Niévroz est une commune française, située dans le département de l'Ain dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Bordée par le Rhône et ses disjonctions (le canal de Miribel débute à Niévroz, au barrage de Jons), elle se trouve à proximité immédiate du Grand Parc de Miribel-Jonage, dont une petite partie se trouve sur le territoire communal. Niévroz dépend de l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, appartient au canton de Miribel. Elle fait également partie de l'aire urbaine de Lyon.
Les habitants de Niévroz s'appellent les Nièvrants. ; certaines sources évoquent toutefois le gentilé de Niévrands.. Géographie Localisation La commune est située à 25 km au nord-est de Lyon et est limitée au sud par le Rhône.
Communes limitrophes
Relief et géologie L'altitude du territoire de la commune, située dans la plaine du Rhône, est quasiment uniforme, autour de ; à l'instar de Thil, sa proximité avec le fleuve, installe le village sur les alluvions fluvio-glaciaires.
Hydrographie Cours d'eau thumb|left|Carte du territoire communal mettant en évidence le passage du Rhône puis du canal de Miribel, au sud. thumb|Le Cottey à Niévroz.
Le Rhône coule sur le territoire de la commune et se scinde même en deux sur les deux territoires de Niévroz et de Jons au niveau du barrage de Jons. Le ruisseau du Cottey coule sur le territoire de la commune et se jette dans le canal de Miribel à Niévroz. au niveau du lieu-dit « la Baraque à Chaux ». (un ancien lieu de dépôt de chaux, par les péniches). On peut également citer la Luénaz, ancien affluent de la Sereine : en 1991, son cours a été canalisé et enterré. Le souvenir de ce cours d'eau persiste avec le Football Club Luenaz, club de football commun à Niévroz, Thil et La Boisse.
Dans le cadre du plan d'aménagement de l'Anneau Bleu, est envisagé la création d'une navette fluviale sur le canal de Miribel ; celle-ci rallierait Niévroz. Ce projet a d'ailleurs fait l'objet en 2011, d'un premier test d'exploitation d'une navette durant trois mois pour un transport total de plus de ..
Plans d'eau thumb|Vue du lac des Pyes.
Niévroz compte également six plans d'eau dont quatre sont situés dans d'anciennes carrières (artificielles) et deux sont naturels. :
le lac des Brotteaux situé aux Tuillières (hameau Niévroz limitrophe de Thil). C'est un lac artificiel ; le lac dit « des Communaux » (lac artificiel) ; le lac de pêche des Pyes (route du pont de Jons) est un ensemble de petits étangs artificiels. Il est envisagé de créer une zone naturelle autour de ce lac. ; l'ancien lac dit des Tuillières, le long de la ligne grande vitesse Combs-la-Ville à Saint-Louis qui traverse la commune. Ce lac a été remblayé dans les années 1990 ; le plan d'eau de La Grande Losne (au bois de Bianne) est un plan d'eau initialement naturel. Toutefois, il a été agrandi en 1976 ; la Reculée qui constitue un ancien bras du Rhône.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Colombier-Saugnieu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports thumb|Vue de la RD 61 au pont de Jons, photographiée depuis la rive Sud du Rhône, à Jons.
Niévroz est traversée par deux grands axes :
l'A432 qui franchit les canaux de Miribel et de Jonage grâce au viaduc de Miribel-Jonage de Niévroz à Jons ; la ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV) qui franchit les canaux de Miribel et de Jonage grâce à au viaduc de Miribel de Niévroz à Jons.
En termes de dessertes, le village est traversé par plusieurs routes départementales, en particulier la RD 61 qui traverse le Rhône, entre Niévroz et Jons, sur le pont de Jons.
À noter que Niévroz est directement concernée par le projet de contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise (CFAL) dont le tracé devrait concerner treize autres communes de la Côtière.. En effet, le tracé envisagé passe par le territoire de la commune. Ce projet rencontre une opposition manifeste de la population et des élus locaux..
