Louis Antoine Jean Le Bègue de Presle Du Portail, né à Pithiviers, France, le et mort en 1802Ou 1801 selon certaines sources. Voir en page de discussion, fut un officier et un homme politique français. Conseiller tactique de George Washington, il a fondé le corps du génie américain et fut ministre de la Guerre en France.
Avant la Révolution Ancien élève de l’École royale du génie de MézièresD’après ., venant tout juste d'achever la rédaction d'un texte de réorganisation du Corps royal du Génie, il mène avec B. Franklin qui a demandé l'accord de Louis XVI, les tractations qui vont le conduire avec trois autres officiers choisis par lui à apporter leur compétence au Congrès des États-Unis.
Louis Du Portail précède La Fayette en Amérique, est nommé colonel des ingénieurs américains le , conseiller tactique de Washington. Il réclamera d'être promu "Brigadier General" afin de donner le poids nécessaire à ses conseils. Il se révèle non seulement un excellent technicien de son Arme lors de la campagne de Pennsylvanie, mais se fait surtout remarquer par ses talents de stratège lors des premiers conseils de guerre auxquels il participe. Washington se rangera à ses conseils, en fera son chef d'opérations combinées lors des opérations décisives menées avec Rochambeau et De Grasse jusqu'à la victoire de Yorktown.
G. Washington lui demandera de proposer l'organisation du temps de paix du "Corps of Engineers qu'il avait demandé, organisé et commandé. Il est le fondateur du corps du génie américainlequel porte encore aujourd'hui la devise française qui fut celle de l'École du Génie de Mézières : « Essayons ».. Aux États-Unis le prestige, obtenu par Duportail et par ceux qu'il a commandés ou qui lui succéderont, est toujours vivace ; on évoque le "Father of Engineers", la devise du "Corps of Engineers" figurant sur les boutons et les écussons est "Essayons", et le vocabulaire de fortification est le nôtre.
En France, ses éminents services aux États-Unis lui vaudront des postes de commandement ou d'État-Major où il se fera remarquer tant par ses qualités d'organisateur que de chef. Il revient brigadier des armées du roi et est nommé maréchal de camp en 1788. Chargé de l'instruction des troupes napolitaines, il est de retour en France au début de la Révolution. La Fayette deviendra son fidèle admirateur et ami, et le recommandera chaleureusement au Roi. Il deviendra le Ministre de la Guerre de la Constituante, grâce à La Fayette.
Sous la Révolution La protection de La Fayette, conjuguée à la faveur du triumvirat Duport, Barnave, et Lameth lui valent d'être nommé ministre de la Guerre, le , bien qu'il soit membre du club des jacobins Bernard Fay, Louis XVI. ou la fin d'un monde, 1961. Il est attaqué de tous côtés : les Royalistes lui font grief de tolérer l'indiscipline dans l'armée, d'avoir laissé les clubs et sociétés patriotiques s'installer dans les casernes, d'avoir produit des circulaires contre l'émigration ; les Révolutionnaires lui reprochent d'avoir laissé les frontières sans garnisons et sans défenses suffisantes. Il aura marqué son passage, par une ordonnance du ministre de la Guerre, en date du , abolissant les noms d’Ancien Régime des régiments : dans le but, en effet, de rationaliser le système, et soucieux de faire table rase du passé, il assigne aux régiments un simple numéro qui rappelle le rang qu’ils occupaient depuis le .
On lui doit aussi en date du , un rapport sur l'organisation de la gendarmerie nationale, dans lequel il écrit :
Il est violemment attaqué en novembre 1791 par Georges Couthon et Charles François Delacroix et doit donner sa démission le .
Envoyé avec un commandement en Lorraine, il est pris à partie après le par l'abbé Fauchet qui obtient sa mise en accusation. Louis Duportail parvient à se cacher à Paris et à émigrer en 1794 vers les États-Unis. Mathieu Dumas demande en vain en juin 1797 sa radiation de la liste des émigrés. Ce n'est qu'après le 18 brumaire an VIII qu'il est autorisé à rentrer en France. Il meurt sur le bateau qui le ramène le .
Notes et références
Annexes Liens externes
A. Lasseray, les Français sous les treize étoiles (Paris 1935). Association des Amis de la Grive, N°167, . Cel Serge Le Pottier, "Duportail ou le génie de Washington", Economica, 2011
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