Yann-Kel Kernaleguen (Jean-Michel Kernaleguen en français, Yann-Mikael Kernalegenn en breton), né le à Quimper et mort le à Dinéault, est un militant breton, membre du Front de Libération de la Bretagne.
Biographie
Famille et enfance Yann-Kel Kernaleguen naît le 6 mai 1954 à Quimper de parents eux-mêmes quimpérois et est élevé dans un milieu bretonnant. Son père, employé de bureau à l'hôpital Gourmelen à Quimper, a sonné au cercle celtique « Eostiged ar Stangala » et sa mère couturière y a pratiqué des danses traditionnelles.
Décès Il meurt dans l'explosion de sa bombe alors qu'il s'apprêtait à commettre un attentat contre le site militaire de Ti-Voujeret à Dinéault, dans la nuit du 29 au État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970.
Lionel Henry écrit dans son livre FLB-ARB que l'Lionel Henry, coauteur du livre FLB-ARB, 1966-2005, Yoran Embanner, 2006, sur le site des Peuples en Lutte.
Selon Thierry Vareilles, l'auteur de l'Encyclopédie du terrorisme international, Kernaleguen Thierry Vareilles, Encyclopédie du terrorisme international, L'Harmattan, 2001, p. 70, extrait en ligne.
Le , Yann-Kel est enterré à Quimper en présence de sympathisants.
Hommages Musique Plusieurs chansons furent écrites en son honneur : « Gwerz Ti Voujeret » (La complainte de Ti Voujeret) par Youenn Gwernig en 1976, « E dibenn miz Gwengolo » (Fin septembre) par Glenmor en 1977, chantée notamment par Andrea Ar Gouilh et Clarisse Lavanant (dans son album Je te souviens Glenmor) « Maro evit e bobl » (Mort pour son peuple) par Alan Stivell en 1977 « Kernaleguen » par le groupe Brann Vor
Écrits Il est qualifié par l'écrivain Yann Brekilien dans le quotidien français Le Monde de :« Yann Kel s'est conduit en héros, en chevalier. La Bretagne peut être fière de lui. Yann Kel, nous étions des centaines à pleurer quand ton cercueil recouvert du drapeau breton est descendu en terre, mais nous étions fiers de toi, nous le jurons, ton nom restera inscrit en lettre d'or dans l'histoire de ton pays ». Il est décrit par Per Denez en dans Armor Magazine comme le « Breton du Trentenaire »« Beaucoup de gens ont fait de grandes choses pendant cette période-là. Il serait possible de mentionner un grand nombre de noms. Celui auquel je pense le plus quant à moi est Jean-Michel Kernaleguen (Yann-Kêl Kernalegenn) même s'il n'a pas pu faire de grandes choses puisqu'il mourut dans sa prime jeunesse en Combattant pour la Bretagne ». Armor Magazine, mars 1999..
Manifestations En 1977, un an après les faits, le FLB revendiquait cinq attentats en indiquant que ces actions entraient dans le cadre de l'anniversaire de la mort de leur camaradeLes attentats du FLB, Front de Libération de la Bretagne, journal télévisé du 24 octobre 1977, archives Ina.fr. . En , le comité « Dalc’hit soñj eus Yann-Kel » (en français : «Souvenez-vous de Yann-Kel »), a été créé pour célébrer le de sa mortHommage à Yann-Kêl Kernalegenn, communiqué du comité Dalc’hit soñj eus Yann-Kel sur le site de l'Agence Bretagne Presse, 15 septembre 2006. . En , un hommage lui est rendu au cimetière de Kerfeunteun, 40 ans après sa disparition. En , la CFRB (coordination pour un front révolutionnaire breton) lui rend hommage en manifestant à Dinéault, 50 ans après sa disparition.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Front de libération de la Bretagne Chronologie des attentats attribués à l'Armée révolutionnaire bretonne Mouvement breton Nationalisme breton
Bibliographie
Alain Cabon et Erwan Chartier, Le dossier F.L.B., éditions Coop Breizh, 2006 Thierry Vareilles, Encyclopédie du terrorisme international, éditions l'Harmattan, 2001.
Catégorie:Personnalité du Front de libération de la Bretagne Catégorie:Naissance en mai 1954 Catégorie:Naissance à Quimper Catégorie:Décès en septembre 1976 Catégorie:Décès à Dinéault Catégorie:Décès à 22 ans Catégorie:Syndicaliste français du XXe siècle Catégorie:Syndicaliste de la CFDT