vignette|droite|Carte de la mer du Japon avec les trois pays concernés. vignette|droite|
Les différends entre la Corée du Nord, la Corée du Sud et le Japon .
La Corée est sous le contrôle de l'empire du Japon de 1910 à 1945. La Corée du Sud refuse d'ouvrir des relations commerciales et diplomatiques avec le Japon jusqu'en 1965, après quoi les liens commerciaux se sont considérablement développés. Aujourd'hui, le Japon et la Corée du Sud sont des partenaires commerciaux majeurs et de nombreux étudiants, touristes, artistes et hommes d'affaires voyagent entre les deux pays tandis que les relations politiques et économiques de la Corée du Nord avec le Japon ne sont pas développées.
Problèmes historiques Période de colonisation japonaise de la Corée
Avec la signature du traité de Ganghwa de 1876, le Japon décide d'augmenter ses intérêts en Corée et acquiert une enclave à Busan. Durant la première guerre sino-japonaise de 1894-95, le Japon bat la Chine de la dynastie Qing et lui enlève le tribut perçu de la part de la Corée avec le traité de Shimonoseki par lequel les Qing reconnaissent la Corée de la maison royale des Yi comme un pays indépendant. Le Japon encourage la modernisation de la Corée. Le clan Min, cependant, dont fait partie la reine Min, prend ses distances envers le Japon dont l'influence augmente sans cesse en Corée. En 1895, la reine Min est assassinée par le Japon après avoir cherché à promouvoir l'influence de la Russie et à s'opposer à la réforme.. En 1897, la Corée Joseon est renommée Empire coréen (1897–1910), affirmant son indépendance, mais gravite de plus en plus près de la Russie, comme le démontre le et la présence de gardes russes lors du retour à son palais. En , la Corée signe, sous la pression japonaise, le . Ce protocole légitime la présence d'une armée japonaise sur le sol coréen. Le Japon déclare la guerre à la Russie pour mettre fin à son influence en Extrême-Orient et gagne le conflit en imposant le traité d'Eulsa en 1905. La Corée devient un protectorat du Japon, étape préliminaire à son annexion. Itō Hirobumi, le premier des Premiers ministres du Japon et l'un des politiciens doyens, devient le résident-général de Corée et s'oppose à son annexion.. Cependant, la politique interne du Japon penche finalement en faveur de l'annexion, en partie parce que les hommes d'État influents s'y opposant disparaissent en raison de l'assassinat d'Itō Hirobumi par An Jung-geun en 1909. Le , le Japon annexe purement et simplement la Corée.
Kim Il-sung mène un mouvement d'indépendance coréen qui est actif dans les régions frontalières de Chine et de Russie, en particulier là où vivent de grandes populations d'origine coréenne. Kim fondera la Corée du Nord et ses descendants n'ont toujours pas signé de traité de paix avec le Japon. Le gouvernement provisoire de la République de Corée, mené par le futur premier président de la Corée du Sud, Syngman Rhee, se déplace de Shanghai à Chongqing.. Rhee exerce des pressions sur les États-Unis pour être reconnu comme dirigeant de la Corée par Douglas MacArthur.. Le contrôle japonais de la Corée se termine le lorsque le gouverneur-général de Corée signe l'acte de reddition aux États-Unis à Séoul.
Annexion de la Corée de 1910
En 1910, le Japon annexe la Corée. La légalité de cet acte et de l'occupation postérieure de la péninsule coréenne qui dura est controversée. Elle est critiquée pour le fait que le traité d'Eulsa avait été signé sous la contrainte et n'a jamais été ratifié par le roi coréen Kojong.. Certains chercheurs japonais contestent cependant cette vision d'invalidité du traité...
