Massa Lombarda (la Mása en dialecte romagnol) est une commune italienne de la province de Ravenne, dans la région Émilie-Romagne.
Géographie La commune de Massa Lombarda est située à à l’est de Bologne sur la route nationale SS253 qui mène à Ravenne (). Au sud, Imola est à environ, ainsi que les embranchement à l’autoroute italienne A14 et la route nationale SS9 Via Aemilia.
Les communes voisines sont : Sant'Agata sul Santerno Lugo
Histoire Origine Au Moyen Âge, les territoires de Massa Lombarda étaient principalement couverts de forêts et étaient, au nord, en limite des terres marécageuses de la Valle Padusa (paludes sur la rive droite de Pô di Primaro dans la région de Ferrare).
La première notice sur le territoire date du , sur un acte faisant don des terres au monastère, de rite grec, de Santa Maria in Cosmedin de Ravenne qui, en 1235, concèdent à la commune d’Imola une partie du territoire nommé Massa S. Pauli (le terme "massa" indique un ensemble de fonds ou de terres avec au moins une église).
Du Moyen Âge à fin En 1251, fondation d’un centre habitéLucio Donati, Origine di Massa Lombarda e del suo territorio, opuscolo, Faenza 2010. composé d’environ 87 familles provenant de Marmirolo (province de Mantoue), que la commune d’Imola établit sur un territoire désert mais fertile.
En 1264, Massa S. Pauli passa sous la dépendance de Bologne (cité guelfes).
En 1273, le centre habité prend le nom de Massæ Lombardorum.
En 1277, Massa fut pris par les comtes de CunioUn centre voisin de Lugo, disparu aujourd’hui., puis repris par les bolonais quelques années plus tard. En 1297-98 Massa fut l’unique centre habité à être épargné par l’avancée de la Lega amicorum, constituée par les chefs gibelins de Romagne, menés par Maghinardo Pagani.
Durant le , Massa Lombarda fut conquis plusieurs fois par des capitaines d’aventure comme Corrado Lando (1358), Giovanni Acuto (1376) et Alberico da Barbiano (1399) qui tous, gouvernaient au nom de l’État pontifical, propriétaire de tout la Romagne. Dans la Descriptio provinciæ Romandiolæ de 1371, Massæ Lombardorum fut classifié comme castrum.
En 1384, Massa Lombarda fut cédé en vicariat apostolique à Bologne.
En 1424, le pays passa à Philippe Marie Visconti qui, dix années plus tard, céda par diplomatie tous ses territoires entre Forlì et Imola au nouveau pape Eugène IV, lequel les confia à la famille guelfe des Manfredi di Faenza.
En 1440, le pape Eugène IV céda toutes les terres du monastère de Santa Maria in Cosmedin, dont Massa, au marquis de Ferrare, Nicolas III d'Este pour ducati d'oro.
Du duché de Ferrare à l’État Pontifical Sous la famille d’Este de Ferrare, le pays connu un siècle (1480-1598) de paix et de développement (route, école publique, hôpital) puis, à l’extinction cette famille d’Este, en 1598, Massa Lombarda retourna sous l’État Pontifical de Clément VIII.
Dans la période de mi- à mi-, de graves épidémies firent de nombreuses victimes, à cause de la peste chez les humains et la fièvre aphteuse chez les animaux. En 1688, le pays fut touché par un fort séisme qui causa de gros dégâts. De 1796 à 1815, le pays subit des années d’invasions militaires françaises ou autrichienne, passa de la République cispadane à la République cisalpine, devenant chef-lieu de district, puis retourna à l’État pontifical après la Restauration.
En 1860, Massa Lombarda, après le plébiscite du 11 et , fait partie du royaume d'Italie (1861-1946).
De l’Unité à la libération En 1861, la population comptait , de grands travaux d’assainissement permirent la culture de la betterave sucrière, la cité fut raccordée au réseau ferroviaire national et des tronçons furent ouverts en direction des grands centres de Bologne, Ferrare et faenza.
Construction d’écoles communales (1893), d’un nouvel hôpital (1848) et raccordement au réseau électrique (1914).
Au début du , le développement économique se concrétise autour de la culture fruitière (pèche, poire, pomme, prune, tomate) et de la transformation du produit (industrie sucrière, exportation et transformation des fruits en boisson ou en confiture, etc.).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, se trouvant à moins de du front sur le fleuve Senio, Massa subit de gros dégâts.
