Zakaria Dridi, né le à Aigle, est une personnalité politique suisse, membre du Parti ouvrier populaire et cofondateur de la Grève du climat Vaud.

Ses actions militantes le conduisent à plusieurs reprises devant les tribunaux.

Biographie Zakaria Dridi naît le à Aigle, dans le canton de Vaud. Sa mère est suisse ; son père, algérien.

Ses parents étant déjà divorcés à sa naissance, il passe son enfance entre Aigle, où il vit avec sa mère, et Montreux, où il réside brièvement avec son père. À l'âge de 13 ans, il est placé dans un foyer au Mont-sur-Lausanne, où il reste jusqu'à ses 18 ans.

Il a une formation d'informaticien.

Parcours politique En 2022, il est candidat pour les élections cantonales vaudoises. En , à quelques jours des élections, un graffiti se lisant « mort aux communistes (Marendaz, Dridi & Co) » et signé d'un symbole et d'autocollants néofascistes est découvert sur un mur de l'Hôtel de ville de Lausanne. En parallèle, Zakaria Dridi reçoit des messages intimidants sur l'application Telegram. Ces événements ont suscité une vive indignation, tant au sein des partis politiques concernés que dans l'exécutif lausannois, qui a fermement condamné ces actes et porté plainte pour dommage à la propriété.Il entre au Conseil communal (législatif) de Sainte-Croix, qu'il quitte quelques mois plus tard pour cause de déménagement. En 2023, il prend la vice-présidence du POP Vaud.

Zakaria Dridi se présente aux élections fédérales de 2023, pour le Conseil national et pour le Conseil des États. Il y était le plus jeune candidat au Conseil des États.

Militantisme Zakaria Dridi commence son engagement politique à l'âge de 16 ans en rejoignant les Jeunes POP, avant de devenir membre actif du Parti ouvrier populaire vaudois. Il cofonde le collectif de la Grève du Climat dans le canton de Vaud en 2019.

En , il participe lors de la manifestation pour le climat du à Lausanne à un sit-in au sein des locaux des Retraites Populaires, dans le cadre d'une manifestation dénonçant les investissements de l'institution dans les énergies fossiles. Il est le premier mineur en Suisse à être jugé pour une action de désobéissance civile en lien avec l'écologie et le premier du mouvement Friday for Future. Cette action, menée par une cinquantaine de militants, a conduit à l'évacuation forcée de dix participants par la police. Zakaria Dridi est condamné par le Tribunal des mineurs à six demi-journées de travaux d'intérêt général avec sursis, pour « empêchement d'accomplir un acte officiel ». Après appel au Tribunal cantonal vaudois et deux procès perdu au Tribunal des mineurs de Lausanne, il est condamné en dernière instance par le Tribunal fédéral.

En , Zakaria Dridi comparaît devant la justice vaudoise en lien avec une manifestation pour le climat qui s'est tenue en avec la présence de Greta Thunberg, marquant le premier anniversaire de la Grève du climat Vaud. Accusé de violence ou menace qualifiée contre les autorités et les fonctionnaires, .

En , Zakaria Dridi participe à une action militante pacifique en rentrant dans l'usine Rami Swiss située à Courtételle, dans le canton du Jura. Cette action avait pour but de protester contre les relations commerciales de l'usine, sous-traitant d'Elbit Systems, avec l'armée israélienne⁣⁣. Rami Swiss a déposé plainte.

Notes et références

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