Les Chinois en Afrique du Sud () sont les membres de la diaspora chinoise vivant en Afrique du Sud. Ceux-ci proviennent majoritairement des Chinois émigrés avant le détournés des États-Unis à la suite de la loi d'exclusion des Chinois, des ouvriers employés dans les mines d'or, des industriels de Taïwan venus tenter leur chance dans les années 1970 à 1990, des Chinois fuyant la Chine vers une Afrique du Sud post-apartheid à partir de 1991, ainsi que de leurs descendants.

Cette population vit majoritairement à Johannesburg, et la communauté d'Afrique du Sud est la plus importante de toute l'Afrique.

Histoire Mines hollandaises Les premiers Chinois posant le pied en Afrique du Sud étaient des prisonniers des Néerlandais déplacés des prisons de Batavia afin de servir de main-d'œuvre dans les exploitations dans les années 1660. Une partie d'entre eux étaient des hommes libres venus s'installer dans les colonies hollandaises du cap de Bonne-Espérance afin d'y être fermiers ou commerçants.. De 1660 jusqu'à la fin du le nombre de Chinois dans les colonies du Cap n'excède jamais ..

Dans les années 1870, une ruée vers l'or dans les Witwatersrand et vers les diamants à Kimberley attire des Chinois de Canton, qui, peinant à obtenir des licences d'exploitation à cause de discriminations raciales, se tournent vers le petit entrepreneuriat.. La loi d'exclusion des Chinois qui leur ferme les frontières américaines entre 1884 et 1904 participe à l'essor de cette destination pour les migrants chinois.

La seconde guerre des Boers éparpille la communauté hors du Witwatersrand et créé des quartiers notamment à Port Elizabeth, au Cap-Oriental et à Johannesburg. Les descendants de cette première vague d'immigration sont en 2012 au nombre de selon Yoon Jung Park.

Mines britanniques vignette|Mineurs chinois. Entre 1904 et 1910, une nouvelle vague de Chinois est embauchée sous contrat dans les mines d'or du Witwatersrand, jusqu'à sur toute la période. En effet, les ouvriers non qualifiés africains refusant les offres des britanniques pour rester dans les villes, ceux-ci se tournent vers les asiatiques. Les provinces de Zhili, de Shandong et du Henan sont les plus gros fournisseurs de main-d'œuvre, en partie grâce à l'aide de Herbert Hoover, futur des États-Unis, alors directeur de la (CEMC). Cependant, et pour les mêmes raisons de racisme qu'aux États-Unis à la même époque, la quasi-totalité des ouvriers sont renvoyés dans leur pays après 1910. Il existe encore aujourd'hui un mythe faux, qui fait des Chinois d'Afrique du Sud les descendants de ces chercheurs d'or contractuelsWalter Liggett, The Rise of Herbert Hoover (New York, 1932). Lorsque les conditions de travail de ces ouvriers commencent à être connues au Royaume-Uni, le scandale public entraîne la chute du gouvernement conservateur. D'un autre côté, cette exploitation fait des mines de Witwatersrand les plus productives du monde et permet un redressement de l'économie du pays à la suite de la guerre des Boers.

Mahatma Gandhi vignette|Leaders de la résistance passive chinoise en 1906 En 1906, environ se joignent à la marche des Indiens organisée par Gandhi pour protester contre l'interdiction faite aux asiatiques d'accéder à la propriété. Entre 1906 et 1913, ils soutiennent la résistance passive, le secrétaire de l'association chinoise informant Gandhi que les membres de sa communauté sont prêts à se faire mettre en prison à sa suite.

Apartheid Durant l'apartheid, environ sont présents sur le sol sud-africain. Ils sont classés dans la catégorie , puis dans la catégorie avec les Indiens. Ils sont soumis aux mêmes exclusions que les noirs, ce qui entraîne des obligations de déménager pour certains d'entre eux, présents dans des zones qui deviennent « réservées aux blancs ».

Industrialisation Des liens particuliers sont tissés entre l'Afrique du Sud et Taiwan (officiellement la République de Chine) à partir des années 1970. Les investisseurs provenant de cette région, aussi bien Chinois ou Taïwanais que Coréens et Japonais, bénéficient d'avantages fiscaux pour s'implanter dans les zones pauvres des Bantoustans. Ils sont classifiés blancs honoraires, avec presque autant de droits que les blancs, ce qui crée un paradoxe par rapports aux descendants des Chinois déjà implantés dans le pays qui continuent d'être classifiés ou .

La population chinoise passe durant cette période de à , avec des investissements notamment dans le textile estimés à plus de de dollars et employant .

En 2010, les Chinois-Taiwanais ne représentent plus qu'environ

Post-Apartheid À partir de 1994, une nouvelle vague d'immigration économique en provenance de la Chine continentale monte la population à plusieurs centaines de milliers, créant des chinatowns dans toutes les villes principales du pays.

Parallèlement à cette immigration nouvelle, les Chinois implantés de longue date réclament le droit à bénéficier du programme . En 2008, la Haute Cour d'Afrique du Sud à Prétoria juge qu'en vertu de la discrimination qu'ils ont subie durant l'apartheid au même titre que les , ils doivent également être reconnus comme noirs au regard de ce programme. Les autorités précisent en 2015 que seuls les Chinois installés sur le territoire avant 1994 bénéficient de cette disposition.

Voir aussi Histoire de l'Afrique du Sud Diaspora chinoise Portail:Chine

Notes et références

Catégorie:Groupe ethnique en Afrique du Sud Catégorie:Diaspora chinoise