Rou-Marson est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

La commune est née en 1846 du regroupement des deux anciennes communes voisines de Riou-Marson et de Rou.

Géographie Localisation Commune angevine du Saumurois, Rou-Marson se situe au sud-ouest de Saumur, sur la route D 177 qui mène à Meigné et à Dénezé-sous-DouéIGN et BRGM, Géoportail Rou-Marson (49), consulté le 14 octobre 2012..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montreuil-Bellay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Rou-Marson est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saumur, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (47,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (49,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,1 %), zones agricoles hétérogènes (22,9 %), terres arables (17,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4 %), zones urbanisées (2,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2 %), cultures permanentes (1,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Rou et Riou ont la même étymologie, du latin rivus, ruisseau, petit cours d'eau, du fait la proximité de petits cours d'eau avec le Douet, affluent du Thouet, et du ruisseau de l'étang de Marson..

Marson doit son nom à son étang (du celtique Mar, grande étendue d'eau qui a donné Marcum en latin, puis Marezon ou Marczon).

Formes anciennes du nom de Rou : Ecclesia de Ruu en 980, Villa quœ dicitur Ruu en 1035-1055, Rol en 1087, Rool en 1070-1118, Ecclesia de Ru en 1130-1143, Via Rodoensis en 1252, Parrochia de Rou en 1283, Villa loci de Rou en 1428, La ville de Rou en 1445, Roul en 1605., Rou en 1793 et 1801EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui — Notice communale de Rou-Marson, consulté le 25 avril 2013 — Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l'ensemble du territoire français de l'époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine..

Formes anciennes du nom de Riou : Rioux en 1793, puis Riou-et-Marson en 1801. à la suite de sa réunion à Marson..

Formes anciennes du nom de Marson : Morellus de Marcum en 1162, Apud Marson en 1171., Marson en 1793.

Histoire

Antiquité et Moyen Âge Dans les temps anciens, la contrée était habitée par les Gaulois, puis par les Romains, et, enfin, par les Francs. Elle est évangélisée au par saint Martin, évêque de Tours. Elle était couverte, vers l'ouest et le nord, de taillis et de bruyères et contenait des terres basses et marécageuses qui n'étaient ensemencées que deux ans sur trois.

Village de Rou La seigneurie de Rou a le titre de châtellenie dès le début du , et relève féodalement de Cinq-Mars-la-Pile, en Touraine. La maison seigneuriale, aujourd'hui disparue, était située à l'est du bourg de Rou et dépendait, comme Riou-Marson, de la paroisse de Chétigné, ainsi que neuf autres maisons du bourg. Elle appartenait, en 1386, à Jean Douay et, de 1470 à 1495, à Jean Fromentières, dont le nom reste longtemps attaché au domaine. On disait encore, au , « le fief et seigneurie de Saint-Sulpice de Rou, alias Fromentières ».

Au , il y a six prêtres sur le territoire qui forme aujourd'hui la commune. Il y a, à Rou, deux notaires et plusieurs sergents (ou huissiers) pour une population d'environ . Ceci est dû à l'ignorance de la population et aux nombreuses écritures nécessitées par la complexité des droits féodaux.

Au , la seigneurie de Rou passe à la famille de Launay, comme en témoigne la sépulture d'Hercule de Launay, inhumé dans l'église de ce lieu le . On compte aussi, parmi les seigneurs de Rou, Charles François de Salles, en 1717, et Louise Charlotte Leroux des Aubiers en 1744.

En 1697, la paroisse de Rou compte , ou familles, pour la plupart des vignerons, et . En 1726, la population de Riou-Marson est de et celle de Rou de , soient au total.

La commune est érigée en 1790, puis réunie à la commune voisine de Riou-Marson par ordonnance du , sous le nom de Rou-Marson.

Village de Riou Le village de Riou forme, au , une longue rue, anciennement pavée, et creusée dans le flanc du coteau. Elle correspond à l'antique voie romaine de Saumur à Doué fréquentée, jusqu'à la fin du , par les marchands du Poitou, du Maine et de Normandie. Dans les champs des Pierres-Longues s'élevaient des peulvans ; le dernier est détruit vers 1820.

