Louis-Alexandre-Céleste, 7e duc d'Aumont, duc de Villequier (, Paris - , château de Villequier), est un général et homme politique français.
Biographie
Issu de la Maison d'Aumont, il est le fils de Louis Marie Augustin d'Aumont, duc d'Aumont, marquis de Villequier, pair de France, lieutenant-général des armées du Roi, premier gentilhomme de la Chambre du Roi, chevalier de ses ordres, et de son épouse, Victoire Félicité de Durfort Duras.
Il entre fort jeune dans les armées du roi, en 1752, il est lieutenant en second au régiment du Roi.
Il fait comme colonel au régiment des troupes boulonnaises les campagnes de la guerre de Sept Ans et la guerre d'indépendance américaine. Il est promu brigadier des armées du Roi en 1763, puis maréchal de camp en 1777 et lieutenant-général des armées du roi.
En 1770, il est admis aux Honneurs de la Cour.
En 1771, il achète en Picardie à Charles Alexis Brulart de Genlis, moyennant 1.6000.000 livres, le marquisat de Genlis, dont il obtient en 1774 l'érection en duché-pairie sous le nom de Villequier-Aumont.
En 1787, il vend le domaine de Piennes.
En 1789, il était gouverneur du Boulonnais et premier gentilhomme de la Chambre.
Le , il est élu député de la noblesse aux États généraux par la sénéchaussée de Boulogne-sur-Mer. Il se montre très hostile aux idées nouvelles, s'exprime en faveur de la vérification séparée des pouvoirs. Il rejoint la salle commune après l'ordre de Louis XVI, le . Il fait partie du comité des rapports. Il donne sa démission le , et est remplacé par Louis-Marie-Guy du Blaisel de Rieux.
Initiateur du mouvement surnommé « Chevaliers du poignard », dénoncé comme ayant facilité la fuite du roi à Varennes, il émigre en et devint l'un des agents les plus actifs des princes.
Il sert dans l'Armée des Princes et à la Bataille de Valmy.
Dans les Pays-Bas, tous les Français qui n'eurent pas de lui un certificat furent arrêtés.
Il se rend ensuite à Mittau, auprès de Louis XVIII, qui lui confie plusieurs missions de confiance, telle l'escorte de la princesse Marie-Thérèse, fille de Louis XVI, lors de son élargissement par la République, en 1795.
Il inspire, dit-on, à Louis XVIII la lettre que celui-ci adresse au général Bonaparte pour l'engager à replacer sur le trône la Maison de Bourbon.
En 1799, la mort sans descendance masculine de son frère ainé, Louis Marie d'Aumont, 6e duc d'Aumont, fait de lui, de droit, le 7e duc d'Aumont.
En 1802, les deux filles et seuls enfants qui lui restent de son second mariage sont autorisées à rentrer en France, en application de la loi d'amnistie des émigrés. L'année suivante, elles obtiennent du premier consul, qui souhaite se concilier les bonnes grâces de leur parent maternel Etienne André François de Paule de Fallot de Beaumont, évêque de Gand, la restitution du domaine de Villequier Aumont, placé sous séquestre par la République. Vers 1808, elles font reconstruire le château de Villequier-Aumont, qui sera détruit en 1917-1918.
Sa proximité avec Louis XVIII empêche le duc de Villequier de suivre ses filles et il ne regagne la France qu'en 1814. Il est nommé pair de France le , dès le début de la première Restauration, mais meurt deux mois plus tard.
Distinctions
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis (1770) ; chevalier des ordres du Roi (1784)
Mariage et descendance Il fut marié deux fois :
le avec Félicité Louise Le Tellier de Courtanvaux, dame d'honneur de Mesdames (1736 - ), fille de François César Le Tellier, marquis de Courtanvaux, duc de Doudeauville, grand d'Espagne, seigneur d'Ancy le Franc, et de Louise Antonine de Gontaut Biron. à Paris le avec Antoinette Marguerite Henriette de Mazade (1756 - Villequier-Aumont, ), fille de Guillaume de Mazade, seigneur de Saint Bresson, trésorier des Etats de Languedoc, et de Marie Antoinette de La Roche.
Dont, du premier mariage :
Victoire Félicité Françoise d'Aumont (Paris, - Paris, ) ; Louis-Marie-Céleste d'Aumont, duc de Piennes, puis 8e duc d'Aumont, lieutenant-général, Pair de France (Paris, - ), marié à Paris le avec Mélanie Charlotte de Rochechouart Faudoas ( - Paris, ) portrait peint par Elisabeth Vigée Le Brun, puis en 1792 avec Françoise Fortunée Pauline de Chauvigny. Dont postérité du premier mariage ;
Du second mariage :
Louise Antoinette Aglaé d'Aumont (Paris, - Paris, ), mariée le avec Alexandre de Sainte-Aldegonde, ancien émigré, nommé Pair de France le , dont postérité ; Jeanne Louise Constance d'Aumont ( - Paris, ), mariée le (le même jour que sa sœur) avec Charles Séraphin Joseph de Sainte Aldegonde, maréchal de camp, député de l'Aisne de 1815 à 1819 ; Louise Henriette Victorine d'Aumont (Paris, - Brunn, ) ; Emmanuel Louis Thérèse d'Aumont (Paris, - Linz, ).
Sources
Pages connexes Maison d'Aumont Famille Le Tellier de Louvois Villequier-Aumont
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Naissance en août 1736 Catégorie:Décès en août 1814 Catégorie:Général français du XVIIIe siècle Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Député français de la noblesse en 1789-1791 Catégorie:Émigré sous la Révolution française Catégorie:Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit Catégorie:Décès à 78 ans Catégorie:Décès dans la Seine-Inférieure Catégorie:Maison d'Aumont Catégorie:Cour de Louis XVI Catégorie:Duc d'Aumont Catégorie:Naissance dans la province d'Île-de-France