Chemillé est une ancienne commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.

Le , les communes de Chemillé et de Melay fusionnent pour former une commune nouvelle sous le nom de Chemillé-Melay dont Chemillé constitue (de même que Melay) une commune déléguée.

Le , l'ancienne commune nouvelle de Chemillé-Melay fuisionne à son tour avec les onze autres communes de l'ancienne communauté de communes de la région de Chemillé pour former la commune nouvelle de Chemillé-en-Anjou. Chemillé et Melay sont maintenues dans leur statut de commune déléguée.

Géographie vignette|alt=Viaduc ferroviaire.|Viaduc ferroviaire. Localisation Ville angevine des Mauges, Chemillé se situe entre Angers et Cholet, sur la RD160 (ex-RN160) qui relie ces deux villes, et à l'est de La Chapelle-RousselinIGN et BRGM, Géoportail Chemillé (49), consulté le 4 janvier 2013..

Chemillé est distante de Cholet de (au sud-ouest) et d'Angers de (au nord-est), consulté le 4 janvier 2013 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau)., et est desservie par l'autoroute A87 reliant notamment ces villes.

Territoire Son territoire a une superficie de plus de (), consulté le 6 janvier 2013 — Données consultables sur WikiAnjou. et son altitude varie de 42 à Ign, Répertoire Géographique des Communes (altitudes RGC 2011), consulté le 6 janvier 2013 — Données consultables sur WikiAnjou..

Hydrographie Chemillé se trouve sur les bords de l'Hyrôme, affluent du Layon.

Toponymie et héraldique Toponymie Chemillé est mentionné sous les formes Camilliacus villa en 775., Cella Camilliacus en 844, Chimilli en 1050, Camilliacum vers 1130Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 .. La graphie moderne Chemillé est attestée dans la carte de Cassini dès le .Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine..

La forme Chimilli montre qu'en 1050 déjà, le nom village se prononce [tʃimiji] > [ʃœmije], aujourd'hui. La forme latine est en usage traditionnellement dans la documentation administrative ou autre, rédigée en cette langue au moins jusqu'à l'ordonnance de Villers-Cotterêts.

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romane fréquente *CAMILLIACU (cf. , Camilly, , etc.), composé du nom de personne Camillus (> Camille) et du suffixe -(i)-acumAlbert Dauzat et Charles Rostaing, . Dans la partie ouest de la France (sud ouest de la Normandie, Maine, est de la Bretagne gallo, Anjou, ..), la graphie usuelle du produit de -(i)acum est la finale -é. Ce nom gallo-romain n'a pas de lien avec la camomille.

Chemillé est la capitale française des plantes médicinales avec un jardin spécialement consacré aux simples, dont plus particulièrement la camomille, clin d’œil à la poétique étymologie.

Héraldique

Histoire vignette|alt=Pont de Chemillé (N160).|Pont de Chemillé (N160).

Site et situation Ancienne place forte au Moyen Âge, Chemillé est construite en amphithéâtre sur les bords de l'Hyrôme, affluent du Layon.

Les vieilles murailles furent détruites au moment des guerres de religion au , ouvrant ainsi la ville aux échanges, aux marchés qui lui ont donné sa réputation de centre commercial important, rôle encore renforcé par sa situation de carrefour.

Généralités historiques Présence néolithique et protohistorique. Domaine gallo-romain de Camilliacus. Église Saint-Pierre antérieure au . Seigneurie, prieuré et maladrerie au . Ville close au . Pillée par les Huguenots au .

Aux -s, une première famille seigneuriale possède Chemillé. — selon ses travaux faits au sur les archives anciennes. depuis Sigebrand (porte-étendard du comte Foulques Nerra, il meurt en 1016 à la bataille de Pontlevoy), dans le contexte de l'intégration des Mauges à l'Anjou (les Mauges étaient alors une région de marche disputée entre l'Anjou, la Bretagne et le Poitou). ; il est suivi par son fils Pierre (jusqu'à la mi-) puis, de père en fils, par Sigebrand II ( moitié du ), Pierre II (jusqu'en 1120) et Gauvain de Chemillé (jusque vers 1139/1148) ; il est à noter qu'une fille de Pierre II, Eustachie de Chemillé, apporte deux fiefs de la famille, Gonnor(d) et Thouarcé, à son mari Geoffroy de Doué.

La fille héritière de Gauvain, Marguerite de Chemillé († le 24 novembre 1167) convola avec Geoffroi d'Argenton (fl. entre 1139 et 1158) ; puis avec Foulques de Candé et du Lion (fl. jusque vers 1180, peut-être 1203), probablement issu des Petit-Montrevault ; de là une double postérité, et une succession dédoublée qui finit par se réunifier : la fille de Marguerite et Geoffroi, Eustachie d'Argenton, épouse Anstier de Mortagne, d'où Pierre (sire d'Argenton), Aimeri (x Philippa de Thouars), et Elisabeth de Mortagne-Argenton († vers 1190) qui épouse son oncle Pierre (III) de Chemillé (fl. jusque vers 1200), fils de Marguerite et Foulques de Candé.

La baronnie de Chemillé, vassale de l'évêque d'Angers et suzeraine de Cholet, passa ensuite à la Maison de Thouars car la fille d'Elisabeth et Pierre (III), Eustachie de Chemillé, épouse en 2° noces vers 1203 Guy de Thouars (v. 1154-1213), veuf de Constance de Bretagne et frère de Philippa de Thouars qu'on vient de citer (Eustachie fut aussi la femme en 1° noces vers 1199 de Guillaume V vicomte d'Aulnay, puis en 3° noces vers 1215 de Renaud de Maulévrier). Le fils d'Eustachie et Guy de Thouars, Pierre de Chemillé-Thouars (1204-ap. 1251) fait souche. : dans la moitié du , sa descendante Jeanne (Thomasse) de Chemillé-Thouars (fille de Thomas de Chemillé-Thouars et de Marguerite de Thouars-Dreux), dame de Chemillé et de Mortagne, épouse Barthélemy (Jean) de La Haye-Passavant ; leur fils Jean de La Haye-Passavant, époux d'Antoinette de Dinan (ou Thomine, Thonène ; fille de Charles de Dinan-Montafilan), a lui-même pour enfants : - Jean sgr. de Passavant et Mortagne (mi- ; son fils Louis de La Haye épouse Marie d'Orléans, fille de Dunois, d'où Yolande de La Haye, duchesse de Nemours par son mariage avec le duc Jean), - Bertrand de La Haye (x Louise d'Argenton : parents de François, dont la fille Renée de La Haye, dame de Chemillé, épouse Joachim de Montespedon de Beaupréau, † 1509), et - Louise de La Haye (x Jean de Scépeaux, d'où François de Scépeaux, père de Guy II, père lui-même de Guy III de Scépeaux).

La fille de Joachim et Renée de La Haye, Philippe de Montespedon († 1578), duchesse de Beaupréau (1562) et comtesse de Chemillé (1555), reste sans enfant de ses deux mariages, d'abord avec le maréchal de Montejan, sire de Cholet, ensuite avec Charles de Bourbon-Montpensier (1515-1565), prince de La Roche-sur-Yon. Elle lègue Beaupréau et Chemillé à son cousin au degré Guy III de Scépeaux († 1605), baron de Cholet., père de Guy (IV) († prédécédé en 1597), dont la fille Jeanne de Scépeaux (1588-1620) transmet à son mari le duc de Retz Henri de Gondi (1590-1659), épousé en 1610.

Enfin, succession aux Cossé-Brissac (la fille de Jeanne de Scépeaux et d'Henri de Gondi, Marguerite-Françoise de Gondi épouse en 1644 Louis de Cossé, duc de Brissac) et aux Neufville de Villeroy (la mère de Louis-Nicolas de Villeroy (1663-1734) était Marguerite-Marie de Cossé-Brissac, fille de Marguerite-Françoise de Gondi et du duc Louis de Brissac).

Mais vers 1680, après sept siècles environ, la chaîne généalogique nouée dès avant l'an mil par Sigebrand s'interrompt : le comté de Chemillé est alors vendu au marquis René-François de Broon, baron puis marquis de Cholet, écuyer de Madame (né en 1618 ou vers 1640-† en 1701 sans postérité). Sa sœur héritière cède alors le marquisat de Cholet et le comté de Chemillé à François-Edouard Colbert de Maulévrier (1674-1706 ; fils d'Edouard-François), père de Louis-Edouard-René (1699-1750) : Postérité de ce dernier, et bien davantage encore de son frère cadet René-Henri-Edouard Colbert (1706-1771).. Mais les créanciers de Louis-Edouard-René Colbert et de sa veuve Marie-Catherine-Euphrasie d'Estaing de Murols obtiennent l'adjudication de Cholet et Chemillé, le 9 avril 1755 et pour livres environ, au marquis Louis Le Peultre de Marigny ; en 1763, vente à Gabriel-François de Rougé (1729-1786), suivi de sa veuve Marie-Anne-Christine-Joséphine de Croÿ d'Havré (1737-1788) et du frère de celle-ci, le duc d'Havré Joseph-Anne-Auguste-Maximilien de Croÿ (1744-1839), dernier comte de Chemillé et marquis de Cholet.

Après la Révolution éclate une insurrection royaliste et, en 1793, celle de la guerre de Vendée. Tout l'Anjou sera concerné par ces événements. Une bataille, le Grand choc de Chemillé s'y déroule en 1793 (11 avril) : victoire des Vendéens sur les Républicains, journée marquée par l'épisode du . Le général vendéen Stofflet est pris au château de Souchereau (Jallais). La ville de Chemillé est incendiée.

À la réorganisation administrative qui suit la Révolution, en 1790 Chemillé est rattaché au canton de Chemillé et au district de Cholet, puis en 1800 l'arrondissement de Beaupreau et à sa disparition en 1857 à l'arrondissement de Cholet.

Activités présentes au début du : carrières de moellon, blanchisseries, teintureries, filatures, tanneries, minoteries et tissage de toile.

Commune nouvelle de Chemillé-Melay En 2012, les équipes municipales de Chemillé et de Melay initient un rapprochement entre les deux communes, sous la forme d'une commune nouvelle, régie par la loi du 16 décembre 2010, octobre 2012..

Le conseil municipal de Chemillé valide en octobre la création d'une commune nouvelle Chemillé-MelayOuest France, Melay-Chemillé : vote favorable à la fusion des communes, du 22 octobre 2012.. S'ensuit un débat et la question est portée auprès du préfet de Maine-et-LoireOuest France, Fusion Melay-Chemillé : les questions en suspens, du 23 octobre 2012.Ouest France, SOS Melay écrit au préfet et menace d'un recours, du 27 octobre 2012., qui valide le 12 novembre la création de la commune nouvellePréfecture de Maine-et-Loire, Arrêté 2012317-0003 portant création de la commune nouvelle de Chemillé- Melay, du 12 novembre 2012 (JORF 0292 du 15 décembre 2012 page 19589 texte 22).Le Courrier de l'Ouest, Le préfet valide Chemillé-Melay, Édition du 19 novembre 2012..

+ Quelques chiffres du nouvel ensemblePopulation : Insee, Populations municipales 2010, mis à jour le 4 janvier 2013.Surfaces et altitudes : IGN, Répertoire Géographique des Communes (RGC 2011), consulté le 23 novembre 2012. Nom de la commune Population(2010) Surface(hectares) Alt. mini(mètres) Alt. maxi(mètres) Chemillé 42 114 Melay 75 212 Ensemble 42 212

En 2014, un nouveau projet de fusion se dessine. Il est présenté à la population en avril et mai 2015.. Le 2 juillet, les conseils municipaux de l'ensemble des communes du territoire communautaire votent la création d'une commune nouvelle au 15 décembre 2015...

Administration Administration municipale Administration actuelle Le , Chemillé constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Chemillé-Melay et dispose d'un maire délégué. Aux élections municipales de mars 2014, Dimitri Raguin en devient le maire déléguéOuest-France, Lionel Cottenceau élu maire de Chemillé-Melay, article du 30 mars 2014.. Le , elle intègre la commune nouvelle de Chemillé-en-Anjou dont elle constitue également une commune déléguéePréfecture de Maine-et-Loire, , Arrêté DRCL/BCL/2015-58 du 24 septembre 2015 portant création de la commune nouvelle de Chemillé-en-Anjou..

Administration ancienne Chemillé est érigée en municipalité en 1790.

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Jumelage Ville jumelée depuis 1997 : Aspach (Bade-Wurtemberg) (Allemagne)

Ancienne situation administrative Intercommunalité