Le manoir seigneurial, dont il subsiste encore d'épaisses murailles et une tour en ruines, est acquis vers 1313 par l'abbé de Saint-Florent ; il formait le centre « d'un grand et beau fief et hostel noble », arrenté au à la famille d'Aubigné. Il existr, enfin, à Riou une chapelle régulière, ou prieuré Saint-Nicolas, dépendant de l'abbaye de Mélinais.

Le village de Riou est réuni à Marson en 1790, sous le nom de Riou-Marson..

Village de Marson Le village de Marson, ancien fief et seigneurie relevant de la Tour de Ménives, appartient aux familles de la Grézille (-), de Quatrebarbes (1481-1644), l'une des plus anciennes familles nobles de France, de Maillé Brézé (), de Bourbon (1650-1747), Baillou de la Brosse (1814-1915) et Fricotelle (jusqu'en 1970).

Selon certains historiens, l'origine du château de Marson remonterait au . En l'an 987, l'un des vassaux de Geoffroy Grisegonelle, comte d'Anjou, s'étant révolté, ce prince l'assiège dans son château de Marson et y meurt d'une maladie subite.

En 1600, il y a deux moulins à eau dans le parc du château, un autre entre Marson et Riou (lieu-dit « le Moulin ») et deux moulins à vent près du chemin de Marson à Verrie. À cette époque, le seigneur de Marson a droit de moyenne justice et peut donc avoir un gibet à deux piliers.

En 1635, le château est vendu à Urbain de Maillé-Brézé, époux de Nicole du Plessis, sœur du cardinal de Richelieu ; sa fille, Claire-Clémence de Maillé-Brézé, épouse, en 1641, Louis II de Bourbon, prince de Condé, qui devient seigneur de Marson par cette alliance.

Le curé de Chétigné, dont dépend l'église de Marson, a parfois du mal à maintenir son autorité sur « ces chapelains qu'on voit sans cesse […] s'élever et prétendre contre ses droits ». Le , il doit même faire descendre la cloche neuve et effacer le titre de curé qu'avait fait inscrire Abel Valette, son vicaire récalcitrant.

Le , le chœur de l'église s'écroule ; il est reconstruit et lambrissé, en 1764, par les soins de M. Le Royer de Chantepie, curé de Chétigné et de Marson. L'année suivante, le grand autel est démoli et placé au bas du grand vitrail du pignon. En 1766, une sacristie est construite aux frais du curé puis supprimée en 1984, lors des travaux de restauration.

Époque contemporaine La commune de Riou-Marson est formée par la réunion de Riou et de Marson en 1790.

Jacques Dandenac, né à Saumur, nommé maire de Riou-Marson en 1774, puis élu maire en 1791, député à la Convention en 1792, entre, en 1795, au Conseil des Anciens ; en 1798, il préside l'assemblée électorale de Maine-et-Loire, devient conseiller d'arrondissement en 1799 et meurt à Rou en 1825.

En 1798, le château de Marson, tombé en ruines, ne se compose plus alors que « d'une chambre basse à feu, d'une chambre haute avec cheminée au-dessus, de deux petites chambres, trois chambres à côté […] ; au haut de la cour, est une grange et plusieurs gardes monceaux ; au-dessous… sont des écuries, une boulangerie sous le roc et plusieurs caves et caveaux, grande porte sous laquelle existe un ancien pigeonnier ».

En 1814, la famille Baillou de la Brosse le rachète et transforme entièrement le domaine. Le cours du ruisseau, longeant le parc à l'ouest, est détourné, les anciens moulins détruits, de nouvelles servitudes édifiées à la place des anciennes, ainsi qu'un portail monumental à créneaux et mâchicoulis. Le nouveau château est construit sur les bases de l'ancien château médiéval, notamment aux angles sud et sud-ouest. Cette construction, achevée en 1865, est réalisée sous la direction de M. Joly Leterme, architecte des Monuments historiques, connu pour ses nombreuses réalisations.

En 1834, Riou-Marson compte et Rou , soient 545 au total. Les communes sont rattachées le pour former Rou-marson. Au moment de leur rattachement, la population n'est plus que de .

Commune nouvelle La commune de Rou-Marson, actuellement composée de trois villages (Rou, Marson et Riou) résulte du rattachement, par ordonnance royale du , des communes de Riou-Marson et de Rou., elles-mêmes anciennes paroisses.

Politique et administration Administration municipale Rou-Marson est créée en .

Intercommunalité La commune est membre de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire après disparition de la communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement., elle-même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges