Le régiment de Vintimille est un régiment d'infanterie du royaume de France, créé en 1647 sous le nom de « régiment de Gassion » devenue sous la Révolution le d’infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du régiment de Gassion : renommé régiment de Palluau : renommé régiment de Sourches : renommé régiment d'Harcourt : renommé régiment d'Humières : renommé régiment de La Châtre : renommé régiment de Saint-Sulpice : renommé régiment de Lannoy : renommé régiment de Louvigny : renommé régiment de Rochechouart : renommé régiment d'Aubeterre : renommé régiment de Rohan-Montbazon : renommé régiment de Montrevel : renommé régiment de Berry : renommé régiment de Vintimille : renommé d’infanterie de ligne
Colonels et mestres de camp : Jean, comte de Gassion : Philippe de Clérambault, comte de Palluau : N. du Bouchet, marquis de Sourches : Henri, duc d’HarcourtEn 1677, il est nommé colonel du régiment de Picardie : Henri-Louis de Crevant, marquis d'Humières ; : Louis Charles Edme marquis de La Châtre : Etienne de Crussol d'Uzès, comte de Saint-SulpiceDécédé le durant le siège de Kaiserswerth : Philippe Emmanuel de Crussol d'Uzès, marquis de Saint-SulpiceFrère du précédent : Louis Auguste, comte de Lannoy : Jean Maignart de Bernières de LouvignyIl est devenu brigadier le , maréchal de camp le et lieutenant-général le : François Charles, comte de Rochechouart-Faudoas : Jean-Baptiste Charles Hubert d'Esparbès de Lussan, chevalier d'AubeterrePasse colonel commandant du régiment Royal des Vaisseaux : Jules Hercule Mériadec de Rohan, prince de Montbazon Il est nommé brigadier , maréchal de camp le , et lieutenant-général le . : Florent-Alexandre-Melchior de La Baume, comte de MontrevelLe comte de Montrevel devint brigadier et maréchal de camp le . : Henri Charles Emmanuel, baron de Crussol : François Désiré Marc Ghislin, marquis de Berghes-Saint-Winox : Charles Emmanuel Marie Madelon, comte de VintimillePrésumé fils du roi Louis XV et de Pauline Félicité de Mailly-Nesle, le comte de Vintimille était brigadier depuis le , et maréchal de camp depuis le . : Raphaël de Casabianca
Historique des garnisons, combats et batailles du régiment Origines Guerre de Trente Ans Durant le siège Courtrai Plan de la bataille de Courtrai en 1646, en 1646, pendant la guerre de Trente Ans, Gaston, duc d'Orléans avec comme adjoint, pour diriger les opérations, le maréchal Jean, comte de Gassion. Celui-ci à la tête de quelques centaines d'hommes endiablés de toutes les nations, qui depuis longtemps suivaient sa fortune, faisaient la principale force de l'armée, car ils étaient la terreur des Espagnols. Après la capitulation de Courtrai le gouvernement en fut donné à Jean de Gassion. Régiment de Gassion (1647-1647)
Guerre de Trente Ans Par ordre du les troupes de Jean Gassion furent réunis et prennent le nom de « régiment de Gassion ». Cette même année le régiment prend part à plusieurs petits combats autour de Courtrai et perd son illustre chef, tué le au siège de Lens d'une mousquetade à la tête.
Régiment de Palluau (1647-1665) Guerre de Trente Ans et Fronde Il est donné Philippe de Clérambault, comte de Palluau, qui y incorpore, par ordre du , un régiment qu'il avait levé le . Celui-ci était plus ancien, mais l'autre était meilleur et destiné à être entretenu comme garnison. Le comte de Palluau succède aussi à Jean Gassion dans le gouvernement de Courtrai.
