Beaussac est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Au , elle fusionne avec huit autres communes pour former la commune nouvelle de Mareuil en Périgord.

Géographie Généralités vignette|gauche|La vallée de la Nizonne au niveau du château d'Aucors.

Dans le quart nord-ouest du département de la Dordogne, la commune déléguée de Beaussac forme la partie nord-ouest de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord. Au nord-ouest, elle est limitrophe du département de la Charente. Elle s'étend sur . Elle est bordée au sud sur près de quatre kilomètres par la Lizonne, ici appelée Nizonne, qui sert de limite avec la commune déléguée de Puyrenier. Deux de ses affluents marquent également la limite territoriale : au sud-est le ruisseau de Beaussac avec la commune de Rudeau-Ladosse et au sud-ouest le ruisseau de Bretanges avec la commune déléguée des Graulges.

L'altitude minimale avec se trouve localisée à l'extrême sud-ouest, là où la Nizonne quitte la commune et sert de limite entre Les Graulges et Puyrenier. L'altitude maximale avec 224 ou Deux données contradictoires selon le Géoportail : sur la carte de l'Institut géographique national et 224 sur son ancien site. dans le nord-ouest au lieu-dit la Garde (ou Lagarde).. Sur le plan géologique, le sol se compose principalement de sables, argiles ou graviers pléistocènes et de calcaires du Crétacé, ainsi que d'alluvions holocènes dans les vallées de la Nizonne et des ruisseaux de Beaussac et de BretangesPatrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, , ..

Traversé par la route départementale 93, le bourg de Beaussac est situé, en distances orthodromiques, six kilomètres au nord-est du bourg de Mareuil et treize kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Nontron.

Le territoire communal est également desservi par la RD 87.

Communes limitrophes vignette|centre|redresse=1.8|Carte de Beaussac et des communes avoisinantes en 2016.

En 2016, année précédant la création de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord, Beaussac était limitrophe de huit autres communes dont trois dans le département de la Charente.

Milieux naturels et biodiversité Parc naturel La commune fait partie du parc naturel régional Périgord-LimousinParc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 26 octobre 2019. depuis la création de celui-ci en 1998Décret 98-150 du 9 mars 1998 sur Légifrance, consulté le 26 octobre 2019., adhésion renouvelée en 2011Décret 2011-998 du 24 août 2011 sur Légifrance, consulté le 26 octobre 2019..

ZNIEFF vignette|redresse|La Nizonne au pont du Râteau, en limite de Puyrenier (vue vers l'amont). vignette|La Nizonne au pont du Râteau, en limite de Puyrenier (vue vers l'aval).

Les vallées de la Nizonne et de ses affluents, les ruisseaux de Beaussac et de Bretanges, sont protégées dans leur traversée de la commune au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de « Vallée de la Nizonne » Vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 26 octobre 2019.Carte de localisation de la ZNIEFF 7720008181, INPN, consulté le 26 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ».</ref>.

Sa faune est constituée d'environ dont trente sont considérées comme déterminantes : vingt mammifères, dont la Loutre d'Europe (Lutra lutra), le Vison d'Europe (Mustela lutreola) et dix-huit espèces de chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin de Natterer (Myotis nattereri), la Noctule commune (Nyctalus noctula), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), l'Oreillard gris (Plecotus austriacus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; sept insectes dont quatre papillons : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), et trois libellules : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; deux amphibiens, la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; un reptile : la Cistude d'Europe (Emys orbicularis).

Sa flore est également constituée de plus de deux cents espèces de plantes, dont neuf sont considérées comme déterminantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa), le Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis).

Le « bois de Beaussac » est partagé entre les trois anciennes communes de Beaussac, Connezac et Hautefaye ; c'est une autre ZNIEFF de de près de qui associe également une petite partie dans le sud-ouest de Rudeau-Ladosse, et où pousse la Sabline des chaumes Bois de Beaussac, INPN, consulté le 26 octobre 2019.<ref>Carte de localisation de la ZNIEFF 720012864, INPN, consulté le 26 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos »..

La ZNIEFF de « Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle » présente des pelouses calcaires Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle, INPN, consulté le octobre 2019.Carte de localisation de la ZNIEFF 720020065, INPN, consulté le octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ».</ref> où s'épanouissent plus de dont plusieurs sont considérées comme déterminantes : la Cardoncelle (Carduncellus mitissimus), l'Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana), le Fumana à tiges retombantes (Fumana procumbens), l'Hélianthème blanc (Helianthemum canum), la Laîche humble (Carex humilis), l'Orpin de Nice (Sedum sediforme), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa) et le Thésium couché (Thesium humifusum), et dix-huit espèces d'orchidées terrestres : la Céphalanthère rouge Cephalanthera rubra, l'Homme-pendu (Orchis anthropophora), le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum), la Listère à feuilles ovales (Neottia ovata), l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), l'Orchis bouffon (Anacamptis morio), l'Orchis brûlé (Neotinea ustulata), l'Orchis guerrier (Orchis militaris), l'Orchis mâle (Orchis mascula), l'Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea), l'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), l'Orchis pourpre (Orchis purpurea), l'Ophrys abeille (Ophrys apifera), l'Ophrys araignée (Ophrys sphegodes), l'Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora), l'Ophrys brun (Ophrys fusca), l'Ophrys mouche (Ophrys insectifera) et la Platanthère à fleurs verdâtres (Platanthera chlorantha). Sur Beaussac, l'ensemble des coteaux de la Nizonne et du ruisseau de Beaussac concernés par cette ZNIEFF s'étend sur environ deux kilomètres carrés d'un seul tenant, à leur confluence.

Une mince bande d'environ , le long de la Nizonne et de la partie aval de son affluent le ruisseau de Beaussac, fait partie d'une autre ZNIEFF de « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » 720020064 - Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 720020064, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ». dans laquelle ont été recensées douze espèces déterminantes d'animaux : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), la Cistude (Emys orbicularis), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus), le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii), la Loutre d'Europe (Lutra lutra), la Rainette verte (Hyla arborea), le Triton marbré (Triturus marmoratus) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola), ainsi que cinq espèces déterminantes de plantes : la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), la Gentiane des marais (Gentiana pneumonanthe), le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), la Sagittaire à feuilles en flèche (Sagittaria sagittifolia) et l'Utriculaire citrine (Utricularia australis). Par ailleurs, espèces animales et espèces végétales y ont été répertoriées.

Natura 2000 La vallée de la Nizonne est aussi une zone Natura 2000 avec vingt espèces animales inscrites à l'annexe II de la directive habitats de l'Union européenne FR7200663 Vallée de la Nizonne, INPN, consulté le 26 octobre 2019.<ref>Carte de localisation de la zone Natura 2000 FR7200663, INPN, consulté le 26 octobre 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer à droite sur « Fonds de cartes », déplacer le curseur « Fond Cartographique » complètement sur la droite et barrer le curseur « Orthophotos ». : dix espèces de mammifères dont huit chauves-souris (Barbastelle d'Europe, Grand murin, Grand rhinolophe, Minioptère de Schreibers, Murin à oreilles échancrées, Murin de Bechstein, Petit murin et Petit rhinolophe), ainsi que la Loutre d'Europe et le Vison d'Europe (Mustela lutreola) ; parmi les insectes, le Damier de la succise (Euphydryas aurinia), plus six espèces déjà protégées dans la ZNIEFF du même nom, hormis l'Azuré de la croisette ; la tortue Cistude d'Europe ; le Chabot fluviatile (Cottus perifretum) et la Lamproie de Planer (Lampetra planeri).

Urbanisme Villages, hameaux et lieux-dits Outre le bourg de Beaussac proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits. :

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Boyzac au Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, , . dans un pouillé, puis Boysset (à lire Boyssec) en 1382Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, , ..

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Beaussat.. On trouve également Baussac en 1793 et à nouveau Beaussat en 1801.

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La forme occitane du nom de la commune est Le nom occitan des communes du Périgord - Baussat sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 septembre 2021.. L'étymologie est incertaine. Elle pourrait prendre son origine de « Boissat » qui vient du latin buxusatum (lieu où pousse le buis), mais aussi provenir d'un personnage gallo-roman Buccius auquel aurait été ajouté le suffixe -acum, signifiant alors le « domaine de Buccius », ou encore dériver du latin boscus suivi du suffixe -iacum, désignant un terrain boisé.

Histoire