Edwige Avice, née Edwige Bertrant le à Nevers (Nièvre), est une femme politique française.

Biographie

Jeunesse et formation Ses parents sont Edmond Bertrant et Hélène Guyot. Elle épouse en 1970 Étienne Avice, cousin de Roselyne Bachelot.

Elle est diplômée en lettres, de l'IEP de Paris (promotion 1968 voie Service Public) et de l'Institut du commerce international.

Elle commence sa carrière au département du commerce extérieur du Crédit lyonnais puis au cabinet du directeur général des Hôpitaux de Paris..

Années 1970

Membre du Parti socialiste et du courant CERES (Chevènement) elle devient, le , députée de Paris à la faveur d'une élection partielle qu'elle remporte contre le RPR sortant Christian de La Malène, dont l'élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel le ..

Elle devient membre de la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée nationale. Elle est ainsi, avec Marie Jacq, l'une des deux seules élues du groupe socialiste.

Années 1980

Après la victoire de François Mitterrand, elle est nommée ministre déléguée à la Jeunesse et aux Sports auprès du ministre du Temps Libre, André Henry. Elle est réélue dans la foulée députée du de Paris. En , elle est tête de liste de l'Union de la gauche dans le même arrondissement et est élue conseillère de Paris. Dans le gouvernement Mauroy, elle devient ministre déléguée au Temps libre, à la Jeunesse et aux Sports. De ces trois années au ministère de la Jeunesse et des Sports, elle laisse la « loi Avice ».

Elle est nommée secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense (Charles Hernu puis Paul Quilès) dans le gouvernement Fabius. Elle suit particulièrement l'enseignement militaire et le service national et tente de faire passer dans la société « l'esprit de défense ». En , elle est réélue députée de Paris en sur la liste Jospin.

En , elle est parachutée dans l'Isère après sa nomination comme ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères (Roland Dumas). Elle est élue députée, mais en , elle est battue aux cantonales. En , dans le gouvernement Cresson, elle est promue ministre de la Coopération et du Développement. En , elle quitte le gouvernement puis en 1993 elle est sévèrement battue aux législatives dans l'Isère.

Années 1990 et 2000

Depuis plusieurs années, elle s'était éloignée du courant CERES (devenu Socialisme et République) ; ainsi, elle approuve la guerre du Golfe et l'engagement français derrière les Américains (), milite pour le oui au traité de Maastricht (1992) et refuse de quitter le Parti socialiste pour le MDC en 1993.

Depuis 1993, elle travaille dans le privé mais continue à faire de la politique, non plus comme ministre ou parlementaire, mais comme experte ou conseillère.

De 1993 à 2005, elle est présidente-directrice générale de la Financière de Brienne et de Brienne Conseil. En 1997, elle est chargée de mission auprès du ministre de la Défense - Alain Richard - sur le tissu européen des PME/PMI des secteurs de la défense, de l'aéronautique et de l'espace. En 1998, elle fonde le Club Paris Citoyen et devient membre du Conseil économique, social et culturel du PS.

Elle préside également le CNAPSSite officiel du CNAPS. (Conseil national des activités physiques et sportives) depuis 2001 et est membre du Comité économique de défense depuis 1999 (elle le présida de 1999 à 2003). Elle est aujourd'hui directrice associée du BIPE (fournisseurs des analyses économiques).

Nommée chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le , par le gouvernement de Lionel Jospin, Edwige Avice est promue au grade d'officier par Nicolas Sarkozy ( - promotion de Pâques), au titre du ministère de la Santé et des Sports, puis commandeur le . Enfin, elle est promue à la dignité de grand officier le .

Décorations

Le , Edwige Avice est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre de puis est faite chevalier de l'ordre le . Elle est promue au grade d'officier le au titre de puis est faite officier de l'ordre le . Elle est promue au grade de commandeur le au titre de puis est faite commandeur de l'ordre le . Elle est élevée à la dignité de grand officier le au titre de .

Le , Edwige Avice est nommée directement au grade de commandeur dans l'ordre national du Mérite, au titre de . Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Femmes ministres en France

Liens externes

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