Urbanisme Typologie Au , Niévroz est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,5 %), forêts (10,2 %), zones urbanisées (9,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,1 %), mines, décharges et chantiers (5,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,5 %), prairies (2,2 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
En plus du bourg, on peut citer deux hameaux de la commune : Les Tuillières (il existait une fabrique de tuiles à cet emplacement) et le hameau du Pont de Jons (qui s'est formé à la suite de la construction du barrage de Jons).
Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 491LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, ..
Parmi ces logements, 96,1 % étaient des résidences principales, 1,5 % des résidences secondaires et 2,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,1 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, ..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 92,5 % (comme en 1999)LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, ..
Toponymie thumb|Extrait d'une carte de la Bresse du , évoquant le toponyme Nieure (pour Niévroz).
L'évolution du toponyme est partiellement connue : Nevro en 1247 puis Nievro en 1405, Nyevroz en 1147, Nièvre en 1671 puis Niévroz depuis.
Par contre, le sens étymologique semble plus flou : en particulier en Bresse, le mot Nièvre désignerait une prairie en bord de cours d'eau ; s'opposent également les hypothèses celtique (issu de Neverus ou Norus relatifs à un culte païen d'une déesse des eaux) et gauloise (radical -Neboro relatif à l'eau courante).
Histoire Préhistoire et antiquité En 1984, fut découvert dans une tranchée au lieu-dit les Cancottes, un foyer incluant quelques céramiques.. La datation par le carbone 14 a permis d'associer cette découverte à l'Âge du fer.
Du Moyen Âge à la Révolution française Dès le , Niévroz et Balan forment une obédience dépendant de l'autorité religieuse lyonnaise. En 1187, cette obédience est sous la responsabilité du chanoine Bornon. Le territoire lui-même, dépend de la seigneurie de Montluel ; ainsi en 1317, Jean de Montluel possède les terres de Niévroz.
Le territoire accueillit également une petite seigneurie (et sa maison forte) : le plus ancien seigneur de La Cras semble être Jean de La Cras (dans les années 1285). Il semble avéré que cette seigneurie locale était inféodée au pouvoir des seigneurs de Montluel, au moins depuis le , ceci par Guy, seigneur de Montluel.
Par la suite, la seigneurie de La Cras passa en la possession de plusieurs familles : les Testus, la famille de Lyobard (), puis à famille de Gabriel de Briord, seigneur de la Serra en Bugey. Enfin en 1740, La Cras appartient à la famille de Montherot.
Du thumb|L'ancien pont suspendu de Jons, inauguré en 1904 et détruit en 1940.
Le voit, entre 1883 et 1885, la construction de l'église de l'Assomption de Niévroz sur les bases d'un édifice précédent (dont certains éléments furent conservés) qui fut endommagé en 1856, par un incendie. En 1903-1904, le petit pont existant qui permettait de franchir le Rhône est remplacé par un pont suspendu inauguré le .. Ce pont suspendu fut dynamité. au cours de la Bataille de France en 1940. Celui-ci fut remplacé par les Allemands, par un pont provisoire jusqu'en 1944, année de sa destruction. De 1944 à 1977, aucun pont ne traversait le Rhône à cet emplacement, les habitants utilisant d'autres moyens pour traverser le fleuve (en particulier, utilisation du barrage de Jons). Enfin, le pont actuel, dit « pont de Jons » a été inauguré en mai 1977.
En 2011, une fillette de cinq ans, habitant Niévroz, est enlevée quelques heures et agressée sexuellement par un individu alors sous suivi socio-judiciaire, cadre dont il ne respectait pas certaines règles (absences aux rendez-vous obligatoires).. Ce fait-divers a contribué à relancer le débat public sur la récidive, en particulier sur la mise en place du contrôle judiciaire..
Politique et administration Tendances politiques et résultats Le vote à Niévroz favorise le plus souvent la droite. Cette tendance semble confirmée par la plupart des consultations électorales récentes, locales et nationales.