Jean-Baptiste Pierre Saurine est un ecclésiastique, curé rouge et homme politique français, né le à Eysus (province du Béarn) et mort le à Soultz-Haut-Rhin.
Biographie Jean-Baptiste Pierre dit Jean-Pierre Saurine, fut ordonné prêtre par Révol, vicaire de Sainte-Marie d'Oloron. Il devint ensuite curé d'Eysus.
Mandat à la Constituante En 1789, Jean-Pierre Saurine est élu représentant du clergé, le premier sur deux, du Béarn, aux États généraux. Il est admis au club des Jacobins.
Il prit une grande part aux discussions sur la constitution civile du clergé. Il prêta le serment ecclésiastique et fut élu le , évêque constitutionnel des Landes, siégeant à Dax. Il est sacré le à Paris par Jean-Baptiste Gobel. Un bref du pape du déclara cette élection nulle et la consécration sacrilège.
Mandat à la Convention En , Jean-Pierre Saurine est élu député du département des Landes, le sixième et dernier, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine : Ne pouvant [...] et ne voulant donner mon vœu que comme législateur, [...] je vote, comme mesure de sûreté générale, pour la détention de Louis et de sa famille, dans un lieu sûr, et plus sûr que le Temple, jusqu'à ce que la paix soit solidement établie [...]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État ». Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Jean-Pierre Saurine est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin. Lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III (le ).
Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Jean-Pierre Saurine est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an V (le ).
Proche de Grégoire, Saurine fut l'un des plus actifs rebâtisseurs de l'Église constitutionnelle après la Terreur. Fin 1794, il constitua avec Grégoire, Royer, et Desbois le groupe des qui se donne pour mission de régénérer l’Église de France gravement affaiblie par la campagne de déchristianisation et les démissions d’évêques et de prêtres.
Il participe aux conciles nationaux de 1797 et 1801. Il accepte le concordat de 1801 se démet de son épiscopat et est nommé, le , évêque concordataire de Strasbourg, confirmé le suivant il le reste jusqu'à sa mort, en 1813. Il fut accusé de partialité en faveur des assermentés dans l'administration de son diocèse et dut s'en expliquer à Paris, où il sut se concilier la faveur de Napoléon.
En tant que membre de la Société de philosophie chrétienne, il fut un des rédacteurs des Annales de la religion, qui étaient souvent rédigées à son domicile, rue Pierre-Sarrazin à Paris.
Franc-maçon favorable aux idées nouvelles, il est initié dans une loge de Bayonne, il est membre de la loge et du chapitre de Rose-Croix des à Paris, en 1781. Député du Grand Orient de France, porteur du grade de Chevalier Rose-Croix.. Il participe en tant que membre du créé en 1784, à la rédaction des statuts et règlement de l'organe fédérateur des hauts grades maçonniques en France.. Membre en 1808 de l'ordre du Temple de Bernard-Raymond Fabré-PalapratBnF, fichier Bossu ; Arch. nat., 3AS/20..
Distinction
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Notes et références
Sources Bernard Plongeron, L'abbé Grégoire et la République des savants, éditions du CTHS, 2001. Rodney J. Dean, L'Église constitutionnelle, Napoléon et le Concordat de 1801, Paris, 2004. Rodney J. Dean, L'abbé Grégoire et l'Église constitutionnelle après la Terreur 1794-1797, Paris, 2008. , tome 5, p.272-273. Paul Pisani, Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel (1791-1802), Paris, Alphonse Picard, 1907, p. 430-441. Auguste Kuscinski, Dictionnaire des conventionnels, Éditions du Vexin Français, Brueil-en-véxin, p.557-558.
Voir aussi Bibliographie Claude Muller, « Jean Pierre Saurine », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 32, p. 3376 Louis Schlaefli, « Un portrait peu flatteur de l'évêque Saurine », in Archives de l'Église d'Alsace, 1997, 52,
Articles connexes Liste des évêques puis des archevêques de Strasbourg Église constitutionnelle
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