En , les Espagnols tentent de surprendre la ville, en l'attaquant de nuit par quatre endroits différents. Mais le « régiment de Palluau » après deux heures de combat, les force à se retirer avec une perte énorme. Au printemps, le « régiment de Palluau » quitte Courtrai pour coopérer au siège d'Ypres. Il arrive le devant la ville et surveille les routes de Bruges et de Dixmude. Après la prise de la ville, le comte de Palluau obtient le gouvernement d'Ypres, et le régiment y est mis en garnison et y demeure jusqu'en 1649
En 1650, il est appelé près de la cour et il la suit en Normandie avant de passer en Bourgogne, où il est employé au siège de Bellegarde Début du siège de Bellegarde (Seurre) par l'armée Royale en 1650 Hubert Méthivier : Dans La Fronde - Chapitre VII - 1650 : les guerres des princesses et des provinces. Il termine cette campagne sous le maréchal du Plessis, et se trouve le à la bataille de Rethel.
Au début de 1651, il sert en Lorraine et fait le siège de Chasté.
Le comte de Palluau , ayant alors été investi du commandement d'une petite armée destinée à soumettre les villes du Berry qui tenaient pour le prince de Condé, emmena son régiment avec lui et l'employa au siège de Montrond, qui se prolongea jusqu'en 1652. Le château de cette ville capitula enfin le , et le régiment y entra avec la mission d'en détruire les fortifications.
Cette besogne achevée, il rallia en 1653 l'armée du vicomte de Turenne et fait le siège de Mouzon.
En 1654, il se trouve à l'attaque des lignes d'Arras.
En 1655, il se trouve au siège de Landrecies, où il demeure en garnison jusqu'en 1657 ou il se rend au siège de Cambrai, et c'est par l'inadvertance d'une de ses sentinelles que l'armée royale se vit obligée de lever ce siège. Le prince de Condé avait fait une diligence incroyable pour amener du secours à Cambrai. Guillaume de Guitaut, qui commandait son avant-garde, se présente inopinément au quartier de Palluau, et, au cri de la sentinelle, répond résolument . La sentinelle croit entendre et laisse passer les troupes frondeuses. Après cette malheureuse affaire, le régiment est jeté dans Ardres, et il n'en sort, en 1658 que pour aller renforcer l'armée qui assiégeait Dunkerque et que le prince de Condé menaçait dans ses lignes. Cette fois l'armée française est plus heureuse, les Espagnols et Condé sont battus, et Dunkerque capitule. Au mois de juillet, le régiment de Palluau passe sous les ordres du maréchal de La Ferté et termine cette guerre par le siège de Gravelines, où il demeure en garnison.
En 1662, quand Dunkerque est achetée par Louis XIV au roi d'Angleterre, le régiment de Palluau fournit trois compagnies pour son occupation, qui y entrèrent le .
Régiment de Sourches (1665-1675) Devenu « régiment de Sourches » le , le régiment est appelé en 1666 au camp assemblé à Monchy près de Compiègne.
Guerre de Dévolution Dans le cadre de la guerre de Dévolution, il prend part l'année suivante à la campagne de Flandre et reste en garnison à Audenarde.
Guerre de Hollande En 1671, le « régiment de Sourches » fait partie du camp réuni sous Dunkerque. Après la levée du camp, il est un des quatre régiments laissés dans cette ville.
Il fait la campagne de 1672 en Hollande, et il se signale au mois de décembre, dans l'expédition que le duc de Luxembourg dirige contre Bodegraven et Zwammerdam. Après vingt-six heures de marche sur la neige et la glace fondues, il arrive le devant Zwammerdam, s'empare de ce bourg et y met le feu. Au retour, le régiment est laissé à Niewerbrück, avec la mission d'en détruire le fort.
Pendant les années suivantes, le régiment de Sourches sert dans les garnisons de la Hollande et de la basse Meuse.
Régiment d'Harcourt (1675-1677)
Guerre de Hollande Devenu le « régiment d'Harcourt » il fait, la campagne de 1676 en Allemagne.
En 1677, le régiment revient sur la frontière du nord, et assiste aux sièges de Valenciennes et de Cambrai, puis il est ensuite détaché pour aller renforcer l'armée du duc d'Orléans, occupée au siège de Saint-Omer, et combat vaillamment, le , à Cassel, à côté des Gardes-Françaises et du régiment de La Reine.
Régiment d'Humières (1677-1684)
Guerre de Hollande Devenu « régiment d'Humières » le on rencontre le régiment en , au siège d’Ypres. Au mois de juillet, le « régiment d'Humières » est devant Mons. Le , les grenadiers du régiment s'emparent de l'abbaye d'Épinlieu, et, après la bataille de Saint-Denis, il rejoint l'armée du maréchal de Créquy, et prend ses quartiers d'hiver sur les terres de l'électeur de Brandebourg.
