Charles Frédéric Krahmer de Bichinajouté après 1815 (Korbach, - ) est un militaire néerlandais, officier d'artillerie.
Après avoir commencé sa carrière dans la Grande Armée de Napoléon Ier, il rejoint les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas à la suite de la création de ce dernier en 1814 et combat dès lors l'ancien Empereur français lors de la bataille de Waterloo en 1815.
Il est tué lors des Quatre Jours de Bruxelles, l'un des épisodes de la révolution belge.
Origines Il nait à Korbach, le , alors située dans la principauté de Waldeck-Pyrmont, un ancien état du Saint-Empire romain germanique.
Carrière militaire Armée française Il entre au d'artillerie en 1804 pour la République batave et sert dans l'Armée du nord sous les ordres du maréchal Mortier. Sous le commandement de Milhaud, à la bataille de Friedland, alors que sa batterie avait épuisé ses munitions, il continue seul à faire tonner son canon de 6 livres en se ravitaillant à une batterie voisine. Ce fait d'armes lui vaut la Légion d'honneur. Alors lieutenant il participe à l'attaque de Stralsund en . Quand que le Royaume de Hollande est intégré au Premier Empire français, il passe à l’artillerie à pied et est promu capitaine le . En 1813, il prend part à la campagne d'Allemagne et est fait prisonnier puis déporté en Hongrie, après la bataille de Dresde lors de la capitulation des troupes de la ville.
Armée néerlandaise
Il rejoint les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas où il devient commandant de la compagnie d'artillerie à cheval du . À ce titre, il est engagé contre les forces de Napoléon Bonaparte après son retour lors de l'épisode des Cent-Jours et, le , il participe à la bataille de Waterloo sous les ordres de David Chassé. Il prend la relève d'une batterie anglaise à côté de la ferme de la Haie Sainte et tire sur la Jeune Garde lorsqu'elle échoue à renverser les positions anglo-néerladaises. Il continue ensuite sa carrière militaire notamment par l'invasion de la France et va jusqu'à Paris. Il est ensuite nommé major.
En 1830, il est engagé avec son unité lors des Quatre Jours de Bruxelles, en vue de reprendre le contrôle de la ville après l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux et le déclenchement de la révolution belge. Il fait partie de la colonne dirigée par le général Jean-Victor Constant de Rebecque, qui entre par la porte de Schaerbeek au premier jour de l'attaque, le . Après être arrivés aux alentours du parc de Bruxelles, il reçoit l'ordre de s'emparer de la place Royale avec le lieutenant Sodenkamp qui dirige une section de hommes et plusieurs pièces d'artillerie. Ils sont pris sous le feu des volontaires belges retranchés dans les immeubles bordant la rue Royale et qui tirent depuis les fenêtres, touchant mortellement Charles Frédéric Krahmer.
Distinctions Ordre national de la Légion d'honneur : chevalier () ; Ordre militaire de Guillaume : chevalier, ;
Oeuvres
Il est l'auteur des paroles de la musique de l'artillerie à cheval Nous sommes tous de francs lurons.
Voir aussi Quatre Jours de Bruxelles
Notes et références
Catégorie:Naissance en juin 1787 Catégorie:Naissance à Korbach Catégorie:Général néerlandais Catégorie:Militaire du Premier Empire Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Décès en septembre 1830 Catégorie:Décès à Bruxelles Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Chef militaire néerlandais des guerres napoléoniennes Catégorie:Personnalité militaire de la bataille de Waterloo Catégorie:Militaire néerlandais du XIXe siècle Catégorie:Combattant du camp hollandais de la révolution de 1830 Catégorie:Décès lié à la révolution belge Catégorie:Militaire néerlandais mort au combat