Excuses japonaises en Corée pour la colonisation
Corée du Sud Bien que les relations diplomatiques avec le Japon soient établies en 1965, la Corée du Sud continue de demander des excuses et une compensation pour la colonisation japonaise. Le gouvernement japonais ne s'est pas excusé officiellement et de nombreux membres du cabinet japonais ne se sont également pas excusés.. En 2012, le gouvernement sud-coréen annonce que l'empereur Akihito doit s'excuser pour la domination coloniale japonaise de la péninsule coréenne.. La plupart des premiers ministres japonais ont exprimé des excuses, y compris Keizō Obuchi dans la . Alors que les Sud-Coréens ont bien accueillis ces excuses à l'époque, nombre d'entre eux considèrent maintenant ces déclarations comme insincères en raison de malentendus continus entre les deux pays. Par exemple en 2005, bien que le Cabinet de Koizumi n'y a pas participé, du gouvernement ont effectué une visite au sanctuaire Yasukuni pour un service commémoratif exactement au même moment où le Premier ministre Koizumi émettait ses excuses. Cela est perçu par les Sud-Coréens comme une contradiction et les amène à se méfier des déclarations d'excuses japonaises..
Corée du Nord Le Premier ministre Jun'ichirō Koizumi, dans la déclaration nippo-nord-coréenne de 2002., annonce : « J'exprime de nouveau mes sentiments de remords et d'excuses sincères et également un sentiment de deuil pour toutes les victimes, à la fois sur le sol national et à l'étranger, pendant la guerre. ».
Déclarations des politiciens japonais sur le régime colonial Depuis les années 1950, de nombreux politiciens importants du Japon ont effectué des déclarations au sujet de la colonisation japonaise en Corée qui ont provoqué des outrages et conduit à des scandales diplomatiques dans les relations nippo-coréennes. Les déclarations ont mené à une montée du sentiment antijaponais en Corée, et à l'idée répandue que les excuses japonaises sur la domination coloniale ne sont pas sincères.....
Durant les entretiens entre le Japon et la Corée en 1953, Kanichiro Kubota, l'un des représentants japonais, déclare que la « domination coloniale japonaise a été bénéfique pour la Corée. [Elle] aurait été colonisée par d'autres pays, ce qui aurait entraîné des lois plus sévères que les lois japonaises ». Beaucoup de Coréens considèrent cette déclaration comme la première des déclarations polémiques faites par les politiciens japonais au sujet de la domination coloniale en Corée일본 '구보타 망언' 전략에 말려든 한국 - 오마이뉴스..
En 1997, Shinzō Abe, alors membre de la chambre des représentants et actuel Premier ministre du Japon, déclare que « de nombreuses soi-disant victimes du système des femmes de réconfort sont des menteuses. La prostitution était une activité courante en Corée et le pays comptait beaucoup de bordels.».
Le , Tarō Asō, alors ministre des Affaires intérieures et des Communications puis plus tard Premier ministre, déclare que la « politique de japonisation des noms coréens durant la domination coloniale japonaise était ce que les Coréens voulaient"3조원대 징용 미불 임금, 아직 일본에 있다" - 오마이뉴스. ».
Le , Shintarō Ishihara, alors gouverneur de Tokyo, déclare que l'« annexion de la Corée par le Japon était la volonté des Coréens. Ceux qui doivent être blâmés sont les ancêtres des Coréens ».
En 2007, Hakubun Shimomura, alors vice-secrétaire général du Cabinet japonais, déclare que le « système des femmes de réconfort existait, mais je pense que c'est parce que les parents coréens vendaient leurs filles à l'époque ».
Le , lors du centenaire de l'annexion de la Corée, Yukio Edano, alors ministre pour la revitalisation gouvernementale, déclare que l'« invasion et la colonisation et de la Chine et de la Corée étaient historiquement inévitables [...] puisque la Chine et la Corée n'arrivaient pas à se moderniser elles-mêmes ».
