Le interarmes d’outre-mer () est un régiment des troupes de marine de l'Armée française, en garnison en république de Haute-Volta. Créé comme groupe mobile de l'Afrique-Occidentale française pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient après-guerre un détachement motorisé autonome puis un régiment interarmes en 1957.

Création et différentes dénominations : création du groupe mobile colonial d'AOF : renommé groupe mobile du centre AOF : devient détachement motorisé autonome (DMA ) : devient colonial interarmes () : renommé interarmes d’outre-mer : dissolution

Historique Seconde Guerre mondiale Le , un groupe mobile est constitué au sein de l'Armée d'armistice, fidèle au régime de Vichy, pour faire face à l'Afrique française libre ralliée au général de Gaulle. Le groupe mobile, principalement stationné à Ouagadougou mais réparti en Haute-Côte d'Ivoire (ex-Haute-Volta) et au Soudan français, est la seule unité française de la région dotée de véhicules motorisés. Le groupe mobile est structuré par le de chasseurs d'Afrique, formé en au Maroc sous le nom de autonome de chasseurs d'Afrique, et installé à Ségou (poste de commandement), Dosso, Bobo-Dioulasso, Bamako, Kayes et Sikoro. Les cavaliers et leurs automitrailleuses (Berliet VUDB et Laffly S15TOE) sont renforcés par le régiment porté de tirailleurs sénégalais.

De 1946 à 1957 En , le groupe mobile est renommé groupe mobile du centre AOF. Il prend le nom de détachement motorisé autonome le , stationné à Bobo-Dioulasso.

Un DMA compte alors en théorie et , répartis dans une compagnie de commandement, un bataillon d'infanterie portée, un escadron de reconnaissance blindé, une batterie d'artillerie tractée, une compagnie du génie, un détachement de transmissions, une compagnie de transport, un escadron de réparation, une compagnie de ramassage sanitaire, un élément de ravitaillement et un peloton d'observation aérienne. Le peloton d'observation aérienne, équipé de quatre avions Morane 500, est créé le et stationne sur la base aérienne 162 Bamako. L'escadron de reconnaissance, équipé d'automitrailleuses Panhard 178B, est le colonial de marche, formé en par le régiment colonial de chasseurs de chars et qui opère en Tunisie jusqu'en octobre. L'infanterie portée est notamment équipée d'Universal Carrier et de M3 Scout Car.

En 1951, le sous-groupement de la Haute-Volta (ex-bataillon autonome de Haute-Volta) fusionne dans le DMA. En octobre, le DMA est réorganisé : il est maintenant constitué avec un groupe mobile d'intervention et un centre d'instruction. Le détachement de transmissions est dissous et la compagnie de transport fusionne dans la batterie d'artillerie qui devient une unité mixte d'artillerie et de transport. Le centre d'instruction est installé à Ouagadougou et compte une compagnie de commandement, trois compagnies d'instruction, une batterie d'instruction et un centre d'instruction automobile.

Le DMA est plus tard réorganisé avec un sous-groupement léger aérotransportable et un sous-groupement lourd non aérotransportable (l'état-major lui-même devenant aérotransportable).

Le centre d'instruction du DMA reforme en le bataillon autonome de Haute-Volta à Ouagadougou.

De 1957 à 1962 Le colonial interarmes est créé à Ouagadougou le . Il participe à l'opération Écouvillon en Mauritanie et au Rio de Oro (fin janvier à ).

Il est renommé interarmes d’outre-mer le , en garnison à Bobo-Dioulasso. Il opère contre l'UPC dans la guerre du Cameroun, par exemple dans l'opération Charlie qui vise en à dégager Dschang (les rebelles contournent la colonne française et attaque la ville) ou dans l'opération Golf en à Bangang (56 tués, qui pourraient être des civils exécutés).

Le est finalement dissous le .

Drapeau vignette|Dessin du revers du drapeau du régiment. Le drapeau du reprend les inscriptions du de tirailleurs sénégalais :

Soudan 1890 Dahomey 1892 Côte-d'Ivoire 1893-1895 Madagascar 1895 Congo 1900 Tchad 1900 Maroc 1908-1918-1925-1926 Si le et le conservent les traditions du , le DMA conservaient celles du RTS.

Insigne L'insigne du DMA , homologué G.906 en , présente une ancre brochée d’une antilope (ou une biche) rouge, le tout sur une roue dentée verte. L'antilope/biche symbole la vitesse et la roue la motorisation. L'organeau de l'ancre forme le numéro 2.

L'insigne du reprend cet insigne, en changeant simplement le sigle.

Personnalités ayant servi au sein de l'unité Noukoun Kone, compagnon de la Libération, au DMA en 1947, Saye Zerbo, président de la Haute-Volta de 1980 à 1982, au DMA de 1954 à 1956. Augustin Bourrat, compagnon de la Libération, chef de corps du de 1958 à 1960.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste des unités de tirailleurs sénégalais Liste des unités des troupes de marine françaises

Interarmes d'outre-mer, 28 Régiment interarmes d'outre-mer, 28 Interarmes d'outre-mer, 28 Interarmes d'outre-mer, 28 Régiment interarmes d'outre-mer, 28