Ginette Hamelin, épouse de Jacques Hamelin, née à Clermont-Ferrand le et morte à Ravensbrück le , est une ingénieure et architecte française, militante communiste et résistante, officier de renseignement des Francs-tireurs et partisans, morte en déportation.
Biographie Ginette Sylvère est née à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, en France, le .. Son père, le commandant Antoine Sylvère, a dirigé un maquis important dans le sud-ouest.
Sa sœur, Jany Sylvaire (1921-2018), est chanteuse lyrique.
Formation, première architecte diplômée de l'ETP Elle entreprend des études d'ingénieur et d'architecture. Elle devient la première femme diplômée ingénieur architecte de l'École des travaux publics.. Elle adhère aux Jeunesses communistes en 1934. Elle épouse Jacques Hamelin, polytechnicien, beau-frère du futur premier ministre Jacques Chaban-Delmas ; son mari sera tué en 1940..
Résistance, déportation Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ginette Hamelin fait partie de la Résistance à partir de 1941. Elle participe au Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, puis lutte avec les Francs-tireurs et partisans (FTP), et devient responsable d'un service de renseignement, avec le grade de sous-lieutenant.
thumb|upright=1.2|alt=Photo en noir et blanc d'un groupe de femmes en travail forcé, en uniforme rayé|Ginette Hamelin est déportée à Ravensbrück en août 1943 et y meurt le 14 octobre 1944Cette photo de propagande montre des femmes apparemment en bonne santé, chaudement habillées avec des uniformes en bon état, ce qui ne correspond en rien à la réalité quotidienne du camp.. Arrêtée le par la police française, elle est d'abord enfermée à la Conciergerie, puis transférée au siège de la Gestapo, rue des Saussaies. Elle est mise au secret pendant un mois à la prison de Fresnes avant de rejoindre le camp de Romainville. Elle est ensuite déportée à Ravensbrück le . Elle y est décrite d'abord , , faisant les plans d'architecte de villas de rêve..
Plus tard, elle ne semble plus qu'un squelette encore plus maigre que les autres. Ginette Hamelin meurt à Ravensbrück le .
Décorations Elle reçoit, à titre posthume, les décorations suivantes :
(1957) ; (1957).
Hommages thumb|alt=Photo en couleurs d'une place rectangulaire à large terre-plein central avec bicyclettes au premier plan, arbres au fond, et immeubles de part et d'autre|Place Ginette-Hamelin à Paris, dans le arrondissement. La place Ginette-Hamelin porte son nom à Paris, dans le arrondissement, depuis 2003. Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Joigny et d'Auxerre.
Notes et références
Bibliographie .
Catégorie:Résistante française Catégorie:Ingénieure française du XXe siècle Catégorie:Architecte français du XXe siècle Catégorie:Architecte française Catégorie:Pionnière en éducation Catégorie:Sous-lieutenant Catégorie:Résistant communiste français Catégorie:Personnalité du renseignement Catégorie:Prisonnier au centre pénitentiaire de Fresnes Catégorie:Prisonnier au fort de Romainville Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Déporté à Ravensbrück Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1957 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Naissance en mars 1913 Catégorie:Naissance à Clermont-Ferrand Catégorie:Décès en octobre 1944 Catégorie:Décès à Ravensbrück Catégorie:Décès à 31 ans