Compensation japonaise à la Corée pour la période de colonisation
Vingt ans après la Seconde Guerre mondiale, la Corée du Sud et le Japon ré-établissent des relations diplomatiques avec la signature du traité nippo-sud-coréen du 22 juin 1965. En 2005, la Corée du Sud rend publics des documents diplomatiques qui détaillent les termes du traité. Restés confidentiels en Corée du Sud depuis , les documents révèlent que le Japon a accordé $ de prêts à taux réduits et $ de subventions à la Corée du Sud comme compensation pour la période de colonisation du Japon. Il est également révélé que le gouvernement sud-coréen a assumé la responsabilité d'indemnisation des particuliers sur une base forfaitaireThe Chosun Ilbo. https://web.archive.org/web/20151018011652/http://english.chosun.com/w21data/html/news/200501/200501170043.html. tout en rejetant la proposition de compensation directe du JaponThe Chosun Ilbo. 「韓国政府、韓日会談で個別請求権放棄」 https://web.archive.org/web/20151018011652/http://japanese.chosun.com/site/data/html_dir/2004/09/17/20040917000026.html..
Le gouvernement sud-coréen a cependant utilisé la plupart des prêts pour son développement économique et n'a pas fourni d'indemnisation adéquate aux victimes, ne payant que par décès, pour un total de seulement de wons sud-coréens aux parents des mortes au travail forcéThe Chosun Ilbo. https://web.archive.org/web/20150716033345/http://english.chosun.com/w21data/html/news/200501/200501170044.html.. En conséquence, les victimes coréennes se préparent à déposer une plainte contre le gouvernement sud-coréen dès 2005. Le traité n'empêche pas les poursuites individuelles contre des personnes ou des sociétés japonaises, mais ces poursuites sont souvent limitées par le délai de prescription. Le , une , rend sa décision qu'« un traité ne permet pas à un État de renoncer à sa responsabilité pour des crimes contre l'humanité sur un autre ÉtatWomen's International War Crimes Tribunal on Japan's Military Sexual Slavery. https://web.archive.org/web/20151018011652/http://www1.jca.apc.org/vaww-net-japan/english/womenstribunal2000/whatstribunal.html. ».
Rétrocession de restes de Coréens Durant l'occupation japonaise de la Corée (et particulièrement pendant la Seconde Guerre mondiale), le Japon a mobilisé quelque coréens pour soutenir la production industrielle, principalement dans les mines. Quelques-uns d'entre eux ont pu retourner en Corée après la guerre, tandis que d'autres sont morts au Japon durant les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasakihttp://english.yna.co.kr/Engnews/20060605/480100000020060605105721E6.html.. ou les bombardements alliés sur le Japon. Leur haut taux de mortalité s'explique également par les difficiles conditions de vie en temps de guerre. De grandes entreprises, comme Mitsubishi, Mitsui et d'autres, déclarent que la culpabilité devait revenir au gouvernement et non aux compagnies privées. Le gouvernement a d'ailleurs distribué des fonds aux compagnies pour financer le rapatriement de ces travailleurs. Les entreprises japonaises ont payé des sommes à la fin de la guerre aux chefs d'équipe chinois destinées au rapatriement des travailleurs chinois en Chine, mais l'argent est venu à manquer au cours de la distribution.. Plus tard, la République populaire de Chine et la Corée du Sud ont demandé une assistance dans la recherche des restes des travailleurs chinois et coréens enlevés pour leur offrir de vraies funérailles. La situation a cependant empêché la Chine et la Corée du Sud de coordonner leurs efforts de manière appropriée, et elles n'ont identifié que quelques centaines de corps. En outre, les travailleurs coréens ont commencé à exiger leur salaire impayé immédiatement après la capitulation du Japon et continuent de le faire aujourd'hui. La question reste sensible en Corée du Sud.
Rétrocession d'artefacts culturels coréens La colonisation japonaise de la Corée a également provoqué le vol de dizaines de milliers d' coréens par le Japon. La question de la localisation de ces biens apparaît durant l'occupation américaine du Japon.. En 1965, dans le cadre de la signature du traité nippo-coréen de normalisation des relations, le Japon retourne environ à la Corée et considère ce problème diplomatique comme résoluJapan, Seoul sign deal on artifact returns Nov 14, 2010.. Ces artefacts coréens sont conservés par le musée national de Tokyo ou sont entre les mains de collectionneurs privés.