En 1679, il assiste au combat de Minden et à la prise de Bergen, derniers actes de cette guerre.
Pendant les quatre années de paix qui suivent, le « régiment d'Humières » demeure en garnison à Saarbrück.
Guerre des Réunions En , il fait partie du camp de Vaudrevange visité par Louis XIV, et quand la guerre se rallume, en 1684, il se rend au siège de Luxembourg. Le , le régiment étant de garde aux tranchées, le colonel Henri-Louis de Crevant, marquis d'Humières, fils unique du maréchal de ce nom, est tué d'un coup de mousquet.
Régiment de La Châtre (1684-1702)
Guerre des Réunions Le régiment est alors donné le même jour à Louis Charles Edme marquis de La Châtre, sous les ordres duquel il se distingue le à la prise du faubourg de Grump. Après la prise de Luxembourg, le régiment retourne à Sarrebruck.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg En 1688, dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il sert sous le dauphin aux prises de Philippsburg, de Mannheim et de Franckenthal.
Il commence la campagne de 1689, en Allemagne, sous le maréchal de Duras, puis passe à l'armée de la Moselle, et se distingue, le , à la prise d'assaut de Kockheim.
En 1690, le régiment de La Châtre qui fait partie de l'armée de Flandre participe à la bataille de Fleurus.
Le régiment retourne ensuite en Allemagne, où il fait les deux campagnes de 1691 et 1692.
On le retrouve au commencement de 1693 dans les Pays-Bas, mais le il part de Namur avec le dauphin pour rallier encore une fois l'armée du Rhin.
Rappelé en Flandre en , il sert au bombardement de Bruxelles, et il ne quitte plus cette frontière jusqu'à la paix de Ryswick. La Châtre fait partie, en 1698, du fameux camp assemblé à Coudun, près de Compiègne.
Guerre de Succession d'Espagne Au début de la Guerre de Succession d'Espagne, le régiment, porté à deux bataillons, est envoyé à l'armée d'observation de Flandre, commandée par le maréchal de Boufflers pour défendre la place de Bruxelles..
Régiment de Saint-Sulpice (1702-1708)
Guerre de Succession d'Espagne Devenu « régiment de Saint-Sulpice » le , il parvint à se jeter par bateau, le , dans Kaiserswerth investi par les Alliés, dont la mémorable défense de cette place est un des plus beaux titres de gloire du régiment.. Le , le colonel Etienne de Saint-Sulpice fait une vigoureuse sortie et renverse tous les travaux des assiégeants. Il a un doigt brisé et reçoit deux fortes contusions. Le , le régiment défend avec une énergie extraordinaire les ouvrages extérieurs, et après deux heures de combat, l'ennemi recule laissant sur le terrain hommes morts ou blessés, mais le colonel Etienne de Saint-Sulpice et 200 de ses soldats sont également tués. Le la garnison décimée se résigne à capituler.
En 1703, le régiment continue de servir dans les Pays-Bas sous le maréchal de Villeroy.
En 1704, il se trouve sur le Rhin, mais au mois de juillet il est rappelé au nord, et rejoint, le , sous Namur, l'armée du général espagnol marquis de Bedmar. Les revers de l'armée de Bavière réduisirent celle de Flandre à se tenir sur la plus stricte défensive. Le régiment est chargé de la garde de Menin, et ses deux bataillons, qui comptaient ensemble à peine , y soutiennent seuls un siège en 1706 Siège de Menin. 22 août 1706.
Les campagnes de 1707 et 1708 se passèrent également dans les garnisons.
Régiment de Lannoy (1708-1712)
Guerre de Succession d'Espagne Le , le « régiment de Lannoy », contribue avec le régiment de Navarre à la prise de Warneton , et il se trouve, le , à la bataille de Malplaquet. Après cette rude journée, qui acheva de démoraliser les troupes françaises, il se retire à Valenciennes jusqu'en 1712.
Régiment de Louvignies (1712-1734)
Guerre de Succession d'Espagne