Geneviève, Gisèle, ClaireVoir, JO no1 du janvier 2006. Ordre de la Légion d'honneur. Godlewski dite Gisèle Gons-Boas ou Gisèle Gonse ou Gisèle Godlewski née Gonse-Boas (, Talence, Gironde-, arrondissement de Paris) est une résistante française, d'origine juive, qui réussit à échapper à la déportation. Elle est aidée par Jeanne Henri-Robert, l'ex-épouse du Premier ministre français Paul Reynaud, cette dernière reconnue comme Juste parmi les Nations.
Biographie Gisèle Gonse-BoasHenri-Robert Jeanne. Comité Français pour Yad Vashem. naît le 1 à Talence, GirondeVoir, Klarsfeld, 2012..
Son père est Emmanuel Gonse, architecte. Il est né le dans le arrondissement de Paris et est mort le à Montmorency, Val-d'Oise, Île-de-France. Sa mère est Suzanne Emmanuelle Gonse-Boas, fondatrice en 1931 de la Nouvelle Étoile des Enfants de France - NEEF à Courbevoie (Hauts-de-Seine), premier centre de médecine préventive de France, dispensaire associatif laïque, qui accueille les pauvres et les indigents. Susanne Gonse-Boas est née le , dans le arrondissement de Paris et est morte le , dans le arrondissement de Paris. Les parents de Gisèle Gonse-Boas se marient le à Montmorency (Val-d'Oise).
Son grand-père est Louis Gonse, rédacteur en chef de La Gazette des beaux-arts et spécialiste de l’art japonais.
Études Gisèle Gonse-Boas étudie à l’École des Arts décoratifsLes Arts décoratifs, année 1927., rue Beethoven, dans le .
À l’approche de la Seconde Guerre mondiale, elle décide de mener des études d’assistante sociale infirmière et obtient un diplôme d’État de l’École pratique de service social.
Seconde Guerre mondiale Sauvetage d'enfants juifs Gisèle Gonse-Boas cache des enfants juifs à La Nouvelle Étoile.
Elle a en 1942. Ses parents et sa jeune sœur quittent Paris pour la zone libre. Elle décide de rester pour poursuivre ses études.
Elle envoie des enfants juifs en placement pour soins dans des dispensaires en province, pour qu'ils soient en sécurité..
Lors des grandes rafles de juillet 1942, elle est volontaire pour porter secours aux familles parquées dans le Vélodrome d'Hiver. Elle aide à l’accouchement d’une jeune mère et sauve le bébé. Plusieurs films montrent cet épisode où elle cache le nouveau-né sous sa cape d'infirmière, pour le sauver.
Arrêtée une première fois par la Wehrmacht, elle est relâchée car juive à 50 % seulement.
Elle organise alors un réseau clandestin avec André Baur de l’UGIF, et place des enfants en danger dans des familles d’accueil dans le Nord de la France.
Sa dernière adresse avant son arrestation est au 4 boulevard d'Andilly, à Montmorency (Val-d'Oise)Klarsfeld, 2012..
Arrestation, évasion Dénoncée, Gisèle Gonse-Boas est arrêtée une deuxième fois, torturée et internée au camp de Drancy. Là, elle participe à une tentative d’évasion par le creusement d’un tunnel mais qui échoue et elle se retrouve dans un train du camp de Drancy à destination d’Auschwitz, le convoi , en date du . Elle parvient à sauter du train, échappe de justesse aux Allemands qui la poursuivent. Elle est encore en France et marche vers Paris.
Un cheminot accepte de lui donner asile pour une nuit puis l’emmène à la gare la plus proche. Dans le train, n’ayant aucun papier, elle demande de l’aide à un gendarme qui lui passe les menottes et la libère aussitôt arrivée à la gare de l'Est. Elle se rend d’abord chez une amie, rue de Miromesnil, puis change de cache.
Cachée par Jeanne Henri-Robert Gisèle Gonse-Boas rencontre en Jeanne Henri-Robert (Jeanne Reynaud), l'ex-épouse du Président du conseil français Paul Reynaud. Celle-ci va la prendre en charge et la cacher à son domicile de la rue du Faubourg-Saint-Honoré dans le arrondissement de ParisJeanne Henri Robert et Gisèle Gonse-Boas, deux femmes de caractère. Paris. Justes parmi les nations..
Fin , Jeanne Reynaud l’emmène en zone libre à Sainte-Maxime (Var), cachée dans un wagon lit. Mais Gisèle tombe gravement malade et Jeanne Reynaud la ramène dans une clinique parisienne en prenant encore de grands risques. Puis elle la reprend chez elle, à peine rétablie, et la cache jusqu’au . Ce jour-là Jeanne Reynaud, dont l'époux est lui-même incarcéré, est arrêtée à son tour tandis que Gisèle Gonse-Boas parvient à s’échapper de justesse par l’escalier de service. Elle a la vie sauve. Jeanne Reynaud est internée à Vittel.
Après la Guerre Après la guerre, Gisèle Gonse-Boas passe par une longue convalescence qui nécessite plusieurs opérations.
Elle ouvre une maison de couture, rue La Boétie dans le arrondissement de Paris.
Elle devient présidente de La nouvelle étoile des enfants de FranceLa Nouvelle Étoile pour la protection maternelle et infantile, 3, rue Cochin, 75005 Paris. nouvelle-etoile.org.
Elle est membre du conseil d'administration du Musée Guimet.
Famille Gisèle Gonse-Boas se marie en 1952 avec le médecin Guy Godlewski (1913-1983), enseignant, conférencier, historien du Consulat et de l'Empire, membre de l'Institut Napoléon et président du Souvenir napoléonien (1969-1983).
Ils ont une fille Florence mariée à Pierre BarettiAvis de décès. Le Figaro, 15 novembre 2015..
Mort Gisèle Godlewski est morte le dans le arrondissement de Paris. Une cérémonie religieuse a lieu le vendredi , en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, suivie de l'inhumation au cimetière des Champeaux, à Montmorency (Val-d'Oise)...
Distinctions , décoration remise en 2006 par le général Jean-Pierre Kelche, grand chancelier de la Légion d'honneur, au titre de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur, comme présidente d'une association d'accueil et de protection de l'enfance et de la familleGeneviève, Gisèle, Claire Godlewski. JO no1 du janvier 2006. Ordre de la Légion d'Honneur. ; chevalier du dont la décoration est remise par Maurice Schumann (décret du ) au titre de la guerre 1939-1945, avec citation à l'ordre du régimentBulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°04 du 8 octobre 2005 (Arrêté du 18 juillet 2005 portant attribution de la médaille des évadés au titre de la guerre 1939-1945, page 129)
Annexes Bibliographie Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms. FFDJF (Fils et filles de déportés juifs de France), 2012.
Articles connexes Jeanne Henri-Robert Emmanuel Gonse Louis Gonse
Notes et références
Catégorie:Naissance en juillet 1918 Catégorie:Naissance à Talence Catégorie:Résistante française Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des arts décoratifs Catégorie:Présidente d'une association Catégorie:Assistant de service social Catégorie:Personne torturée pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 2006 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Titulaire de la médaille des évadés Catégorie:Survivant de la Shoah en France Catégorie:Prisonnier au camp de Drancy Catégorie:Survivant français de la Shoah Catégorie:Décès en novembre 2016 Catégorie:Décès à 98 ans Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris