Le d'artillerie de montagne est un ancien régiment d'artillerie de montagne de l'armée française. Ce régiment est issu des batteries alpines qui défendirent les vallées alpines au .
Création et dénominations
: création du régiment à Grenoble.
: changement d'appellation du régiment qui devient le régiment d'artillerie de montagne.
Historique des garnisons, campagnes et batailles
Origines du régiment Les batteries d'artillerie alpines sont primitivement rattachées au régiment d'artillerie ( RA) de Grenoble et au régiment d'artillerie ( RA) de Nice. La loi du définit l'organisation des troupes alpines et créée 12 groupes alpins, formés chacun d'un bataillon de chasseurs alpins, d'une batterie d'artillerie alpine issue des ou RA, et d'une section du génie. Un treizième groupe alpin est créé en 1889.
Par restructuration du , les groupes alpins sont dissous; les batteries alpines ne sont plus affectées au et RA mais forment corps. Deux régiments d'artillerie de montagne sont créés : le régiment d'artillerie de montagne ( RAM) à Grenoble et le régiment d'artillerie de montagne ( RAM) à Nice. vignette|L'équipe du régiment d'artillerie de montagne lors d'une course de fond au Lioran le .
Le régiment tient garnison à Grenoble de 1910 à 1924. Il est constitué en temps de paix de sept batteries muletières servant le canon de montagne Schneider-Ducrest de modèle 1906.
Campagne du Maroc Le régiment prend part aux opérations de conquête au Maroc en 1912-1913.
Première Guerre mondiale En , l'ordre de mobilisation parvient au régiment. En plus des sept batteries existantes, le régiment met sur pied huit batteries de réserve et six sections de munitions. Le régiment prend part aux opérations actives sur le front français, le front italien et le front d'Orient.
En , six batteries sont employées au cours de l'offensive en Champagne comme batteries d'accompagnement. Les pertes sont nombreuses : les artilleurs et leurs mulets offrent une cible trop visible pour les Allemands.
Le , le régiment est réorganisé. Plusieurs batteries rentrent à Grenoble et servent de noyau pour la formation de groupes d'artillerie. Le régiment possède dès lors 28 batteries de combat, 8 sections mixtes de munitions et 4 batteries de dépôt. 12 batteries sont affectées sur le front occidental (nord, nord-est et Italie) et 16 à l'armée française d'Orient.
Le , la plupart des batteries du régiment sont renvoyées dans le secteur de Dobroplje-Sokol avec la division d'infanterie. Elles participent à la rupture du front le puis partent comme batteries d'avant-garde avec la division yougoslave.
La mondiale se termine. Les noms de Champagne 1915 et Dobropolje 1918 sont inscrits en lettres d'or sur l’Étendard du régiment. En 1930, Alexandre , Roi de Yougoslavie décerne au (nouvelle numérotation depuis le ) la médaille commémorative pour la libération et l'unification 1914-1918 de son pays pour sa participation aux combats de l'armée d'OrientHistorique du d'artillerie de montagne "De roc et de feu" de 2009.
Entre-deux guerres Le , le régiment change d'appellation et devient le régiment d'artillerie de montagne.
Traditions
Décorations Médaille commémorative serbe pour la libération et l'unification 1914-1918 (décernée par le roi Pierre de Serbie au régiment d'artillerie de montagne en 1930, pour récompenser les faits d'armes du régiment d'artillerie de montagne sur le front d'Orient, ancienne numérotation avant le ).
Liste des chefs de corps : lieutenant-colonel Mochot.
Personnalités ayant servi au sein du régiment
Sources et bibliographie , .
Notes et références
Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1910 Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité de montagne française