Le Congrès, 22-, se tient au Bourget (Seine-Saint-Denis) : le titre sous lequel est rendu compte de l'allocution de clôture des discussions du Congrès est sans ambiguïté :

Gagner par l'action des millions de consciences aux idées du Programme commun.L'Humanité, 27 juin 1975, p. 6 : discours de Henri Krasucki.

La CGT annonce . Mais les délégués au Congrès représentants de syndicats portent les voix de syndiqués.

La moyenne d'âge de ces délégués est de 36 ans. le nombre des déléguées femmes est de 382, celui des délégués âgés de moins de 25 ans est de 232. le rapport d'orientation est voté par , moins abstentions.

Dès la fin du Congrès est élu le Bureau confédéralMichel Pigenet, , in Sophie Béroud, Élyane Bressol, Jérôme Pelisse & Michel Pigenet, La CGT (1975-1995). Un syndicalisme à l'épreuve des crises, édition Arbre bleu, 2019.. 3 départs de cette instance sont annoncés, 5 responsables nouveaux sont élus :

les 3 départs du bureau confédéral concernent : Benoît Frachon, nommé président d'honneur de la Confédération générale du travail. Il a 82 ans. Il meurt le . Son enterrement au cimetière du Père-Lachaize, à Paris, rassemble une foule importante. Il était membre du Bureau confédéral de la CGTU depuis 1931. En 1933, le Congrès de cette Confédération le porte au secrétariat de la CGTU. Après 44 ans de présence, presque un demi-siècle, il est la CGT. Son prédécesseur au secrétariat général, Léon Jouhaux avait passé un temps équivalent (45 ans de 1909 à 1954) de direction syndicale (CGT + CGT-FO). Un autre départ du Bureau confédéral touche un pilier, moins connu, du mouvement syndical : Léon Mauvais. Âgé de 73 ans, il a un parcours syndical plus discontinu que Benoît Frachon : élu en 1931 au Bureau confédéral de la CGTU, et au secrétariat de celle-ci en 1933, il n'est pas élu dans les organes dirigeants de la CGT en 1936. Secrétaire à l'Organisation du Parti communiste français, il reprend une place au Bureau confédéral en 1953. Il y siège donc depuis 22 ans quand il quitte cette responsabilité. Jean Schaefer, le troisième partant est âgé de 63 ans. Il était membre du Bureau confédéral depuis 1955, soit 20 ans de présence au « haut niveau ».

Les 5 nouveaux élus ont une moyenne d'âge de 38 ans et demi. Avec un taux de renouvellement de 33 %, c'est une secousse forte qu'enregistre le Bureau confédéral qui compte 16 militants, et dont la moyenne d'âge est de 45,6 ans. Il y a 3 femmes parmi eux, soit une de plus que dans les bureaux confédéraux antérieurs :

Georges Séguy, secrétaire général André Allamy, André Berteloot, René Buhl, directeur du Peuple, organe « officiel » de la CGT Marcel Caille, Jacqueline Dhervilly-Lambert, René Duhamel, Johannès Galland, nouvel élu, inspecteur des PTT, secrétaire de l'UD de la Seine-Saint-Denis. Christiane Gilles, (directrice du mensuel Antoinette, à destination des femmes) Henri Krasucki, (directeur de l'hebdomadaire La Vie Ouvrière) Jean-Claude Laroze, nouvel élu, contremaître à EDF, de l'UD de Saône-et-LoireArchives de la CGT, présentation du fonds Jean-Claude Laroze René Lomet, nouvel élu, contrôleur aux PTT, de l'UD du Rhône, ancien secrétaire des jeunes CGT Jeanine Marest, nouvelle élue, chimiste dans la métallurgie, de l'Union de la métallurgie du Rhône Livio Mascarello, Jean-Louis Moynot, Michel Warcholak, nouvel élu, chaudronnier, secrétaire de la fédération des travailleurs de l'État, ancien secrétaire du syndicat du Centre d'études de Saclay (Essonne)

Notes et références

Catégorie:Congrès de la Confédération générale du travail