Le château de la Sorinière est un château situé à Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire).

Localisation Le château est situé à environ à l'est de Chemillé.

Description Parmi ses derniers trésors, Chemillé conserve encore des ruines de la collégiale Saint-Léonard qui a été incendiée en 1794 par les colonnes infernales ayant ravagé la Vendée militaire. La Sorinière garde aussi encore debout un château des plus anciens qui conserve notamment une grosse tour, les douves, le pont-levis et sa herse médiévale.

Depuis 1921, la chapelle du château de la Sorinière est classée au titre des monuments historiques pour ses peintures murales. Ce monument, construit au par la famille du Verdier, renferme en son intérieur des peintures à la détrempe qui figurent parmi les œuvres les plus artistiques que le a pu léguer à l'Anjou : la Nativité, l'Adoration des Mages, Saint ChristopheAu domaine du patrimoine, le n°11 - Les Cahiers des Mauges est l'occasion de pénétrer à l'intérieur de la chapelle de la Sorinière, fermée au public..

Historique thumb|upright=0.8|Église Saint-Pierre de Chemillé (Maine-et-Loire). thumb|upright=0.8|D'Elbée protégeant les prisonniers républicains après la bataille de Chemillé. thumb|upright=0.8|D'Elbée s'adressant aux vendéens en 1794 - Arrêt et exécution des dames Du Verdier.

Le château de la Sorinière, en partie incendié pendant la guerre de Vendée, est connu dès 1246 (sous le nom de « terra de la Sorinère »).

Marie de Pierres, épouse de François de Brie est la première dame de la Sorinière relevée vers 1450. Quatre générations après, le château passe à René d'Escoublant (1598-1634), époux de Catherine Jousseaume, par la mère de René : Renée de Brie épouse Michel d'Escoublant. C'est leur fille Marie d'Escoublant qui apporte la terre de la Sorinière à François du Verdier de La Sorinière, en 1669.

Trois autres générations plus tard on trouve Claude François du Verdier de La Sorinière (1701-1784), président de l'Académie d'Angers.

Lors de la Révolution, une de ses filles, Rosalie du Verdier de La Sorinière, bénédictine au Calvaire d'Angers et sa belle-fille Marie de la Dive, veuve d'Henri-François-Esprit-Sophie du Verdier de la Sorinière (1725-1790), réfugiées au Longeron, sont arrêtées le et guillotinées place du Ralliement, à Angers, les 26 et . , veuve depuis , n'avait pas voulu émigrer ni passer la Loire. Elle était revenue avec ses deux filles (Catherine et Marie-Louise) au Longeron. C’est en que vint les rejoindre sa belle-sœur, religieuse.

Si la famille du Verdier de la Sorinière a été très éprouvée par la Révolution, celle de ses métayers l'a été égalementLes registres de l'état civil de Chemillé en date du relèvent les noms de huit victimes pour la famille Rochard présente ce jour dans la ferme.. Précédant les exécutions de Melay le , la Colonne Infernale de Crouzat arrive la veille à Chemillé, après avoir mis le feu aux bourgs de Gonnord, de Joué et d'Étiau et à quatre châteaux des environs de la Sorinière. Cinq enfants en bas âge, de la famille Rochard présente sur le lieu, sont massacrés avec leurs deux mères, Jeanne et Marie Dailleux. Ce même jour , à la dite métairie de la Sorinière, attenante au château, auquel est alors aussi mis le feu, disparaît ainsi le grand-père paternel, François Rochard (69 ans), veuf de Jeanne Mussault. Jean-Louis Rochard (5 ans), est laissé pour mort. Selon le chirurgien Thibault, il a : . Il est le seul survivant de la Sorinière ce jour-là.

Deux filles de François du Verdier de la Sorinière et de Marie de la Dive, Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, arrêtées au Longeron en même temps que leur mère et leur tante, religieuse, sont elles fusillées au Champ-des-Martyrs d'Avrillé le pour leur attachement au catholicisme.

Dans la nef gauche, de l'église de Saint-Pierre de Chemillé, à la hauteur de l'autel, sous le vitrail principal sur d'Elbée et des Vendéens, on trouve trois scènes relatives à la mémoire des dames de la Sorinière en 1794 : arrestation au Longeron, échafaud place du Ralliement à Angers et fusillade à Avrillé.

Neveu, fils et frère des quatre dames de la Sorinière, canonisées en 1984, Henri du Verdier (1767-1793), chef de l'armée catholique et royale est guillotiné le à SaumurDans l'Anjou historique, année 1905-1906, guillotiné à Saumur (pages 260-277), l'historien François Constant Uzureau, retranscrit des détails sur l'arrestation, le procès et la mort d'Henri-Charles-Gaspard du Verdier de la Sorinière ; malgré ses allégations il restera considéré et jugé comme étant l’un des chefs de l'armée catholique et royale.. Il est dit être l'un des vainqueurs de la bataille du Pont Barré.

Seul survivant de cette fratrie en cette période troublée : Louis Pierre Duverdier de la Sorinière (1757-1841), qui avait émigré pendant la Révolution, est à l'origine des branches contemporaines.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie

. . . Simon Gruget (abbé), « Les fusillades du Champ des Martyrs », mémoire rédigé en 1816, Revue de l’Anjou, t.25-26, 1892-1893 (réédition 2003), 131 p.

Article connexe Liste des monuments historiques de Maine-et-Loire

Liens externes

Chemillé, massacre autour du , à la Sorinière. ; Bienheureuse Rosalie du Verdier de la Sorinière ; Bienheureuse Marie de La Dive ; Martyrs de la Révolution française (✝ 1794) ; Généalogie Famille du Verdier de la Sorinière ; Origines famille Rochard.

La Soriniere Catégorie:Chemillé-en-Anjou Catégorie:Monument historique classé en 1921