René Choppin, latinisé en , sieur d'Arnouville, né en à Le Bailleul et mort le à Paris, est un jurisconsulte français, avocat à la Cour au parlement de Paris, érudit et poète.
Biographie
René Choppin naît de l'an à Le Bailleul, près de La Flèche, en Anjou. Il est le fils aîné de François Choppin et de son épouse Renée née Coussin.
Il étudie à Paris puis à Angers. Il soutient sa thèse de droit civil et économique à Orléans en 1554. Avocat, il plaide pour la première fois à Angers à l'âge de dix-sept ans. Il devient ensuite avocat au parlement de Paris et, en , y plaide pour la première fois, devant la grand-chambre, contre Nicolas Duhamel, doyen des avocats. Poète, il compose , un poème en vers latin qui paraît en . Avocat du clergé, il plaide pour les chapitres de Saint-Vulfran d'Abbeville, Saint-Julien du Mans, Saint-Maurice d'Angers, Sainte-Croix d'Orléans et Saint-Pierre de Saint-Flour.
En , il épouse Marie Baron. Elle lui apporte, en dot, le château, terre et seigneurie d'Arnouville, en Beauce, un fief dont il acquerra la dernière portion le , dans le cadre de la succession de sa belle-mère.
En , paraît son premier traité : le (« Trois livres du domaine de la Couronne de France ») ; puis, l'année suivante, son traité : le (« Trois livres des privilèges des rustiques ») ; et, en , son troisième : le . En marque de sa reconnaissance, le roi Henri III l'anoblit.
En , il participe, avec son ami Étienne Pasquier, aux Grands Jours de Poitiers. En marge des Grands Jours, ils participent à une joute littéraire chez les dames Des Roches. En , paraîtra le recueil des poèmes composés à l'occasion paraîtra : la Puce de madame Des Roches ; il comprend un poème en vers latins de Choppin.
En , paraît son quatrième traité : le . Le de la même année, Angers lui en témoigne sa reconnaissance en le gratifiant du titre d' de la ville.
Il prend le parti de la Ligue et s'emploie, avec son épouse, au service du duc . En 1591, il prend la défense d'un bref de Grégoire XIV contre Henri IV. En 1592, Jean Hotman lui adresse une satire sanglante : Anti-Chopinus que le conseil fait condamner au bucher.
En , à l'entrée d'Henri IV dans Paris, Choppin est exilé. Mais le roi ne tarde pas à le rappeler et, la même année, Choppin fait son panégyrique.
En , il se retire à Cachan où, avec les profits de sa charge et de ses livres, il avait acheté une maison située près de l'hôtel d'Anjou. Il y achève son cinquième traité : le ; composé à la demande de Jean Séguier, il paraît en . Son épouse prétendant descendre d'Eudes Le Maire, il revendique le privilège de Chalo-Saint-Mars qui les excepterait des tailles, aides, subsides et autres droits perçus dans le royaume pour le compte du roi et de ses vassaux. Le , il fait vérifier ses droits ainsi que ceux de son épouse et de leurs enfants et, le suivant, obtient des Requêtes de l'Hôtel des lettres de garde-gardienne qui les déclarent tous privilégiés.
Son épouse meurt . Il meurt en , le d'après son épitaphe et Jean-Papire Masson, d'une suivant celui-ci ou d'une suivant Pierre de l'Estoile. Il est inhumé, aux côtés de son épouse, en l'église Saint-Benoît-le-Bétourné. Tous les avocats au parlement de Paris assistent, en habit de deuil, au service funèbre. Louis Dorléans compose, en honneur, seize épitaphes.
Œuvres alt=René Choppin d'Arnouville | Renatus Choppinus Jurisconsultus|vignette|René Choppin d'Arnouville | Inscriptions marques : Lettre : "Renatus Choppinus Jurisconsultus " | Cette estampe fait partie de la série de grands albums reliés contenant des portraits gravés et provenant du cabinet de gravures constitué par Louis-Philippe, duc d'Orléans puis roi des Français. La constitution des albums s'est étendue pendant plus de vingt-cinq ans et était conservée au Palais-Royal. Sur les 114 volumes dont on garde la trace, 75 sont aujourd'hui conservés à Versailles dont 65 seulement contiennent des gravures - près de 16 500. Les albums furent ensuite conservés au manoir d'Anjou, près de Bruxelles, dans la collection d'Henri d'Orléans comte de Paris, puis, lorsqu'en 1948 le prince et sa famille quittèrent la Belgique pour se fixer au Portugal, les volumes furent mis en vente publique à Bruxelles. A la demande de Charles Mauricheau-Beaupré, le comte de Paris accepta de retirer les volumes et les vendit au château de Versailles pour 1 200 000 Francs. Cf. Delalex Hélène, " La collection de portraits gravés de Louis-Philippe au château de Versailles ", Revue des Musées de France - Revue du Louvre, 2009. Fonds : Château de Versailles et de Trianon N°identification : INV.GRAV.LP 16.92.1 En droit coutumier, René Choppin est l'auteur de deux commentaires : le , sur la coutume d'Anjou, et le , sur la coutume de la prévôté et vicomté de Paris. Son nous est parvenu.
En droit domanial, il est l'auteur du , traité sur le domaine de la Couronne de France. Il en défend l'inaliénabilité, dont le principe a été énoncé par l'édit de Moulins de . Pour ce faire, il recourt à la métaphore dite du du roi et de la République, introduite par Lucas de Penna. Il associe l'inaliénabilité domaniale à l'inaliénabilité dotale, tirée de la figurant dans le Digeste et dans le Code. , , .
Voir aussi Articles connexes Charte Raymondine
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Notes et références
Catégorie:Naissance en mai 1537 Catégorie:Naissance en Anjou Catégorie:Décès en février 1606 Catégorie:Jurisconsulte français Catégorie:Personnalité liée à Cachan Catégorie:Décès à 68 ans Catégorie:Avocat français du XVIe siècle