matérielle, mais en termes d'amour et de soutien de ses proches.

L'histoire se termine avec un message d'espoir et de gratitude, soulignant le pouvoir des relations humaines et de la solidarité communautaire, ainsi que la valeur de chaque vie.vignette|thumbtime=102|upright=1.5|Bande-annonce. right|240px|vignette|James Stewart et son ange gardien Clarence (Henry Travers).

Fiche technique Titre original : Titre français : La vie est belle Réalisation : Frank Capra Scénario : Frances Goodrich, Albert Hackett, Frank Capra et Jo Swerling, d'après la nouvelle de Philip Van Doren Stern Direction artistique : Jack Okey Décors : Emile Kuri Costumes : Edward Stevenson Photographie : Joseph F. Biroc, Joseph Walker et Victor Milner (non crédité) Montage : William Hornbeck Musique : Dimitri Tiomkin Producteur : Frank Capra Société de production : RKO Pictures Société de distribution : RKO Radio Pictures Pays de production : États-Unis Langue : anglais Format : noir et blanc - 35 mm - 1,37:1 - son : mono Genre : comédie dramatique Durée : Dates de sortie : États-Unis : (première à New York) États-Unis : (sortie nationale) France :

Distribution

James Stewart (VF : René Bériard) : George Bailey Donna Reed (VF : Renée Simonot) : Mary Hatch-Bailey (Madeleine en VF) Lionel Barrymore (VF : Jean Lemarguy) : Henry F. Potter Thomas Mitchell (VF : Camille Guérini) : William Bailey dit « oncle Billy » Henry Travers (VF : Paul Villé) : l'ange Clarence Odbody Beulah Bondi : « Ma » Bailey Frank Faylen (VF : Jacques Beauchey) : Ernie Bishop Ward Bond (VF : Raymond Loyer) : Bert Gloria Grahame (VF : Anne Sarignac) : Violet Bick H. B. Warner : Emil Gower Frank Albertson (VF : Jean Daurand) : Sam Wainwright : Harry Bailey Samuel S. Hinds : Peter « Pa » Bailey (Pierre en VF) Virginia Patton (VF : Thérèse Rigaut) : Ruth Dakin Mary Treen : Cousine Tilly Charles Williams (VF : Henri Ebstein) : Cousin Eustace Sarah Edwards : Hatch William Edmunds (VF : Fernand Rauzena) : Giuseppe Martini Argentina Brunetti : Martini : George Bailey jeune Lillian Randolph (VF : Maya Noël) : Annie Sheldon Leonard : Nick, le barman Frank Hagney : l'assistant muet de Potter Ray Walker (VF : Claude Péran) : Joe Charles Lane : le collecteur de loyers de Potter : Tom : Pete Bailey : Janie Bailey : Zuzu BaileyKarolyn Grimes a laissé un livre, Zuzu Bailey's It's a Wonderful Life Cookbook (avec Franklin Dohanyes), Carol Publishing, 1996, ainsi qu'une biographie, Everytime a Bell Rings: The Wonderful Life of Karolyn Grimes (avec Clay Eals), Pastime Press, 1997. (voir son site officiel, en anglais). : Tommy Bailey

Acteurs non crédités

Jean Acker : une citadine Stanley Andrews (VF : Jean Brunel) : Mr. Welch, le mari de l'enseignante Ellen Corby : Miss Davis Adriana Caselotti : la chanteuse au Martini's Bar Harry Cheshire (VF : Jean Brunel) : . Campbell Dick Elliott : le gros homme sous le porche Tom Fadden : le gardien du pont Eddie Fetherston (VF : Jean Brunel) : Horace Charles Halton : Carter, le contrôleur bancaire Harry Holman (VF : Jean Brochard) : Mr. Partridge, le directeur du lycée Arthur Stuart Hull (VF : Maurice Dorléac) : Mr. Randall Jimmy (corbeau) Harold Landon : Marty Hatch J. Farrell MacDonald (VF : Jacques Berlioz) : l'homme dont l'arrière-grand-père a planté l'arbre percuté par George Almira Sessions : la secrétaire de Potter Carl Switzer : Freddie, le prétendant ennuyeux de Mary au lycée Charles C. Wilson : Charlie (VF : Georges Chamarat) : l'ange Joseph (voix) Moroni Olsen (VF : Richard Francœur) : le second ange (voix)

Production Genèse du projet