Abdelhalim Bensmaïa () est un savant algérien né le à Alger et mort en 1933 dans la même ville.
C'est un professeur, humaniste, musicien, réformiste et adepte du mysticismeHamid Tahri, op.cit..
Biographie Né à Alger dans une famille d'origine turque, son père Ali Ben Abderrahmane Khodja, dernier muphti malékite d'Alger, attacha une grande importance à son éducation morale et religieuseAchour Cheurfi (2001), La Classe politique algérienne (de 1900 à nos jours), Dictionnaire biographique, Université de Michigan, p. 96, BENSMANIA Abdelhalim (1866-1933) Né à Alger dans une famille d'origine turque, son père Ali Ben Abderrahmane Khodja, dernier muphti malékite d'Alger, attacha une grande importance à son éducation morale et religieuse. Ce père officiait à Djemaâ Djedid après des études au Caire.
Abdelhalim Bensmaïa était un savant algérien précurseur du réformisme, et était un irréductible anti-assimilationniste, enfourchant fièrement son cheval. Il était influencé aussi par le cheikh Mohamed Abdou, le célèbre réformiste égyptien, qu'il a reçu à Alger au début du siècle, aux côtés du non moins célèbre cheikh Belkacem El Hafnaoui grand érudit, mufti d'Alger et qui eut comme disciples Abderrahmane Djilali, Mohamed Bencheneb, Baba Ameur et bien d'autres.
Abdelhalim Bensmaïa enseigne le droit musulman, la rhétorique et la logique à la Médersa Tsalibia (Thaâlibyya) à Alger à partir de son ouverture en 1896Abdelatif Sifaoui, « Le cheikh El Oqbi au Cerle du progrès/Sadek Sallem » , in: Le jeune musulman, 23 mai 2014. La medersa est installée en 1904 dans un nouveau bâtiment, toujours existant. En 1916 il échange sa chaire de rhétorique et de littérature arabe pour la chaire de théologie et d’exégèse coraniqueAlain Messaoudi, Les arabisants et la France coloniale. Annexes, ENS Éditions 2015 .
Il a personnifié le modèle du savant enseignant en accomplissant brillamment sa mission au sein de la Médersa-Tsalibia de concert avec d'autres maîtres de renom au cours des trois premières décennies du . Il se préoccupait également du sort de ses compatriotes, notamment lors de la période de la conscription en prévision de la Première Guerre mondiale.
Il était proche de l'émir Khaled et ses positions nationalistes étaient affichées lors de la célébration provocatrice du centenaire de la colonisation en 1930.
Honneurs Il est nommé officier de l'Instruction publique le et chevalier de la légion d'honneur le sa fiche à la Base Leonore
Notes et références
Bibliographie
Voir aussi Articles connexes Statut juridique des indigènes d'Algérie Droit musulman en Algérie coloniale Islam en Algérie Système juridique islamique
Liens externes
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