Samuel Wazizi est un journaliste camerounais mort en prison après dix mois de détention. L'administration camerounaise cache le décès à la famille pendant les dix mois. Aucun corps n'est restitué pour des obsèques.
Biographie
Enfance et débuts
Carrière Il est reporter d’image et présentateur d’une émission à Chillen Music Television., CMTV, une chaîne régionale privée anglophone dans la ville de Buéa dans la région du Sud-Ouest du Cameroun.
Il dénonce la gestion de la crise anglophone au Cameroun.
Protagonistes
Faits
Arrestation et transfert Arrêté à Buéa dans la région du Sud-Ouest le par le Bataillon d’Infanterie Motorisé (BIM), Wazizi est soupçonné de complicité et d'intelligence avec les sécessionnistes et terroristes. Il est accusé de collusion avec les séparatistes. Il lui est reproché de fournir des informations aux séparatistes. Il est ensuite détenu au secret puis transféré à Yaoundé.
14 audiences après sa mort Pendant ces mois, aucune information sur son état n'est communiquée à ses avocats. Ils assistent aux 14 audiences qui ont lieu sur environ 10 mois sans savoir qu'il est mort. Son corps n'est pas restitué à sa famille.
Annonce de la mort Les soupçons de disparition commencent lorsque, supposé détenu, il est absent à l'audience du procès du . Ses proches sont restés 10 mois sans nouvelles depuis sa disparition.
Le mardi , Cédrick Noufele d'Equinoxe Télévision annonce .
L'armée confirme sa mort en détention; le communiqué est signé du chef de division à la communication au ministère de la Défense.
Enquêtes Le à la sortie de sa deuxième audience en l'espace de 2 mois, M. Guilhou, l'ambassadeur de France au Cameroun, annonce avoir obtenu du Président de la République Paul Biya, la promesse de l’ouverture d’une enquête. Elle va déterminer les causes et les circonstances de la mort de Samuel Wazizi. La CRTV parle de décès à la suite d'une sepsis sévère.
Réactions Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’UNESCO, a appelé les autorités camerounaises à éclaircir les circonstances de la mort en détention de Samuel Wazizi : .
Alertes dans la presse La presse se mobilise dès son arrestation et après l'annonce de sa mort. Le Cameroun est sur 180 au classement mondial RSF de la liberté de la presse.
Suites judiciaires Mardi , un collectif d'ONG et des avocats réclament une enquête transparente, indépendante et impartiale et justice. L'ambassadeur américain à Yaoundé adresse une lettre de soutien à ses avocats et dit suivre de près le déroulement de l'affaire. Un collectif "justiceforwazizi" se met sur pieds.
En , le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, évoque cette affaire lors d'une séance de réponses aux questions des représentants du peuple en France.
Le , Le ministre de la Défense répond à l'assemblée que l'affaire est en cours au tribunal.
Notes et références
Articles connexes Mort de Bibi Ngota, Dispation de Kingsley Fumunyuy Njoka, Paul Chouta, Martinez Zogo, Florent Sikati II Kamwo
Catégorie:Journaliste camerounais Catégorie:Disparition forcée au Cameroun Catégorie:Personnalité de la crise anglophone au Cameroun