La rue Bobillot, baptisée en hommage au sergent Jules Bobillot, est une voie du de Paris, dans le quartier de la Maison-Blanche.
Situation et accès Elle relie la place d'Italie à la place de Rungis, sur une longueur de .
Origine du nom La rue doit son nom à Jules Bobillot (né à Paris en 1860, décédé à Hanoï le ), d'abord journaliste, engagé à 20 ans au du génie. Sergent durant la guerre franco-chinoise, il se distingue par son courage au siège de Tuyen Quang où il est grièvement blessé. Décédé un mois plus tard à l'hôpital d'Hanoï, il devient rapidement un héros colonial, symbole du patriotisme promu par la Troisième République. Ses cendres ont été ramenées au cimetière Saint-Roch à Grenoble en 1966Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, édition 1982..
Son buste orne la place Paul-Verlaine, traversée par la rue Bobillot. Une première statue en bronze du sergent en tenue coloniale se trouvait sur le boulevard Voltaire, elle a été enlevée et fondue sous l'Occupation.
De nombreuses autres villes de France possèdent une rue à son nom, telles que Béziers, Cannes, Grenoble, Montreuil, Toulouse, etc.
Historique La rue Bobillot n'a été créée que lorsque la vallée de la Bièvre a été comblée, dans les dernières années du , notamment entre la place de Rungis et le nord de la rue de Tolbiac. Comme plusieurs autres rues du quartier, elle était destinée principalement à desservir la toute nouvelle gare de marchandises de la Glacière-Gentilly, sur la ligne de Petite Ceinture.. Elle fut construite en deux phases, d'abord en 1893 entre la place de Rungis et la rue de la Butte-aux-Cailles, puis en 1896 entre la rue de la Butte-aux-Cailles et la place d'Italie..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La place Paul-Verlaine, avec : la piscine de la Butte-aux-Cailles, une fontaine d'eau artésienne remise en état en 2001, les monuments au sergent Bobillot ainsi qu'au premier vol humain en montgolfière, le square Henri-Rousselle. L'église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles, au carrefour avec la rue de Tolbiac. Le square Paul-Grimault, au droit de la place de Rungis. : école maternelle. À cet emplacement était l’impasse Désirée au fond de laquelle fut créée la deuxième boucherie chevaline à Paris. Elle devint la plus importante de la capitale en 1914. : sur l'immeuble, une plaque de rue indique de façon erronée « Sergent d'infanterie de marine », alors que Jules Bobillot était sergent du génie, comme le mentionnent d'ailleurs les autres plaques de la rue. : groupe scolaire privé Saint-Vincent-de-Paul (école primaire, collège et lycée). L'origine de l'établissement remonte à 1858, quand les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul créent une école de filles« Un peu d’histoire », gs-svp.com, consulté le 22 août 2024..
: maison de Jean Boullet, artiste peintre. : , le réalisateur Paul Grimault y avait son atelier.. : ancien porte-enseigne sur la façade de l’immeuble. Lorsqu’un logement était vacant, le gardien, qui possédait différentes plaques correspondant à chaque appartement, glissait un panneau dans la grille annonçant la disponibilité. Jadis fréquents sur les immeubles locatifs, ce serait le dernier de ce type existant à Paris.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Bobillot, rue Bobillot