Molain est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie Localisation

vignette|Source de la Selle. La Selle, affluent de l'Escaut, prend sa source à Molain.

La commune a sur son territoire un hameau important, la Haie Menneresse.

La rivière la Selle pourrait être la Sabis, près de laquelle s'est déroulée la bataille victorieuse de Jules César contre les Nerviens en 57 avant J.-C.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Selle ou Escaut, le fossé de Vaux-Andigny et Molain.

La Selle, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le canal de l'Escaut à Denain, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MolainLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Molain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,5 %), zones agricoles hétérogènes (19 %), prairies (17,5 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le village est cité pour la première fois sous l'appellation de Moylains en 1220 dans un cartulaire de l'abbaye de Foigny. Le nom variera encore ensuite de nombreuses fois en fonction des différents transcripteurs: Moslain, Molaing, Mollin-en-Cambrésis, Moulin-en-Cambrésis (grenier à sel de Guise) puis Moulins au sur la carte de Cassini et enfin l'orthographe actuelle Molain au ..

Du gaulois mediolanon.. attesté sous sa forme latinisée Mediolanum (avec passage régulier du -on en -um).. Molain et Molain (Jura) doivent leur nom au latin Médiolanum (la « plaine du milieu »).

Traditionnellement les linguistes et toponymistes attribuent à ce toponyme le sens de « [localité au] milieu de la plaine » ou « plaine du milieu ». sur la base du gaulois medio- (medios) « du milieu, central », apparenté directement au vieux breton med, met et par l'indo-européen au latin medius. Le second élément -lano- serait un mot *lanon non attesté en gaulois, mais reconstitué d'après le latin plānus « plat ».

L'historien français Henri Martin a suggéré dès le que Mediolanum pouvait signifier « centre de la région », identifiant ainsi un sanctuaire « central », c'est-à-dire un lieu de culte. et de nombreux chercheurs après lui considèrent cette théorie du comme exacte., avec la nuance toutefois de « centre sacré ».

Se limitant à la question du sens de Mediolanum, Christian-Joseph Guyonvarc'h l'attribue sans hésiter au vocabulaire religieux du celtique continental, et le rapproche du Medionemeton évoqué à propos du locus consecratus (lieu consacré) de Jules César : Medionemeton, Mediolanum, Vindolana et toutes les formations de ce genre ont désigné sans nul doute à l'origine un enclos ou une clairière, au moins un espace libre symbolisant le centre religieux et culturel de la peuplade gauloise, de la tribu ou de la cité. De plus, le second élément du nom, -lanum, peut être interprété comme une forme de lanos, « plein », avec le sens de « parfait, complet ». Le toponyme « indique selon toute apparence un endroit où pouvait se réaliser une espèce de plénitude religieuse, un centre de perfection ».

Histoire

Carte de Cassini vignette|gauche|200px|Carte de Cassini du secteur (vers 1750). La carte de Cassini montre qu'au , Molain est une paroisse située sur à la source de la rivière La Selle.A l'ouest, est figuré le hameau de la Haye Mandresse, qui s'appelle aujourd'hui la Haie Menneresse et qui a particularité d'être partagé entre quatre communes : Busigny, Molain, Saint-Souplet et Vaux-Andigny.A l'ouest, un moulin à vent en bois, aujourd'hui disparu, qui a probablement donné son nom au village, est représenté ; son histoire est évoquée dans le nom de la rue du Moulin en direction du hameau de La Haie Menneresse.

La ligne Busigny - Hirsonjournal des transports du 09 mai 1885. est mise en service le .

En 1896, une scramasaxe en fer de est découverte dans la propriété de monsieur Durville, datant de l'époque mérovingienne () (fig. 9 Collection Louis Théry à Lille)revue du nord année 1988 volume 70 . page 123. 173 Stéphane REVILLON). Des traces prouvent l'habitation aux temps mérovingiens par la découverte, en 1897, d'une nécropole à Chambrinon. Molain faisait partie du Cambrésis, de la subdélégation de Le Quesnoy, du diocèse de Cambrai, des châtellenies et doyenné rural du Cateau-Cambrésis.vignette|centre|Bijoux de ChambrinonC. Boulanger, 1902..

Le est découvert un vieux cimetière d'époque mérovingienne, placé derrière une chapelle. Une vingtaine de sépultures sont mises au jour. Des vases en terre noire, des boucles de ceinture en fer damasquiné, des colliers bagues et fibules sont également découvertsfouille LE LAURRAIN, collection BOULANGER.AMB Almanach MATOT BRAINE, 1898 page 100 ; 1899 page 108). Carte archéologique de la Gaule de Blaise PICHON page 312..

Le , la 30th division US s'empare de Molain et traverse la Selle (bataille de la Selle).

Seigneurs de Molain Avant la Révolution française, Molain est le siège d'une seigneurie.

Les derniers titulaires appartiennent à une famille originaire de Wallonie dont une branche s'établit à Douai et à Lille. Ils sont seigneurs de Molain mais n'y résident pas.

Albert Marie Philippe Théodore Hanecart (1731-1789), écuyer, seigneur de Molain, d'Irval (Marne), d'Ornury, nait à Douai en (baptisé le ). Il est le fils de Philippe François Hanecart (1697-1751), seigneur puis baron de Briffœil et de Wasmes, conseiller du roi puis président à mortier au Parlement de Flandres, et de Marie Claire Pédecœur, bourgeoise de Douai par achat. D'abord enseigne au régiment de Picardie le , il passe lieutenant le , achète la bourgeoisie de Lille le . Une ordonnance du l'inscrit au rôle des nobles de la Flandre française. Il meurt à Lille le , est enterré à Lambersart. Il épouse à Lille le Marie Rufine Joseph Lespagnol (1733-1786), dame du Petit-Quesnoy et du Burcq, fille de Charles, écuyer, conseiller pensionnaire (conseiller juridique) de Lille et d'Henriette Thérèse Libert, née à Lille en (baptisée le ), mort le . Pierre Marie Joseph Hanecart, fils d'Albert Marie Philippe Théodore, écuyer, est seigneur de Molain après son père. il nait à Lille en (baptisé le ). Il fait ses preuves de noblesse en même temps que son frère en 1782. Dernier seigneur de Molain, il ne laisse pas d'autres traces et sa destinée est inconnue.

Politique et administration Découpage territorial

La commune de Molain est membre de la communauté de communes Thiérache Sambre et Oise, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Guise. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vervins, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Guise pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la troisième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Administration municipale

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Démographie

Lieux et monuments vignette|Oratoire de Notre-Dame-de-Liesse. Calvaire : il est érigé en 1860. Chapelle Notre-Dame-de-l'Assomption : elle est érigée en 1860 détruite dans les années 50 et reconstruite à son emplacement actuel par l'abbé de WITTEla semaine du vermandois du 11 aout 1860.. Église de l'Assomption : lors de sa construction, dans les années 1930, l'architecte Charles Joray fait poser un carrelage au motif de svastika. Oratoire de Notre-Dame-de-Liesse : en dépit de son inscription effacée, la tradition orale consacre cet oratoire à Notre-Dame-de-Liesse. cet oratoire fut élevé fin par monsieur CUEUNIER en exécution d'un promesse faite à Notre-Dame de Liesse si sa fille guérissait d'une méningite (témoignage d'une institutrice contemporaine mademoiselle POYART).

Personnalités liées à la commune