Gustave Édouard Aimé Victor Téry, dit Gustave Téry, né à Lamballe (Côtes-d'Armor) le et mort à Paris le , est un journaliste, écrivain et pamphlétaire français.
Biographie Il est le fils d'Édouard Téry, régisseur, et de Victorine Guyomar.
Normalien et agrégé de philosophie, il enseigne pendant sept ans avant d'être révoqué par le ministère de l'Instruction publiqueGustave Téry, « Votre démission, monsieur le directeur ! », L'Œuvre, 47, 23 novembre 1911, p. 33.. Il exerce à Carcassonne de 1895 à 1898, puis de 1898 à 1899 au lycée de LavalIl y trouve à la même époque Henry Bolo, alors vicaire général.. Il prend ensuite des congés de 1899 à 1903. Il rejoint ensuite le lycée de Roanne.
Attiré par le journalisme, il fonde en 1904, avec l'ex-collaborateur de L'Aurore Urbain Gohier le journal L'Œuvre, mensuel puis hebdomadaire indépendant.
S'affirmant dans les grandes lignes proche des socialistes et des anticléricaux, L'Œuvre de Gustave Téry rejoint sur la question antisémite le nationalisme intégral prôné par l'Action française de Charles Maurras. Il écrit que les socialistes doivent être antisémites pour être intégrés dans véritable mouvement national :L’antisémitisme « gagne les milieux socialistes et recouvre insensiblement son véritable caractère : ce n’est plus le cri de guerre d’un parti, c’est un mouvement national qui s’ébauche. Révolutionnaires ou conservateurs, républicains ou royalistes, tous les Français, quelles que soient leur origine sociale, leurs convictions politiques, philosophiques ou confessionnelles, peuvent et doivent s’unir contre les Juifs. »En 1911, L'Œuvre participe amplement à la campagne visant notamment Marie Curie. Téry y dénonce les scandales de l’époque, attaque Aristide Briand, Léon Daudet et bien d’autres. En 1915, devenu quotidien, le journal soutient le pacifisme et devient en quelque sorte le porte-parole officieux du Sinn Féin. Après le traité anglo-irlandais du , il défend l'État libre par esprit démocratique et antimilitariste.
Gustave Téry publia le roman Le Feu d'Henri Barbusse, malgré la censure, et fit campagne pour la création d’une Société des Nations.
Il partage la vie d'Annie de Pène. Il est le père de Simone Téry.
Il meurt le en son domicile dans le Archives de Paris 16e, acte de décès , année 1928 (page 12/20), et, est inhumé au cimetière du vieux bourg de Pléneuf-Val-André. À Lamballe, une rue et un collège ont autrefois porté son nom.
Principales publications Les Cordicoles, 1902 . Monsieur Gustave Téry, réponse à Charles Péguy dans les Cahiers de la quinzaine, 1902 . Laïcisons la Franc-Maçonnerie ! Réponses d'un Provincial à Louis de Montalte, 1904. Jean Jaurès, 1907 . Aristide Briand dit Aristide-le-cynique, 1909. Nos bons apôtres, comédie en 3 actes, Paris, Petit-Théâtre, . L'Union sacrée, nouveaux petits morceaux de Charles Maurras et Léon Daudet, choisis par Gustave Téry, 1918. Les Allemands chez nous, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1918 . Briey, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1919. L'École des garçonnes, recueil d'articles parus dans L'Œuvre, 1923 . Pour la patrie, s. d. Les Divorcés peints par eux-mêmes, mille et une confessions recueillies par Gustave Téry, s. d.
Notes et références
Liens externes
« Octave Mirbeau et les comédiens » : entretien d'Octave Mirbeau par Gustave Téry . . Nelly Sanchez, notice biographique .
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