De l’après guerre à aujourd’hui Massa retrouve son essor par le développement de nouveaux établissements travaillant sur les fruits et par l’arrivée de travailleurs étrangers. En 1957, construction des réseaux d’eau potable et de gaz méthane. Au début des années 1970, le secteur agricole subit une certaine crise due à la mécanisation et la fermeture d’établissements vieillissants.
En 1982, le Canal Émilien Romagnol qui traverse le territoire, permis l’irrigation estive et le maintien de l’économie agricole.
Monuments et lieux d’intérêt Architecture religieuse l’église de San Paolo : construite entre 1528 et 1537 sur les ruines d’une église antique. l’église de San Salvatore de 1763, restaurée. le sanctuaire del Trebeghino : du .
Architecture civile La piazza Matteotti ou place centrale de Massa Lombarda enfermée entre les palazzi historiques, dominée par la tour de l’horloge. le Palazzo Comunale (1732-1812) conserve les archives historiques, communales et notariales. la tour de l’horloge terminée en 1756, érigée sur un angle de la place centrale. le Palazzo Bonvicini du , propriété privée restaurée.
Culture le complexe culturel communal : bibliothèque, musée "Carlo Venturini" et pinacothèque civique le musée de la culture fruitière : de 1983, témoignage du travail agricole de la Basse Romagne au siècle dernier.
Personnalités liées à Massa Lombarda Eugenio Bonvicini (1823-1908), deputato e senatore Angelo Torchi (1856-1915), pittore Domenico Panighi (1908-1974), pittore Giacinto Ricci Signorini (1861-1893), poeta
Fêtes et évènements "San Peval d'j Segn" le , "Dindondero d'oro" au printemps "Fête de 'Unità" à Fruges en juin et à Massa Lombarda en juillet "Fête pour la vie" "Riot Fest" mi-juillet
"Festival international du folklore" fin juillet "Sagra delle sfogline" fin août "Fête de la reprise et Palio del Timone" première semaine de septembre
Économie "Le pays du fruit" : culture, exploitation, récolte, transformation, expédition, etc.
Administration
Hameaux Fruges, Villa Serraglio, La Zeppa, Oppio
Communes limitrophes Conselice, Imola, Mordano, Sant'Agata sul Santerno
Population Évolution de la population en janvier de chaque année
Ethnies et minorités étrangères Selon les données de l’institut national de statistique (ISTAT) au la population étrangère résidente était de . Les nationalités majoritairement représentatives étaient :
Pos. Pays Population 1 370 2 356 3 330
Jumelage
Bibliographie Luigi Quadri, Vita massese attraverso i secoli, Tipografia Massa Lombarda, 1909; (anonimo) Marmirolo e Massalombarda, Mantova, Tip. Alce, 1965; Luigi Quadri, Memorie per la storia di Massa Lombarda, Imola, Tip. Galeati, 1970; Mario Tabanelli, Questa è la Massa, Faenza, Lega, 1972. (a cura di) Il Nuovo Giornale di Massa, Massa Antica, supplemento, Anno V, , dicembre 1981; Mauro Remondini, 1945-1980. Cronache di vita massese nei 35 anni del Comune, Aramini, 1984; don Orfeo Giacomelli, Tutte le chiese di Massa Lombarda, opuscolo, 1985; (a cura di) Il Nuovo Giornale di Massa, Passeggiavano col nastrino rosso, supplemento, Anno X, , dicembre 1986. Luigi Quadri, Memorie paesane. Gli uomini più illustri di Massa Lombarda, a cura di Domenica Martini, Comune di M. L., 1989; Lucio Donati, "Vicende architettoniche del complesso carmelitano di Massa Lombarda" in Studi Romagnoli, vol. XLVIII (1997), Cesena; Mauro Remondini, Il paese della frutta. Massa Lombarda 1919-1945., Imola, Grafiche Galeati, 1999; Luigi Mazzolani, Massa Lombarda nell'estimo Friggeri del 1665 e lo sviluppo della proprietà nel tempo, Faenza, Edit Faenza, 2000.
Notes et références le .
Annexes Articles connexes Province de Ravenne Romagne (Italie) Émilie-Romagne Senio
Liens externes Commune de Massa Site officiel
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