Paul Abram est un romancier, critique littéraire, metteur en scène et directeur de théâtre français né le à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et mort le à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Il a notamment dirigé le Théâtre de l'Odéon et le Théâtre national populaire (TNP) de Paris.
Biographie
Jeunesse et études Paul-Élie Samuel Abram est né dans une famille de religion juive, fils de Benjamin Abram, avocat et maire d'Aix-en-Provence de 1888 à 1896 et d'Esther Baze, sans profession.
Après des études de médecine., il s'oriente vers la littérature et le théâtre, devenant critique dans plusieurs journaux et publiant deux romans avant la Première guerre mondiale.
Carrière littéraire En 1908, il publie L'Évolution du mariage dont Léon Blum, dans sa préface, souligne les qualités et l'intérêt :
Au cours de la Première guerre, il fait partie du service de santé militaire. Il écrit un livre, Médecins et Militaires : La Guerre du Service de santé, publié en 1920, qui décrit ce qu'il a vécuMédecins et Militaires : La Guerre du Service de santé, Association médicale mutuelle, janvier 1921 . Après la guerre, il reprend son activité de critique et d'écrivain. Il devient membre du comité de l'Association syndicale des critiques littérairesAnnuaire de l'Association syndicale des critiques littéraires et bibliographes, 1920 .
Carrière théâtrale En 1922, Firmin Gémier (1869-1933), directeur de Théâtre de l'Odéon, lui demande de devenir son collaborateur et le nomme co-directeur en 1925. En 1930, il succède dans la fonction de directeur à Firmin Gémier qui souhaite se consacrer entièrement au Théâtre national populaire installé au palais de Chaillot. Abram s'investit dans la rénovation de la salle et parallèlement organise des tournées de la troupe tant en France qu'à l'étranger. Au cours de son mandat, Paul Abram veille à présenter aussi bien des pièces classiques que modernes.
Paul Abram cumule, à partir de 1938, cette responsabilité avec celle de directeur du Théâtre national populaire, succédant à Albert Fourtier (Gémier étant mort en 1933). En 1940, il est révoqué de ses fonctions en raison des lois raciales, et quitte la France l'année suivante pour fuir le régime de Vichy et le nazisme.
La réunion de la Comédie-Française et de l'Odéon sous une même direction lui fait perdre son poste en 1946. Il est alors nommé directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD), créé cette même année afin de promouvoir un enseignement spécifique de l'art dramatique et le restera jusqu'en 1955..
Par décret du , Paul Abram est nommé vice-président du conseil supérieur de la Radiodiffusion-télévision française..
Il meurt le à 86 ans d'une hémorragie cérébrale.
Distinctions 1923 : .
Ouvrages et articles L'Évolution du mariage, préface de Léon Blum, Paris, E. Sansot & Cie, 1908, XX-225 p. Cartes postales. Critiques, notes et impressions, Paris, E. Sansot, 1909, 266 p. (Extrait en ligne sur Gallica) Un essai d'organisation économique de la lutte contre la tuberculose. L'Office antituberculeux Jacques Siegfried et Albert Robin à l'hôpital Beaujon, Paris, G. Steinheil, 1910 : édition de sa thèse de médecine.
Notes et critique littéraire et dramatique, Paris, E. Sansot, 1913, 296 p. Lettres pour le filleul de l'arrière, préface de Paul Margueritte, Paris, Berger-Levrault, 1917, 179 p . La Faiblesse de l'homme. Notes d'après-guerre, Paris, éditions des Amitiés françaises, 1919, 191 p. ; réédition en 1920. Médecins et militaires : la guerre du Service de santé, Paris, La Renaissance du Livre, 1920. Une femme et des hommes, Paris, J. Ferenczi, 1923, 220 p. La Faute de Psyché, roman, Paris, Librairie Baudinière, 1924, 187 p.
Mises en scène 1932 : Lorenzaccio d'Alfred de Musset, Théâtre de l'Odéon.
1933 : Jeanne de Pantin, pièce en 11 tableaux de Jean-Jacques Bernard, Théâtre de l'Odéon.
1934 - Jeanne d'Arc de Saint-Georges de Bouhélier, décors d'André Boll, Théâtre de l'Odéon. Les Femmes savantes, comédie de Molière, Théâtre de l'Odéon.
1936 Le Cid de Pierre Corneille, Théâtre de l'Odéon. - Le Procès de Mary Dugan, pièce en 3 actes d'Henry Torrès et Horace de Carbuccia, d'après de Bayard Veiller, Théâtre de l'Odéon.
1937 : le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare, Théâtre de l'Odéon.
1938 : Le Roi-Soleil de Saint-Georges de Bouhélier, Théâtre de l'OdéonDossier de presse ..
1939 : Athalie, tragédie de Jean Racine, musique de Felix Mendelssohn, décors de Charles Siclis, Théâtre de l'Odéon.
1940 : 1939, pièce en 2 actes de Denys Amiel (création), Théâtre de l'Odéon...
1945 - : Louise de la Vallière, pièce en 3 actes de Jean-Jacques Bernard (création), Théâtre de l'Odéon...
1957 : Feu !, drame d’Yves Chatelain, Théâtre des Arts, Paris.
1958 : Sait-on jamais !... de François Turpin, Théâtre Saint-Georges.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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