L'Appel du , lancé par la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (CCIJP), a été le temps fort de la réflexion sur la déontologie du journalisme en France. Histoire Habituellement discrète sur ses travaux, la CCIJP a lancé l'appel du , en réaction aux « dérapages » commis par certains médias envoyant des reporters embarqués par l'armée américaine, pour la couverture de la guerre du Golfe, qui transformaient les reportages en propagande de guerre. Cette réaction, une « première » dans l'histoire de la CCIJP, est survenue juste après « l'affaire PPDA », qui avait violé la déontologie du journalisme en proposant une interview truquée de Fidel Castro. Le trucage, démontré en par le magazine Télérama puis par le journaliste Pierre Carles , , consistait à monter l'interview pour faire croire que Patrick Poivre d'Arvor s'entretient avec le leader cubain alors que les « réponses » aux questions - posées en fait par d'autres journalistes, notamment l'Argentine Claudia Nye - ne sont que des extraits d'une conférence de presse de Castro.

Quelques jours plus tard, la commission a adopté à l’unanimité un communiqué déclarant que , elle appelle ses quelque ayants droit à la plus grande vigilance. , affirme le texteBiographie de Claude Durieux, Le Maitron..

Cet appel suscita la critique d’un certain nombre de patrons de presse, dont celle de Jean Miot, directeur délégué du Figaro et président du Syndicat de la presse parisienne (SPP). Les huit élus des patrons de presse à la commission de la carte avaient pourtant voté l'appel du . Les huit élus journalistes, appartenant à trois syndicats unis pour l'occasion, (4 élus du SNJ, 2 élus du Syndicat national des journalistes CGT et 2 élus de l'Union syndicale des journalistes CFDT) menaçaient en effet de lancer un appel séparé, sans les représentants des employeurs.

La carte de presse en France avait été créée par la Loi Brachard, votée à l'unanimité en 1935 après plusieurs scandales de presse, parmi lesquels l'affaire Arthur Raffalovitch. Le statut de journaliste professionnel est délivré par la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (CCIJP), créée par un décret d'application de la Loi Brachard, où siègent 8 journalistes élus à bulletins secrets et 8 représentants des employeurs.

Notes et références

Voir aussi Journalisme Éthique déontologique Indépendance des rédactions Fuite d'information Scandales journalistiques Charte de Munich

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